mercredi, 18 février 2009

Lettre de Robert Grossmann à Roland RIES

Strasbourg, le 18 février 2009

 

Monsieur le Maire,

 

Je me suis permis de vous adresser deux courriers, l’un daté du 4 février et l’autre du 9 février pour vous faire part du caractère inadmissible des propos de M. EL HAMDANI qui, à deux reprises, a dit « il faut importer le conflit ».

 

Dans votre réponse du 5 février, vous affirmez : « Mustapha EL HAMDANI, conseiller municipal du groupe des Verts, n’a pas parlé de la nécessité d’importer le conflit israélo-palestinien en France, mais d’importer le débat lié à ce conflit. »

 

Nous ne partageons pas votre libre interprétation des propos de M. EL HAMDANI mais nous notons qu’à aucun moment ce dernier n’a tenu à retirer ses propos et, curieusement, c’est vous qui vous faites son avocat.

 

Faut-il que nous demandions la bande sonore des débats ? Faudrait-il que nous la fassions expertiser ?

 

Nous ne comprenons pas pour quelle raison vous tenez à minimiser l’extrême gravité de l’appel à « importer le conflit » alors que Mme Huguette DREIKAUS, pour des propos infiniment moins conséquents, s’était immédiatement excusée devant la bronca des troupes socialistes.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations les meilleures.

 

 

Robert Grossmann

samedi, 14 février 2009

Gestion RIES-BIGOT

Où en sommes nous en Communauté urbaine de Strasbourg  après 10 mois de gestion Bigot-Ries ?



rg.jpgConseil de CUS du 13 février 2009

Intervention de Robert Grossmann

 

Je souhaiterais m’adresser au tandem Bigot Ries à propos de ses méthodes et sur les projets que la méthode induit.

La méthode d’abord. Vous avez engagé vos mandats en célébrant à coup de dithyrambes la démocratie participative dont vous alliez quotidiennement abreuver nos concitoyens.

Rien ne serait plus jamais pensé, imaginé, réalisé dans notre agglomération sans des torrents de concertation de consultations, d’échanges, bref c’était tout juste si vous ne démissionniez pas symboliquement pour installer à vos places l’ensemble de nos concitoyens au moyen de consultations quotidiennes.

Tout cela avait été proclamé dans la plus désolante vacuité.

Pas le moindre projet à offrir au débat participatif.

Or voilà qu’enfin des projets surgissent dans la presse descendus du 9ième étage sans la moindre consultation de quiconque à plus forte raison sans débat de votre conseil de CUS.

Le tram vers Kehl, décidé !

L’Eurostadium à Eckbolsheim décidé !

L’annihilation du Parc des expositions décidé !

Permettez moi par conséquent d’évoquer ces décisions et de les commenter c’est bien la moindre des choses.

La ligne tram vers Kehl

Pour commencer le tram vers Kehl qui serait donc le prochain grand chantier.

Nous parlons bien de « votre moteur d’urbanisation » tel que l’énorme titre des DNA de ce jour qualifie et définit votre projet, n’est ce pas ?

Eh bien nous estimons que cette ligne n’est de loin pas prioritaire.

Si nous n’y sommes pas opposés, la manière nerveuse  et stressée avec laquelle vous annoncez cette ligne Eurodistrict, est suspecte et va à l’encontre d’une grande majorité d’habitants de notre agglomération.

Vous sacrifiez à un symbole au détriment d’une réalité.

La réalité c’est quelques 16.000 habitants à Koenigshoffen et autant, au moins, à la Robertsau, qui est une ligne amorcée et dont la première petite tranche avait besoin de la seconde pour être pleinement efficiente et rendre les services que l’on attend d’un tram.

A Koenigshoffen et dans les communes qui y sont voisines, tous les habitants réclament le tram et l’attendent avec grande impatience, pareil à la Robertsau.

A qui profite donc cette ligne vers Kehl, la plus couteuse de toutes, compte tenu du no mans land et des bassins d’eau à franchir ? Quelle était son urgence pour les strasbourgeois ?

Rien n’a été débattu, rien n’a fait l’objet d’une amorce d’un soupçon de démocratie participative laquelle est jetée aux orties.

Nous sommes donc contraints de faire cet étonnant constat : deux autocrates régentent notre agglomération !

 

 

L’affaire de l’Eurostadium est révélatrice de votre manière de diriger la ville et la CUS.

C’est par la presse que nous avons appris que vous accédiez à la demande du groupement Hammerson-Racing de lui proposer, pour la création d’un stade de football, le terrain situé sur le banc d’Eckbolsheim qui était destiné à accueillir un parc des expositions moderne et répondant aux exigences du XXIième siècle.

Cette annonce dans la presse procède d’une décision unilatérale anthologique et emblématique de votre tandem. Je le répète, « au panier » la démocratie participative !

Sur quelles analyses précises est fondée votre décision ? Nous n’en savons rien.

Vous n’avez rien expliqué du tout à votre conseil qui est devant le fait accompli.

Certes vous nous avez proposé de débattre avec M.Ginestet, président du Racing, et avec le groupe Hammerson. Mais qu’en est-il sorti comme ligne directrice ? Que rien ne serait définitif, qu’on ne sait pas où on va, mais qu’on y va.

 

Mais ce matin une pleine page dans mon quotidien m’a mis de bonne humeur pour ne pas dire que j’ai failli m’étouffer de rire.

Car le délire se déchaine.

Maintenant nous n’avons plus droit à un stade mais à

·        un « site (je cite) olympique permanent »

·        une piscine de 50 mètres avec une fosse…

·        une école de management du sport,

·        un centre de formation d’arbitres pour les différents sports car il semble évidents qu’il s’arbitrent tous de la même manière, le basket, le hand, le foot, le rugby, le tennis le judo j’en passe. On rêve.

Ce n’est pas tout, le meilleur est à venir maintenant :

·        un gymnase de 1000 à 10.000 spectateurs. (On ferme le Rhénus parce que c’est nous qui l’avons réalisé ???)

Le tout, nous dit monsieur Oehler, doit être financé par des fonds privés ou européens, fermez le ban !

Après le fou rire c’est plutôt un inquiétant sentiment de consternation qui s’empare de chaque lecteur de bon sens.

Le père Noël, désolé de vous l’apprendre, est un beau mythe pour enfants, mais c’est un mythe. Il n’existe pas…

Sentiment d’inquiétude car c’est un adjoint au maire qui a procédé à ces annonces qui sont totalement fantaisistes et ne reposent sur aucune étude mais sur une méconnaissance totale de qu’est le fonctionnement du sport. Or un adjoint au maire est sensé être responsable et tenir des propos responsables.

Messieurs Bigot-Ries pouvez vous confirmer ces annonces et ce programme et nous donner des dates de mise en œuvre ?

 

De vos annonce sur l’Eurostadium nous pouvons établir plusieurs conclusions : le Parc Expo dont les travaux préalables avaient été engagés … au Wacken :  déménagement du sade Tivoli, ligne de tram traversant l’ancienne foire, à Eckbolsheim : parking destiné aussi bien au Zénith qu’au PEX, études précises tant sur des projets Wacken que pour l’entrée l’ouest … bref, le parc expo ne serait pas réalisé, à Eckbolsheim.

 

L’ouest de l’agglomération, Hautepierre et les communes voisines

Aucune raison objective et rationnelle ne conduisait à supprimer ce projet de Parc des xpositions à l’ouest de l’agglomération. D’autant moins que l’argument de la desserte routière et de la circulation se trouve balayé par les études de Hammerson qui notent « une excellente desserte routière »  dans leurs arguments en faveur de l’Eurostadium, à plus forte raison donc pour le PEX.

Le fait même de vouloir installer à cet endroit un stade de 43.000 places, que l’on espère remplir, et plus de 70.000 mètre carrés de commerces ou d’autres activités, et en plus site olympique permanent unique au monde, tout cela générerait des flux de circulation d’une fréquence et d’une intensité sans commune mesure avec un PEX,

 Il est tout à fait évident, sans besoin de recourir à des cabinets d’experts que les matchs du Racing d’une part, les entrainements quotidiens de l’équipe, les commerces d’autre part attirerait là une circulation tout à fait insupportable.

 

J’ajoute qu’un parc des exposition moderne, bien agencé, répondant aux exigence du monde économique d’aujourd’hui est une nécessité pour une agglomération qui veut tenir son rang en Europe par rapport à d’autres agglomérations rhénanes ou plus lointaines.

Un tel équipement serait aussi un véritable levier, un moteur pour notre économie locale qu’il hisserait mieux encore à un niveau international. Un PEX moderne pousserait nos entreprises et nos commerces à avancer en les dopant et ils trouveraient dans un tel outil moderne un vrai moyen de progresser.

Un tel Parc des expositions attirerait aussi des salons et des manifestations économiques ou culturelles qui aujourd’hui évitent nos installations d’expositions obsolètes.

 

Un non sens urbanistique, le gâchis du Wacken

Laisser cet équipement au Wacken, même en tentant de le moderniser, est un non sens urbanistique aussi bien qu’économique. L’actuelle foire a été implantée à cet endroit il y plus de 75 ans au moment où le Wacken était la campagne aux limites de la ville. Prés, champs, bras de l’Ill le caractérisait.

Maintenir un parc des expositions à 50 mètres du Parlement Européen, à quelques pas de la cité Ungemach, entre les quartiers nord de plus en plus denses et le centre ville est une erreur historique. C’est aussi, en 2009,  une vraie gène pour tous.

 

Vous ratez donc, pour ne pas dire vous gâchez et sabotez le site de Wacken.

Ce site est destiné et tout désigné pour la création d’un nouveau morceau de ville tourné vers le futur.

Des plans masse très clairs et très éloquents existent à ce sujet, montrant tout ce que ce site recelait en possibilités urbanistiques.

 

Derrière le Tivoli une rue était prévue, conduisant vers le canal où se trouve un croisement aquatique unique et d’un romantisme absolu qui est aujourd’hui soustrait aux habitants par la foire actuelle. Installer là un grand immeuble en hauteur, soit un hôtel, soit des habitations, constituerait une exceptionnelle valorisation de ce site. D’autres immeubles borderaient cette la rue vers l’eau et, à l’est, une passerelle relierait la piscine et ses parkings au Rhénus sport dont il faut parachever la finition aussi bien que les destinations.

Ce hall doit être rhabillé et esthétisé en son extérieur et les esplanades qui le relient au parlement européen conduiraient aussi vers cette maison de l’Europe vivante que chacun rêve depuis des décennies, sans compter que la cité judiciaire aurait tout naturellement sa place au Wacken.

 

Des décisions sans nul doute exclusivement « politiciennes »

En définitive, vous ne m’enlèverez pas de l‘esprit, malgré vos protestations, que les pistes que vous tracez n’ont qu’un seul but : annihiler les projets de vos prédécesseurs pour inscrire votre trace à vous, en l’espèce marque de l’immobilisme, de l’inertie et de la régression et dores et déjà totalement décrédibilisée par les annonce folles de M. Oehler .

 

Ou bien nos projets étaient bons et vous devriez avoir l’honnêteté et l’humilité de le reconnaître et si vous les réalisez cela vous sera crédité et ce sera à votre bénéfice. Ou bien ils étaient mauvais et il faudra le démontrer de manière argumentée.

En conclusion votre marque de fabrique, annoncée urbi et orbi c’était la démocratie participative, nous venons de voir de manière spectaculaire qu’il ne s’agit là que d’une supercherie car ni pour le tram à Kehl, ni pour l’arrêt du projet PEX, ni pour l’Eurostadium, ni pour le site olympique mondial et permanent, ni pour le stade de la Meinau, ni pour le site du Wacken vous n’avez procédé à la moindre consultation, au moindre débat vous n’avez fait participer personne.

Votre vraie marque de fabrique qui se déduit de ces exemples si marquants, c’est le mépris, mépris de la population riveraine de ces annonces d’équipements, mépris de votre opposition et comble de l’ironie mépris de vos propres conseillers ceux de la base.

Vous affichez une placidité avenante, en tous les cas Roland Ries alors que M. Bigot est d’une agressivité et d’un autoritarisme permanents pour masquer le réel dédain que vous témoignez à vos concitoyens que vous gogoïsez !

Votre amateurisme est en effet consternant et désolant.

Messieurs du tandem vous jetez l’agglomération dans l’inquiétude avec un souverain mépris.

mercredi, 11 février 2009

Une vision urbanistique myope

Le tandem Bigot-Ries pointe un peu plus le bout de son nez concernant ses ambitions pour notre agglomération : tristes perspectives !
Tant par rapport aux méthodes que pour le fond.

Nous sommes contraints de faire cet étonnant constat : deux autocrates régentent notre agglomération !
Sans la moindre concertation, la démocratie participative jetée aux orties, Bigot-Ries viennent d’annoncer depuis l’espace secret de leur bureau que l’Eurostadium serait implanté à Eckbolsheim. Circulez y a plus rien à discuter.
Lourdes conséquences et gâchis assuré : plus de parc des exposition moderne à l’ouest de Strasbourg, plus de projet urbanistique européen et novateur au Wacken !
Deux erreurs urbanistiques historiques fruit d’une réflexion plate, d’une politique « petits bras » et d’une vision dont la trajectoire s’arrête au bout de ce nez qu’ils viennent de pointer.
Seconde décision descendue du 9ème étage : le tram vers Kehl serait le prochain grand chantier. Tant pis pour Koenigshoffen qui l’attend avec grande impatience, tant pis pour la Robertsau dont la première petite tranche avait besoin de la seconde pour être pleinement efficiente et rendre les services que l’on attend d’un tram.
A qui profite donc cette voie tram, la plus couteuse de toutes, compte tenu du no mans land et des bassins d’eau à franchir ? Quelle était son urgence pour les strasbourgeois ?

On ne discerne aujourd’hui aucun souffle dans ce qui est vision urbanistique myope.
Les décisions unilatérales prise au mépris de la moindre concertation donnent l’impression d’une politique petits bras.
Il ne semble pas possible de ne pas se souvenir d’André Tardieu homme politique éminent de la troisième république qui évoquait « la politique du chien crevé qui suit le fil de l’eau »

robert grossmann.jpg


Robert GROSSMANN

mardi, 03 février 2009

Pourquoi nous ne sommes par pour le « conseil consultatif des étrangers », sauce socialiste

Intervention de Robert Grossmann lors du conseil municipal de Strasbourg du 2 février 2009

robert grossmann.jpgMonsieur le Maire,

Le projet que vous soumettez aujourd’hui à notre conseil ne s’inscrit pas dans une vision de société moderne, ouverte et accueillante. Il semble plutôt constituer un nouveau sacrifice aux dogmes figés d’un socialisme conservateur, incapable de se renouveler et de vivre avec son temps.

La création d’un conseil des étrangers est un à la fois un archaïsme et une fiction sur une toile de fond qui est la volonté permanente de créer des effets d’annonces.

En effet, et cela me semble être une de vos principales motivations, vous souhaiteriez afficher médiatiquement une intention généreuse, en essayant dans le même mouvement, de démontrer que le PS et la gauche, vous par conséquent, ont le monopole et l’exclusivité de la générosité, du cœur, de l’intelligence. Et donc que tous ceux qui sont étrangers au PS se trouveraient rejetés dans le champ des ténèbres.

C’est bien cela qui se dégageait des déclarations à la presse de l’adjointe chargée de ce dossier, qui n’a pu s’empêcher de s’en prendre une fois de plus à l’ancienne municipalité.
Et je note que cette diabolisation, ce manichéisme, constitue l’axe principal de votre comportement politique.

Je souhaiterais expliquer ici en quoi vous commettez une erreur et en quoi ce projet porteur de désillusions pour tous les strasbourgeois et les étrangers eux mêmes, en particulier.

Analysons d’abord le mot étranger.

Il véhicule bien des charges, de la plus claire, à la plus sombre.

De manière simple l’étranger est celui qui n’a pas la même nationalité que la nôtre, qui n’est pas de chez nous, mais qui est de passage chez nous. Mais ce mot a pris, par un certain usage, des connotations négatives et, au pire, « l’étranger » sous entend une frontière dans les esprits, une distance, voire un rejet.

Le mot étranger nait au XIVème siècle et dérive du mot « étrange »…Par là même se trouve posé tout le problème de l’altérité : « l’autre » si difficilement admis par tous ceux, nombreux, qui ne comprennent que ce qui leur ressemble.

En voulant instaurer un conseil des étrangers, vous créez un cercle discriminant qui désigne les étrangers en les isolant et cela ne procède pas d’humaniste et pourrait même faire penser à la société de la Rome antique avec ses classes ségréguées.

Une société moderne ne devrait pas se développer sur une stigmatisation de l’étranger et l’emploi même de ce mot dans la formule « conseil des étrangers », de manière si visible et si médiatique emporte des effets négatifs.

Pire, créer un conseil des étrangers c’est plus qu’une stigmatisation qui risque de réveiller chez les plus frustes de nos concitoyens des xénophobies enfouies, c’est enfermer les étrangers politiquement, célébrer et officialiser leurs différents replis identitaires, c’est en quelque sorte les ghettoïser.

Pourquoi d’ailleurs cette volonté de les regrouper ? Pourquoi ne pas laisser à chaque individus sa singularité et son libre arbitre, pourquoi cette collectivisation si ciblée ?

peut avoir des éléments de réponses en analysant le montage de votre affaire.

De vos documents il ressort que vous commencez par exclure tout ce qui est européen. C’est un apartheid dans l’apartheid…Pas de conseil pour eux.

Vous ne voulez donc vous adresser qu’à des étrangers extra européens, magrébins, africains, turcs, asiatiques.

Que peuvent en penser tous les strasbourgeois, dans leur ensemble, et les européens en particulier ? Je vous le laisse deviner…

Je passe sur la complexité de votre agencement avec ses collèges et ses commissions. Vous aimez tellement ça créer des conseils, des collèges, et des commissions. Que ça dysfonctionne par la suite n’est pas votre affaire, nous le voyons avec nos commissions à nous…

L’idée générale qui semble sous tendre votre projet est de « favoriser l’accès aux droits effectifs pour les immigrés »

On pense immédiatement au droit de vote et vous l’exprimez d’ailleurs, puisque les immigrés bénéficient de droits et d’avantages sociaux reconnus.

Une question comme le droit de vote n’est pas du ressort d’une municipalité à plus forte raison d’un conseil des étrangers. Ceux qui pourraient s’imaginer obtenir le droit de vote avec votre conseil seraient donc induits en erreur.

Mais alors, avec ce programme que vous voudriez séduisant et attractif pour les étrangers, quel est votre objectif ?

Un commencement d’explication nous parvient grâce à l’un de vos conseillers municipaux impliqué dans le processus et qui dit, chose stupéfiante, « il s’agit de favoriser le regroupement autour d’affinités ou de convergences politiques »

On ne saurait être plus clair : il s’agit d’une machinerie politicienne, tendant à insérer des étrangers dans un conseil … socialiste pour les faire « converger » vers le socialisme. On peut aussi se demander à quel type d’affinités il est fait allusion, affinités électives, religieuses, philosophiques, ethniques ? Une réponse précise s’impose mais ne dissipera pas le malaise.
Par conséquent, en plus de son effet discriminant, votre affaire constitue une supercherie peu respectueuse des hommes et des femmes que vous cherchez ainsi à attraper dans un amer pot au miel socialiste.

Nous avons une autre conception des hommes et des femmes qui ne sont pas de nationalité française mais qui vivent chez nous. D’abord nous n’avons jamais tenté de les embrigader. Ensuite nous n’avons jamais voulu les regrouper par affinités, ni philosophiques, ni ethniques, ni religieuses.

Nous demandons qu’on les respecte, qu’on ne leur fasse pas miroiter des avantages qu’il n’est pas possible d’acquérir par le truchement de ce conseil.

Nous demandons qu’on les considère comme des strasbourgeois à part entière donc sans apartheid d’aucune nature, ni avec les européens ni avec tous les autres.

Au total j’ai la conviction que toutes les belles intentions que vos affichez de manière si légère sont fondées sur du vent médiatique et que ce sont de pervers effets inverses qui seront générés par ce conseil des étrangers.

Pour toutes ces raisons et en manifestant aux étrangers de Strasbourg tout le respect que je viens d’évoquer, notre groupe ne votera pas pour ce projet.

vendredi, 23 janvier 2009

La République doit rester souveraine et elle doit le faire savoir.

drapeau français.jpgLes autorités de la République doivent agir car, entre sang froid, volonté de ne pas bouger pour ne pas donner l’impression de…, faire semblant que tout ça n’est rien pour ne pas valoriser… et INDIFFERENCE émolliente ou laxiste, la marge est aujourd’hui étroite.

Ce qui s’est passé à Gaza, ce qui se passe aujourd’hui dans ce territoire est innommable. Tous les observateurs de l’ONU ou ceux des grands organismes internationaux sont convergents à ce sujet.

Aucune cause ne justifie de tels moyens de rétorsion guerrière. Qu’il y ait eu 600 ou 1200 morts, ce sont 600 ou 1200 de trop. Et les dernières informations sur d’éventuelles manipulations de chiffres ou sur l’âge des tués ne change rien à l’horreur.

La destruction de tant d’immeubles, d’écoles, d’hopitaux et de sites industriels est inqualifiable et c’est bien le peuple, les individus, des êtres humains, qui sont les victimes. Victimes trop souvent complètement innocentes de cette guerre qui… s’arrête pour la prestation de serment de M.Obama.

Obama le charismatique, le porteur de tous les espoirs, celui dont l’élection transportait de joie mes amis musulmans, n’avait pas dit un mot depuis son élection pour que cesse l’horreur, il a laissé faire. Je ne peux pas ne pas souligner et saluer l’engagement du président de la République française…

Oui, je ressens ces douleurs, elles sont au fond de moi, indélébiles, tout comme j’ai au fond de moi les images d’horreur des guerres en ex Yougoslavie, en Afrique en Afghanistan et partout dans le monde ou la monstruosité des hommes est à l’œuvre.

Gaza… Il s’agit d’être humains, de la condition humaine, et Gaza se situe au proche orient.

Force est de constater, qu’on le veuille ou non, que nous sommes en France et que cela se passe à l’étranger.

Oui, nous sommes ici en France, citoyens français. Nous sommes en République. La guerre du proche orient ne peut pas, ne doit pas, être importée et produire des effets physiques chez nous, entre français.
Nous avons parmi nous des juifs et des musulmans. Ils sont français. Ils sont en France. Je peux évoquer toutes les autres religions et les athées de France. Tous respectent notre République. Et sur notre territoire aucun acte de violence lié à une guerre à l’étranger n’est acceptable.

Il y eut cependant, ces derniers jours, des agissements délinquants un peu partout en France et en particulier à Strasbourg. Des cocktails Molotov contre des synagogues, des caillassages, des atteintes aux biens ou aux personnes.
Ils doivent être condamnés avec une sévérité exemplaire. Comme ont été condamnés tous ceux qui avaient concerné des mosquées, des cimetières et d’ailleurs tout édifice, religieux ou non.

Les appels à la haine de ceux qui chauffent à blanc des jeunes gens ne peuvent être tolérés par les républicains authentiques. Ils peuvent générer des effets immaitrisables.

Les autorités de la République doivent agir car, entre sang froid, volonté de ne pas bouger pour ne pas donner l’impression de…f aire semblant que tout ça n’est rien du tout pour ne pas valoriser… et INDIFFERENCE émolliente ou laxiste, la marge est aujourd’hui étroite.

Il faut que cesse tous les soirs le déchainement des hurlements si perturbants de quelques extrémistes qui donnent le sentiment d’occuper le cœur de Strasbourg.

Puisqu’il faut être précis pour tous ceux qui ne voudraient pas bien comprendre j’ajouterais, mais c’est une évidence, que toute manifestation digne, sans appels à la haine a droit de cité. Elle est même légitime ! Aucune confusion ne doit être opérée entre les gesticulations d’un politicien assoiffé de pouvoir, instrumentalisant les musulmans, et l’immense majorité de ceux ci.

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La République doit rester souveraine et elle doit le faire savoir.

Robert GROSSMANN

mercredi, 21 janvier 2009

Agression de la Synagogue de Strasbourg

robert grossmann.jpg
Réaction de Robert GROSSMANN


Le 13 janvier, inquiet par la tournure des événements, j’en appelais aux grands élus de notre ville et de notre région afin qu’ils fassent entendre leur voix et s’élèvent contre « Certaines manifestations extrémistes, les drapeaux marqués de croix gammées et brûlés, les cocktails Molotov lancés contre des lieux de culte, les inscriptions et tags à caractère raciste, les appels à la haine, les violences liées à des manifestations avec destructions de vitrines de magasins, tout cela crée un climat de tension insupportable et inadmissible dans notre ville, capitale des droits de l’homme. »

Il y eut certes la rencontre des autorités religieuses « autour du maire de Strasbourg » que je tiens à saluer. Il n’en reste pas moins qu’aucune voix forte d’un grand élu de notre République ne s’est alors élevée pour condamner et interdire les appels à la haine distillés quotidiennement, notamment place Kléber.

Les récentes violences s’inscrivent dans un contexte strasbourgeois et les rappels de certains faits s’imposent.
Il serait en effet stupide et irresponsable de ne pas mettre en perspective avec les faits récents, les événements délictuels surgis depuis quelques années dans notre ville, dont certains sont à la limite de comportements barbares: incendies d’un lieu de culture, le théâtre le Maillon, incendie du centre socio culturel de Hautepierre, incendie de la piscine de Hautepierre, voitures béliers contre des édifices publics.

Une attention toute particulière doit être portée aux films vidéos qui circulaient et circulent encore sur internet où l’on voit des énergumènes strasbourgeois non seulement rouer de coups de manière symbolique un policier jeté à terre, mais encore, flanqués de fusils, en appeler à la révolte et désigner le drapeau d’Israël, le camp de Dachau et des « persécutions imaginaires ».

Porté par la solidarité de tout notre groupe municipal, le 20 octobre Anne Schumann a dénoncé ces vidéos en conseil municipal. Jean Emmanuel Robert l’a fait en conseil de CUS du 24 octobre.
Tous deux demandaient que nos collectivités portent plainte en justice.
Des élus socialistes les accusèrent « d’instrumentaliser les quartiers » et la réaction du président M.Bigot fut d’interdire à M.Robert de prendre la parole en question d’urgence, de le reléguer à la fin de l’ordre du jour, puis de lui couper le micro.

Cette absence de volonté de réprimer sévèrement les actes d’une certaine voyoucratie dans nos quartiers, à été relayée de manière spectaculaire le 31 décembre par le premier adjoint Herrmann qui estimait que la seule présence d’une municipalité socialiste suffisait à apaiser les délinquants.
Selon lui et ses camarades on était une fois de plus en train de passer des ténèbres à la lumière. Force est de constater que nous sommes maintenant plus proches des ténèbres

En effet, voilà qu’après tous ces signes inquiétants, après nos alertes, après nos appels à porter plainte, la synagogue de Strasbourg vient d’être victime d’une agression de la part d’une bande de plusieurs dizaines de jeunes.
La gravité de cet acte est extrême, elle est sans précédents, elle est intolérable.
Aux lendemains de ce déchainement le silence des autorités de la République a été assourdissant et confirme la coupable indifférence que je dénonçais cinq jours au paravent
Et parce qu’il en est ainsi c’est la communauté israélite, elle même, le CRIF, l’UEJF, avec d’autres organismes qui s’expriment et en appellent à un rassemblement.

J’ai partagé avec tous mes concitoyens et notamment les musulmans la vive émotion suscitée par la guerre et les massacres. Mais cette guerre ne se déroule pas sur le territoire national et elle n’avait pas à être importée.
J’ai fortement milité pour la paix.
Je suis aujourd’hui solidaire de l’émotion de la communauté israélite strasbourgeoise et mes appels récents en témoignent car ces faits là se déroulent sur le territoire de notre République.

Je déplore ne pas avoir entendu le maire ni les grands élus demander l’interdiction des manifestations répétitives avec appels à la haine, de ne pas l’avoir entendu en appeler avec fermeté à l’état pour que celui ci agisse.

C’est dans la plus totale indifférence des autorités municipales et des élus nationaux que les vidéos incriminées ont circulé. C’est dans l’indifférence que les hurlements se sont perpétués place Kléber. Comble de l’ironie, seul le président du Racing a pris une décision digne et courageuse en excluant un de ses joueurs figurant dans ces vidéos.

J’aurais préféré qu’une fermeté sans équivoque et, ce dès les premiers appels à la haine, en arrive à éviter l’agression de la synagogue et dès lors aussi le rassemblement de la Communauté israélite et du CRIF, afin qu’aucune argumentation ne puisse être formulée par personne quant à des expressions exclusivement communautaristes à Strasbourg.
J’aurais préféré que ce soit la voix de la République qui s’exprime de manière spontanée et souveraine.
J’en appelle à un sursaut afin que la République fasse entendre sa voix et sa loi.

mardi, 13 janvier 2009

Que les grands élus fassent entendre leur voix...

Que les grands élus fassent entendre leur voix, le silence et l’indifférence sont aujourd’hui coupables !

robert grossmann.jpgLe drame du Moyen Orient ne peut laisser indifférent personne et l’exigence d’un cessez le feu, afin que toutes les armes se taisent, d’un coté comme de l’autre, devrait préoccuper chaque citoyen français.

De même devrait-il y avoir une véritable exigence, exprimée fortement, pour que le conflit entre Israël et le Hamas ne soit pas importé en France.

Nous sommes en République et chaque citoyen doit être respecté en tant que tel et non pas considéré ni traité comme appartenant à une communauté.

A Strasbourg depuis quelques jours des événements difficilement supportables se sont déroulés et d’autres sont annoncés.

Certaines manifestations extrémistes, les drapeaux marqués de croix gammées et brûlés, les cocktails molotov lancés contre des lieux de culte, les inscriptions et tags à caractère raciste, les appels à la haine, les violences liées à des manifestations avec destructions de vitrines de magasins, tout cela crée un climat de tension insupportable et inadmissible dans notre ville, capitale des droits de l’Homme.

En même temps, il est urgent de redire qu’aucun amalgame ne doit être fait entre des extrémistes ou des casseurs et l’ensemble de toute une catégorie de notre population.

Autant les manifestations dignes, exprimant des sentiments humains compréhensibles, sont normales et respectables, autant tout excès et toute violence doivent être sévèrement bannis et interdits.

Face à ce climat, face à ce qu’éprouvent tous nos concitoyens, je tiens à exprimer ma surprise, confinant à la stupéfaction, devant le silence de tous nos grands élus.

Certes il y a eu un appel de Strasbourg « autour » du maire de Strasbourg. Mais la voix des élus eux même manque cruellement. Le silence et l’indifférence sont aujourd’hui coupables. La population attend que des positions républicaines fortes soient exprimées.

C’est pourquoi j’en appelle au maire de Strasbourg, à tous les parlementaires, à tous les présidents de grandes collectivités, pour que, face aux violentes tensions qui s’expriment quasi quotidiennement, l’esprit républicain soit réaffirmé fortement et soit traduit dans les faits de notre vie quotidienne.

Robert Grossmann
Ancien président de la CUS
Président du groupe des démocrates du conseil municipal de Strasbourg

jeudi, 01 janvier 2009

Plus de 50 voitures brûlées d'après les statistiques officielles

rg.jpgLes déclarations urbi et orbi de M. Herrmann à quelques heures de la nuit de la Saint-Sylvestre étaient particulièrement imprudentes, inutilement agressives et pour tout dire irresponsables. Les événements lui ont donné tort. Le bilan de la nuit est au minimum et très malheureusement identique à celui de l’année passée : aucune amélioration hélas.

En mettant une nouvelle fois en cause ses prédécesseurs de manière impulsive et sectaire, M. Herrmann s’est posé en militant aveuglé par ses dogmes plutôt qu’en premier adjoint d’une grande ville qui a ses fragilités.

Il pouvait soit rester discret et se préparer à agir avec tous les partenaires au cours de cette nuit. Soit il pouvait —”mais est-ce à sa portée”— lancer un appel à tous les acteurs de la vie publique, quelles que soient leurs partis ou leurs engagements philosophiques, à s’unir pour que les exactions éventuellement prévisibles soient réduites au cours de cette nuit, pour que les difficultés sociétales exprimées par les violences urbaines et les feux de voitures soient prises en compte et gérées par tous.

« On serait passé des ténèbres à la lumière... »

Au lieu de cela il a cru bon d’annoncer que tout avait changé, sacrifiant à ce rite devenu un tic au PS : « On serait passé des ténèbres à la lumière » avec son arrivée aux affaires.

Malheureusement cette attitude consistant à exprimer que les socialistes ont réussi par imposition des mains à calmer les quartiers et à régler par incantation tous les problèmes de la ville est irréelle et funeste.

M. Herrmann avait annoncé de manière totalement mensongère qu’aucune mesure exceptionnelle ne serait mise en place alors que le gouvernement faisait heureusement le contraire pour Strasbourg.

Je constate d’ailleurs que c’est très exactement le même dispositif qui a été mis en place par la police nationale et les autorités municipales que celui qui avait été mis en place par Fabienne Keller et moi même et c’est bien nous qui avons inventé le dispositif des fêtes de quartier alors que la situation que nous avions trouvée en 2001/2002 était par moment proche de la guerre civile. Je me souviens d’affrontements de bandes cagoulées contre la bibliothèque du Neuhof et la réponse des amis de M. Herrmann avait été Mix Max au Wacken !

La vidéosurveillance a fait ses preuves

C’est sous notre ère aussi qu’a été mise en place la vidéosurveillance particulièrement utile et qui a été à l’origine de fructueuses interpellations de flagrant délit, c’est sous notre ère enfin que les parents et les associations se sont mobilisés dans les quartiers et je veux leur rendre hommage pour leur engagement.

Rien donc n’a été amélioré par le PS . Trop de voitures ont été incendiées et Strasbourg renoue avec sa sale image de ville des voitures brûlées.

M. Herrmann avec ses fanfaronnades a fait du tort à notre ville.

« J’en appelle au maire.... »

J’en appelle au maire et lui demande de réunir d’urgence un groupe de travail réunissant les responsables de toutes tendances du conseil municipal afin d’analyser les événements de la nuit de la Saint-Sylvestre et de réfléchir ensemble aux mesures à mettre en place tout au long de l’année par rapport au phénomène des violences urbaines naturellement je souhaite que la politique de prévention puisse aussi sous la conduite du maire faire l’objet d’un très large consensus. »

Robert GROSSMANN

vendredi, 24 octobre 2008

Instauration de groupes politiques à la CUS

robert grossmann.jpgIntervention de Monsieur Robert GROSSMANN

 

Conseil de CUS du 24 octobre 2008

 

Point 2 : Règlement intérieur

 

Titre :

L’instauration de groupes, une méthode de gestion moderne et participative de la CUS dans le respect de toutes les sensibilités

 

Sommaire :

·         Une concertation incomplète, sélective et inorganisée. Une présidence très directive et peu ouverte.

·         Une proposition de mise en place de groupes.

·         Qu’est ce que le pluralisme aujourd’hui ?

·         Le sens de la Communauté Urbaine dans les réflexions sur la réforme territoriale.

·         Une rencontre des responsables des groupes autour du président.

·         Pour une citoyenneté CUS.

·         Les amendements – les droits des élus.

·         Un groupe « Pour une Communauté Urbaine Participative et Solidaire».

 

Monsieur le Président,

Il me semble que nous sommes à un moment décisif du développement de notre CUS, un moment charnière où des évolutions se font jours que votre nouvelle gouvernance induit.

Elles doivent selon moi se réaliser de manière maitrisée et non pas au gré d’humeurs fluctuantes ou de caprices du moment.

C’est ainsi que nous avons appris par la bande que vous aviez songé à procéder à une modification substantielle de notre mode de fonctionnement en tentant de mettre en place à l’instar du Conseil Régional ou des CG, une commission permanente que vous auriez appelé Bureau Exécutif.

Vous avez lancé ce ballon d’essai en réunion des maires et il n’y sera pas donné suite.

Permettez moi de vous rappeler que la réunion des maires est une instance non officielle de notre CUS, essentielle certes pour une bonne concertation avec toutes les communes, mais non officielle néanmoins. Je tiens aussi à rappeler que deux tiers des membres élus de notre collectivité ne sont pas maires et ne seront donc jamais présents lors des réunions de cette instance. Ils sont exclus de concertation.

 

 

Une concertation incomplète sélective et inorganisée

Une présidence très directive et peu ouverte

Aujourd’hui vous nous proposez aussi au point 3 de créer des commissions institutionnalisées, donc formelles et officielles alors même que plusieurs commissions et groupes de travail fonctionnent de manière très efficace depuis plus de 6 ans et enfin nous sommes appelés en point 2 à adopter un nouveau règlement intérieur.

En commission plénière vendredi dernier je vous avais fait part de certaines réserves quant aux méthodes de concertation, à l’insuffisance de cette concertation et j’ai attiré votre attention sur les questions qui se poseront pour le fonctionnement des commissions. Je n’étais pas le seul puisque Fabienne Keller aussi bien que Catherine Zuber et d’autres de mes collègues ont émis des réflexions à ce sujet.

En tout état de cause les trois points que je viens d’évoquer méritent, quelles que soient les circonstances, une concertation approfondie.

§         Un bureau exécutif poserait de difficiles questions de composition, puisque là où elles existent elles tiennent compte de la pluralité (je reviendrais sur la pluralité) et il enlèverait au conseil une partie importante de son pouvoir de décision. Beaucoup de délibérations lui seraient soustraites. J’ai été membre de ces instances au niveau régional je pourrais en parler en connaissance de cause.

 

§         La mise en œuvre des commissions a été évoquée en commission plénière et le débat fut forcément bref pour ne pas dire abrégé. Nous nous souvenons que vous avez tenté de refuser la parole à Mme Zuber qui voulait approfondir cette question. Nous n’avons pas pu aller au fond des choses.

 

§         Il en est de même du règlement intérieur. Vous nous le proposez en commission plénière puis aujourd’hui en séance publique sans que nous ayons eu le temps d’échanger véritablement, de travailler de manière précise et détaillée. Le conseil réuni aujourd’hui n’est pas une commission de travail et je me vois contraint pourtant de le faire au risque de prendre un peu de temps. Mais il s’agit de réflexions fondamentales, d’éléments précis que la lecture du R.I. de Lille et de Lyon par exemple m’ont inspiré.

 

C’est pourquoi vendredi dernier, en commission plénière, je vous demandais de créer un groupe de travail pour analyser le règlement et les commissions, bref pour travailler. Vous m’avez opposé ainsi qu’à Catherine Zuber un refus sec et vous m’avez répondu « vous n’avez qu’à déposer des amendements en séance »

C’est bien la première fois que je vois refusé un groupe de travail informel destiné à faciliter les choses.

Je me vois donc en effet contraint aujourd’hui de développer un sujet lourd et complexe, de déposer des amendements qui auraient pu être étudiés en groupe restreint et je renouvelle mon vif regret que vous n’ayez pas cru devoir accepter ce groupe de travail.

 

 

 

Une proposition de mise en place de groupes

J’ai la conviction que l’existence de groupes connus et reconnus, s’exprimant au grand jour, faciliterait considérablement nos travaux et c’est pourquoi je m’attacherai, pour commencer, à développer une proposition de création de groupes au sein de notre conseil.

Pourquoi des groupes?

Parce que leur existence et leur fonctionnement permettraient d’améliorer la concertation et la participation de tous les conseillers, surtout ceux de la base et que de tels groupes contribueraient à la modernisation du fonctionnement de notre CUS. Aujourd’hui toutes les C.U. de France sont composées de groupes et ont inscrit dans leur règlement intérieur leur existence.

Chez nous, - chacun le sait sans vraiment le savoir - des groupes existent et fonctionnent officieusement. Des collègues se réunissent et discutent. Il existe ainsi plusieurs groupes informels. Admettre ces groupes de manière officielle permettrait de sortir de cette sorte de confidentialité …qui s’apparente parfois à une quasi clandestinité….dans laquelle se tiennent ces réunions des uns et des autres avec leur parfum de mystère.

Il y aurait dès lors une reconnaissance officielle, un statut, des possibilités et des moyens de travailler et d’être entendu.

 

 

 

Qu’est ce que le pluralisme aujourd’hui ?

L’exercice auquel vous me contraignez en ce moment en ayant refusé un groupe de travail est une très éloquente illustration de la lourdeur d’une procédure qui aurait pu être infiniment facilitée. Je commencerai par l’exemple précis de vos commissions : l’article 14 que vous nous proposez dispose « La composition de ces commissions veillera à permettre l'expression pluraliste au sein de l'assemblée communautaire ».

Qui peut aujourd’hui définir « l’expression pluraliste » et de quel pluralisme s’agit-il ? Sans groupes reconnus et identifiés point de définition possible du pluralisme ou alors ce serait un « pluralisme-fait-du-prince » un pluralisme selon les humeurs…. Une représentation proportionnelle des groupes est beaucoup plus normale, plus claire et plus explicite pour la composition des commissions.

Si vous me répondiez tout à l’heure que du temps de votre prédécesseur c’étaient ces articles et ces modes de fonctionnement qui prévalaient, je vous répondrais que je n’ai alors jamais proposé de Bureau Exécutif ni de commissions officielles puisque celles qui étaient en place fonctionnaient à la satisfaction de tous et que de plus personne ne m’a jamais demandé de manière formelle de créer des groupes.

 

             

Une rencontre des responsables des groupes autour du président

Aujourd’hui, avec des groupes les échanges et les propositions qui pourraient se développer au cours d’une conférence des présidents sous votre autorité. Puis ces informations seraient partagées et discutées au sein des groupes, avec tous les conseillers.

Vendredi dernier, je le répète, je vous avais demandé de créer un groupe de travail ad hoc pour réfléchir rapidement à ces propositions. Je réitère aujourd’hui ma demande et vous prie de mettre en place un tel groupe qui pourrait analyser le projet de R.I. et faire les propositions de modifications qui lui semblerait utile. Il est encore temps.

Permettez moi de citer en exemple la position du Maire de Strasbourg Roland Ries qui avait écrit aux groupes de son conseil municipal qu’il souhaitait recueillir leurs remarques. Il a à nouveau sollicité cet avis pour la création des commissions municipales et les choses se sont bien déroulées car il n’y eut aucune volonté d’obstruction et la démocratie s’en est trouvée apaisée.

Si vous étiez aujourd’hui une nouvelle fois dans l’impossibilité de donner suite à un groupe de travail je serais alors contraint, comme vous m’y avez invité, à déposer et à défendre des amendements.

 

 

 

Le sens de la Communauté Urbaine dans les réflexions sur la réforme territoriale.

Le règlement intérieur a une importance réelle. Sans aller dans la grandiloquence, il est rien moins que notre constitution. Par là même il pose la question du sens et du devenir de notre CUS.

En ce début de mandat nous ne pouvons pas faire l’économie de réflexions sur la place de la CUS dans l’architecture territoriale de notre région et ce autant plus que la question est étudiée par l’Etat au sein d’une commission Balladur et que les grands élus de la région ont tous émis des avis sur le nombre de collectivités souhaitables en Alsace.

La CUS est la grande ignorée de ce débat essentiel pour l’avenir, oubliée dans toutes les réflexions stratégiques sur la refonte des collectivités, or la CUS, l’agglomération, la métropole donc, est bien le territoire où bat le cœur de la région où s’expriment les éléments de dynamisme autant que les questions sociales et économiques et leurs réelles difficultés.

La CUS ne peut donc être laissée pour compte dans un débat qui conclurait demain à la création d’une seule grande collectivité régionale. Ce d’autant plus que la moitié des habitants du départements et le quart de ceux de la région se trouvent dans la CUS. Avec le grand nombre de compétences que nous exerçons, l’importance de notre budget, le dynamisme général dont nous faisons preuve, nous constituons incontestablement le territoire pertinent pour exercer de véritables responsabilités collectives. Nous ne sommes pas seulement une addition de communes. C’est bien ce que nous avons fait hier avec la mutualisation de moyens dans le domaine du sport et de la culture.

J’ai été pendant un temps conseiller général, j’avoue aujourd’hui ma grande perplexité sur la légitimité démocratique de la circonscription électorale cantonale en milieu urbain ! Toutes les questions posées lors des débats cantonaux relèvent en réalité de l’agglomération. Par ailleurs j’ai la certitude qu’un très grand nombre de compétences départementales pourraient et même devraient être exercées sur son territoire par la CUS.

C’est bien la CUS qui peut être, sur son territoire, l’autorité organisatrice la plus efficace de bien des domaines de gestion publique et notamment demain du développement durable.

La CUS doit progresser, elle doit avancer. Je pense surtout qu’elle doit sortir de son image de structure trop techno au sein de laquelle tout est feutré et qui par là même se crée une discrétion inversement proportionnelle à son rôle réel. Le fonctionnement de groupes peut y contribuer grandement, mais de plus pour ce point important je propose la création d’une commission supplémentaire dont le titre pourrait être «  la place et le rôle de la CUS dans les propositions de réforme administrative territoriale ».

 

 

 

Pour une citoyenneté CUS

En un mot je dirai qu’il est grand temps de cultiver le concept indispensable de citoyenneté de la CUS.

Or aujourd’hui on peut avoir au mieux le sentiment qu’il existe des usagers de la CUS, guère de citoyens. On peut être citoyen de sa commune et être aussi citoyen de la CUS. Certains veulent évoquer une citoyenneté eurodistrict alors que nous ne cultivons même pas la citoyenneté d’agglomération. Aujourd’hui d’ailleurs, les vieux démons étant relégués, oubliés et même enterrés, n’ayons plus peur d’être audacieux et, comme le fit Lyon, donnons une meilleure visibilité à la CUS. La COURLY est devenue « le grand Lyon ». La CUDL est devenue « Lille métropole » ?

Pourquoi la CUS ne deviendrait-elle pas demain «  Strasbourg-Eurocapitale » ou toute autre sigle que vos communicants s’ingénieraient à trouver.

Monsieur le Président, mes chers collègues, vouloir tout aseptiser, rester dans le tout émollient ne peut réussir durablement. C’est assez commode certes et cela profite largement à l’exécutif qui, sans organisation des élus face à lui, jouerait sur de nombreux registres souples et roués en tous les cas sur du velours.

Par exemple en opposant sans cesse Strasbourg aux communes hors Strasbourg alors que nous avons réellement destin lié.

Par exemple en mettant sans cesse en avant la réunion des maires de laquelle deux tiers de nos collègues sont exclus et qui n’est pas une instance de notre CUS.

Mes chers collègues, j’ose le dire : soyons politique au sens le plus noble de ce mot et défendons nos concitoyens et nos communes avec les moyens de la modernité.

 

 

 

Les amendements

Eh bien Monsieur le Président, mes chers collègues, c’est pour toutes ces raisons que je souhaite plus de réflexion à la base, plus de participation des conseillers de la base.

 

 

 

Vous m’avez contraint à déposer des amendements.

Les voici : art. 14- art. 19- art. 23- art.42.-43.-44.-45

Article 14

Mon amendement propose la modification de rédaction du paragraphe 2 car ainsi on peut définir et cerner « l’expression pluraliste »

Je propose la suppression du paragraphe 4 car il introduit une rupture d’égalité des conseillers : ceux qui sont maires peuvent se faire remplacer et les autres ne le peuvent pas. Alors ou bien on supprime ou on propose «  a titre exceptionnel et après accord du président, des personnes non membres du conseil peuvent siéger dans les commissions avec voix consultative » 

1) En vue de l'étude de certaines affaires de sa compétence, le Conseil peut constituer en son sein un certain nombre de commissions permanentes ou temporaires.  

2) La composition de ces commissions respecte le principe de la représentation proportionnelle des groupes constitués au sein du Conseil afin de permettre l’expression pluraliste des élus, chacune des groupes représentés en son sein devant disposer au moins d’un représentant

 

3) Chaque conseiller a le droit de faire entendre un expert de son choix après accord préalable du Président. 

4) Le nombre, la composition et le mode de désignation des commissions sont précisés par délibération du Conseil de Communauté.

5) a titre exceptionnel et après accord du président, des personnes non membres du conseil peuvent siéger dans les commissions avec voix consultative: 

Le Président a la faculté de recourir à ces commissions toutes les fois qu'il le juge utile. 

 

 

L’article 19 deviendrait l’article 19 bis et serait remplacé par l’article suivant :

Article 19

Les débats en Conseil peuvent être évoqués au préalable dans une réunion, sous la présidence du Président et des présidents des groupes du Conseil de la CUS.

Cette réunion se tient au plus tard dans la 1/2 journée précédant la séance publique.

La conférence des présidents est saisie de l'organisation des débats. Elle évoque la répartition des temps de parole de chaque groupe ainsi que la durée de certains débats.

Elle débat préalablement des propositions de vœu, de motion ou de l'inscription des questions d'urgence motivées par l'actualité.  

 

 

Je propose la suppression du passage suivant de l’article 23:

« Le Président peut décider d'organiser la discussion en fixant pour tout ou partie des points de l'ordre du jour une durée globale du débat. Cette durée sera répartie entre les orateurs inscrits à due proportion. » 

L’article 23 amendé serait alors le suivant 

Le Président soumet à l'ouverture de la séance l’ordre du jour aux membres du Conseil. Il leur demande d'indiquer les points de l'ordre du jour à propos desquels ils souhaitent intervenir. Ces points sont réservés et font l'objet de débats avant leur vote. 

Les autres points sont réputés adoptés.

Tout conseiller qui désire prendre part aux débats doit demander la parole au Président ; elle est donnée dans l'ordre dans lequel elle a été demandée. Si plusieurs conseillers demandent la parole en même temps, l'ordre des orateurs est fixé par le Président.

La parole peut être donnée, en dehors de l'ordre fixé, à tout conseiller qui la demande pour faire des observations au sujet de l’application du règlement.

A l'exception du Président et du rapporteur, les autres conseillers ne peuvent s'exprimer plus de deux fois au sujet d'une même affaire, à moins que le Président ne les y autorise.

Après clôture du débat, peuvent encore prendre la parole les conseillers personnellement mis en cause au cours du débat ainsi que le rapporteur de l'affaire, mais celui-ci uniquement pour des rectifications matérielles. 

 

A l’article 42 je propose d’inscrire un nouveau titre qui à lui seul est un programme :

Les Droits des élus

 

Puis de nouveaux articles :

Article 42 : Constitution des groupes

Conformément à l’art 5215-18 du code général des collectivités territoriales, les conseillers communautaires peuvent se constituer en groupes d’élus. Des groupes d’élus peuvent constituer un intergroupe.

Un groupe comprend deux conseillers au minimum.

Les non inscrits peuvent, s’ils le souhaitent et s’ils sont au minimum deux, s’organiser en groupe.

Chaque conseiller doit faire connaître par écrit au président son appartenance à un groupe ou s’il se déclare non inscrit dans un groupe du Conseil.

Chaque groupe procède à la désignation d’un président. Celui-ci ou son représentant, élu communautaire, participe à la conférence des présidents

 

Article 43 : Les moyens

Dans les conditions qu’il définit, le Conseil peut attribuer aux groupes d’élus des moyens en personnel, locaux et matériel de bureau pour leur fonctionnement.  

 

Article 44 : Le droit à la formation

Les membres du Conseil de Communauté ont droit à une formation adaptée à leurs fonctions dans les conditions prévues aux articles L 2123-12 et L 2123-16 du code général des collectivités territoriales.

Le Conseil délibère sur l’exercice du droit à la formation de ses membres, détermine les orientations et les crédits ouverts à ce titre.

Les conseillers ont le choix de l’organisme de formation dans la mesure où ce dernier a fait l’objet d’un agrément délivré par le ministère de l’Intérieur dans les conditions fixées à l’article L 1221-1 du code général des collectivités territoriales. 

 

Expression des élus dans le bulletin d’information générale

Article 45 :

Conformément aux dispositions de l’article L 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales, lorsque la communauté urbaine diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion communautaire, un espace est réservé à l'expression des groupes politiques de la majorité, de l'opposition et des conseillers non-inscrits. 

Les groupes s’engagent, conformément aux termes de l’article L 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales, à ne s’exprimer que sur les réalisations et la gestion de la CUS dans la limite de ses compétences. Ils s’engagent à respecter les dispositions du code électoral encadrant le droit de la communication institutionnelle en période électorale, tant au regard des dispositions de l’article L 52-1 alinéa 2 prohibant les campagnes de promotion des réalisations et de la gestion des collectivités intéressées par le scrutin, que les dispositions de l’article L 52-8 du même code interdisant l’utilisation, à des fins électorales, des moyens de communication de la collectivité.

En outre, ils s’engagent à s’exprimer dans le respect des dispositions de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse permettant au directeur de la publication de refuser tout texte constitutif d’une infraction au regard de la loi précitée.

Ce même droit à l’expression est organisé sur le site Internet de la Communauté urbaine. 

 

Voici donc mes amendements. Je serais heureux que le conseil en prenne connaissance !

Monsieur le Président, mes chers collègues, j’ai la conviction que mes propositions vont dans le sens de l’avenir de notre collectivité.

Mais je la connais trop notre CUS.

Je sais quel est le sens de l’engagement des uns et des autres.

J’ai toujours respecté réellement les maires de toutes les communes et ce n’est pas par hasard que j’ai accepté d’accueillir une toute petite commune, Blaesheim, que d’autres communautés de commune proches ne revendiquaient guère. Je n’ai jamais joué le jeu Strasbourg contre hors Strasbourg et vice versa.

 

Si aujourd’hui devait prévaloir la frilosité à la place d’une audace maitrisée, si aujourd’hui devait prédominer la crainte de paraitre et d’apparaître et donc la crainte, disons le franchement, d’être un objet de représailles potentielles avec la peur de déplaire à ceux qui tient les cordons de la bourse, cela traduirait une mauvaise ambiance contenue qui ne tarderait pas à produire des effets dommageables d’ici peu de temps. Car chaque commune, quelles que soient les options de ses élus, doit être traitée en équité et non pas par le fait du prince.

Je regretterais la frilosité, naturellement, mais je la comprendrais.

Ce que je propose c’est une avancée politique au sens le plus grand le plus noble de ce mot de politique.

Je lance un nouvel appel au Président… Mais, si, comme il me l’avait laissé entendre il refusait, s’il faisait donner son groupe majoritaire strasbourgeois qui, lui, existe bel et bien, et qui, à lui seul, est pratiquement majoritaire, si quelques voix des communes hors Strasbourg s’y ajoutaient, mon travail et mes propositions seraient vouées à l’échec.

J’aurais alors pris date.

En tout état de cause vous annoncerais alors, d’ici quelques jours, contraint par votre position, la création d’un groupe « Pour une Communauté Urbaine Participative et Solidaire» la lettre officielle, ainsi que le stipule le Code des CT vous parviendraient dans les meilleurs délais.

 

jeudi, 09 octobre 2008

Robert Grossmann : Le parc des expositions

robert grossmann.jpgInterpellation de Monsieur Robert GROSSMANN
à l’occasion du Conseil de Communauté
du Vendredi 26 septembre 2008

Monsieur le président,

Depuis plus de vingt ans la question du parc des expositions au Wacken, obsolète et mal situé, est posée.
Lors de notre mandat et dans l’exercice de nos responsabilités nous avons pris la décision de doter notre agglomération d’un parc moderne, fonctionnel, adapté à notre époque en même temps qu’à l’état de la concurrence exercée par les grandes métropoles voisines. Après des études longues et approfondies une localisation a été définie à l’entrée ouest de la CUS. Un concept de parc des expositions a été mis au point et les modalités de son financement ont été proposées avec plusieurs hypothèses.

Pendant près de cinq années des experts ont travaillé à ce projet. Les études sont finalisées et la phase de réalisation est prête à démarrer. Un calendrier a été mis au point dont les premiers actes devaient démarrer en septembre. C’est dire que le projet était mûr.

Certes il y a eu une alternance politique. Cette alternance ne peut toutefois emporter comme effet de jeter tous les projets de l’équipe qui vous a précédé, ni de les détruire ou les dénaturer pour un simple prétexte politicien.

Le projet du nouveau parc des expositions situé à l’entrée ouest de Strasbourg devrait être étudié avec soin par vos équipes avant de conclure à sa mise au rebus.
Tant de travail par tant d’experts et de fonctionnaires de la CUS ne peut être traité par un revers de la main, comme cela semblait être le cas au cours de diverses déclarations à la presse.

Je voudrais donc faire appel à votre sens de l’intérêt général et vous demander de nous entendre sur ce dossier vital pour l’économie de notre agglomération et de notre région avant de procéder à une conclusion définitive. Un nouveau parc des expositions moderne et fonctionnel est indispensable pour l’agglomération de Strasbourg et toute la région Alsace.

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