mercredi, 11 février 2009

Une vision urbanistique myope

Le tandem Bigot-Ries pointe un peu plus le bout de son nez concernant ses ambitions pour notre agglomération : tristes perspectives !
Tant par rapport aux méthodes que pour le fond.

Nous sommes contraints de faire cet étonnant constat : deux autocrates régentent notre agglomération !
Sans la moindre concertation, la démocratie participative jetée aux orties, Bigot-Ries viennent d’annoncer depuis l’espace secret de leur bureau que l’Eurostadium serait implanté à Eckbolsheim. Circulez y a plus rien à discuter.
Lourdes conséquences et gâchis assuré : plus de parc des exposition moderne à l’ouest de Strasbourg, plus de projet urbanistique européen et novateur au Wacken !
Deux erreurs urbanistiques historiques fruit d’une réflexion plate, d’une politique « petits bras » et d’une vision dont la trajectoire s’arrête au bout de ce nez qu’ils viennent de pointer.
Seconde décision descendue du 9ème étage : le tram vers Kehl serait le prochain grand chantier. Tant pis pour Koenigshoffen qui l’attend avec grande impatience, tant pis pour la Robertsau dont la première petite tranche avait besoin de la seconde pour être pleinement efficiente et rendre les services que l’on attend d’un tram.
A qui profite donc cette voie tram, la plus couteuse de toutes, compte tenu du no mans land et des bassins d’eau à franchir ? Quelle était son urgence pour les strasbourgeois ?

On ne discerne aujourd’hui aucun souffle dans ce qui est vision urbanistique myope.
Les décisions unilatérales prise au mépris de la moindre concertation donnent l’impression d’une politique petits bras.
Il ne semble pas possible de ne pas se souvenir d’André Tardieu homme politique éminent de la troisième république qui évoquait « la politique du chien crevé qui suit le fil de l’eau »

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Robert GROSSMANN

jeudi, 05 février 2009

Huguette Dreikaus s'exprime

Huguette.jpgStrasbourg, le jeudi 5 février 2009

   

Monsieur le Maire,

 

La séance de Conseil Municipal du 2 février a suscité en moi des sentiments nouveaux envers votre façon de voir les débats au sein d’un hémicycle. Certes mon amour pour la démocratie ne peut se satisfaire du muselage constant fait à votre opposition au nom d’un règlement intérieur qui émane de la plume tenue à plusieurs mains par votre aréopage, mais il y a pire.


Vous n’avez en aucune façon demandé à votre conseiller, Monsieur Mostafa El HAMDANI, de reprendre les propos graves qu’il a formulés durant le débat sur la motion à établir au sujet du conflit dans la bande de Gaza.

Je me rappelle avec tristesse d’un conseil municipal pendant lequel j’ai eu « l’outrecuidance » de parler ma langue maternelle et de dire à propos des têtes d’alsacienne ; sie hann se furtgschafft bei Nacht und Nebel (expression Monsieur le Professeur qui a toujours existé dans la langue régionale sous la forme allemande et qui signifie ni plus ni moins que « à l’insu de tout le monde, à la cloche de bois » et vous vous êtes, toutes bouches confondues, mis à vociférer comme si le responsable de la Shoah c’était moi.

Monsieur le Maire, vous m’avez ordonné de retirer ces mots… ce que j’ai fait par peur. Oui par peur de me retrouver mise en pièces par cette meute féroce dont vous étiez le centre. Je n’aurais pas dû. Je n’avais pas commis de faute. Et voilà qu’au sein d’un Conseil Municipal, sous votre Présidence, un des conseillers de votre obédience lance un appel public pour importer le conflit sur notre territoire et vous ne lui demandez pas de retirer ses propos, ces propos-là, qui laisseraient présager des manifestations de haine en notre ville, sont à peine relevés. Votre assemblée ne montre aucune émotion.  Qui ne dit mot consent «  Monsieur le Maire consent à voir encore plus de signes extérieurs d’antisémitisme et d’islamophobie »

 

Monsieur le Maire, vous avez donc permis la réinstallation du Conseil Consultatif des Etrangers. Je me suis abstenue. J’ai ensuite été interpellée au sujet de mon abstention lors du vote concernant le conseil consultatif des étrangers et j’ai alors eu la certitude que j’avais déjà : ces personnes qui se déchaînent pour que ce conseil existe sont de nationalité française, par conséquent, ils ont le droit de vote d’emblée.

Monsieur le Maire à qui donnez-vous la parole dans cette instance ??? Aux étrangers véritablement en proie à des difficultés pour avoir des papiers ou un emploi afin d’être intégrés dans notre ville ??? La parité hommes/femmes sera-t-elle respectée dans ce conseil??

Monsieur le Maire, par ma vie personnelle je sais que bien des étrangers préfèrent se confier dans le cadre des associations plus proches et où s'exprimer est plus aisé. Les associations sont d'excellents porte-paroles en direction des instances de l’exécutif.

 

Monsieur le Maire, vous êtes à la tête de l’exécutif, nous attendons de vous de tout mettre en œuvre pour  la sérénité de la cité.

 

Je vous prie d’agréer, monsieur le Maire, mes salutations les plus respectueuses.

 

Huguette Dreikaus

Conseillère Municipale

samedi, 03 janvier 2009

Passivité coupable de Roland Ries et de son équipe !

20090103_DNA016862.jpgDepuis le 1ER Janvier, Strasbourg fait de nouveau la une de l’actualité nationale pour ses voitures brûlées. Plus de 80 à Strasbourg pour la seule nuit de la saint Sylvestre. Ces comportements sont intolérables et inadmissibles !

La sécurité publique repose sur un véritable équilibre entre politique de prévention et de répression. Elle dépend surtout d’une réelle volonté politique qui a cruellement manqué cette année à Strasbourg.

7 années de mobilisation avaient permis de réduire considérablement les dégradations et actes de délinquance. Quelques mois de passivité auront malheureusement suffit à marquer un véritable coup d’arrêt dans la lutte en faveur de la sécurité publique.

Présent durant toute la nuit dans les quartiers Strasbourgeois, j’ai eu l’occasion de constater l’ampleur des dégâts. Abris-Bus démolis, poubelles incendiées, mobilier urbain détruit, bâtiments souillés et même incendiés par des tirs d’artifices mais surtout voitures brûlées ont agrémenté cette nuit de la Saint Sylvestre que les évènements des derniers jours annonçaient déjà agitée. Le ballet ininterrompu des gyrophares des pompiers et de la police, bien après cinq heures, a constitué le signe le plus visible pour le grand public de ces troubles nocturnes.

Durant ces fêtes, de nombreuses familles, souvent les plus modestes, ont de nouveau été victimes de ces actes irresponsables commis par des voyous. A ces victimes, je tenais à leur faire part de notre plus total soutien en ces moments difficiles.

Je tiens aussi à remercier les forces de l’ordre qui, malgré une absence d’intérêt des élus municipaux, ont fait de leur mieux pour assurer la sécurité de notre ville.  

Nos policiers municipaux sont tout particulièrement méritants dans la mesure où leurs moyens se voient progressivement restreints. Le morale de ces hommes et de ces femmes n’est pas au plus haut eux qui, pendant que les strasbourgeois font la fête, assurent leur sécurité. Je regrette d’ailleurs que leur moment convivial, organisé après les fêtes pour célébrer à leur tour la nouvelle année, ait été brutalement supprimé par Robert Herrmann. Cette décision est un signe supplémentaire du manque d’intérêt que les policiers municipaux suscitent auprès de la nouvelle équipe municipale. Le dernier débat budgétaire avait lui aussi démontré que la sécurité des Strasbourgeoises et des Strasbourgeois n’était pas une priorité politique pour Roland Ries et Robert Herrmann.

Je demande instamment au Maire de Strasbourg de faire de la sécurité publique une véritable priorité de sa politique. Les moyens doivent être rapidement rétablis et la vidéosurveillance, qui a démontré son efficacité ces derniers jours en permettant de nombreuses arrestations, davantage développée !

La sécurité constitue pourtant un droit. Elle est la première des libertés ! Il est encore temps de réagir pour ne pas laisser la situation se dégrader davantage et revenir aux heures les plus sombres que nous avons connues en 1998. Malheureusement, la légèreté voire même le désintérêt dont la municipalité a fait preuve dans le traitement des vidéos violentes, qui visaient particulièrement la police et les femmes avait largement donné le ton. Rien n’avait alors été entrepris pour stopper leur tournage  et empêcher leur diffusion sur internet en septembre dernier. Elles sont d’ailleurs toujours en ligne. C’est consternant !

 

Jean Emmanuel ROBERT

Conseiller Municipal de Strasbourg

vendredi, 10 octobre 2008

Lettre à Roland RIES

Monsieur le Maire,

Nous avons suivi avec un intérêt très étonné et une réelle inquiétude l’information parue dans les DNA sur un mélange des genres à priori inadmissible et sans nul doute répréhensible.

Il s’agit de l’annonce de recrutement d’un cadre pour le parti socialiste du Bas-Rhin publiée dans le magazine national du Parti.

Cette annonce est publiée avec le cartouche du logo officiel de la ville et de la CUS laissant ainsi clairement entendre que c’est la vile de Strasbourg qui publie cette annonce pour le PS.

Quel a été le coût de cette annonce qui, tout laisse à le penser, aurait été payée par la Ville et la CUS ?

Nous ne voulons pour l’instant tirer aucune conclusion de cette étrange affaire avant que vous ne nous ayez fourni la preuve que l’hypothèse d’un financement du PS par la Ville-CUS n’est pas fondée.

Le démenti paru dans les DNA du 9 octobre ne nous semble pas convainquant et ne suffit pas à exonérer les auteurs de l’annonce et ceux qui l’ont commandée d’une lourde suspicion.

Nous vous remercions de nous fournir les explications précises qui rassureraient en même temps les contribuables Strasbourgeois. Nous sommes confiants en votre réponse rapide nous dispensant ainsi de poursuivre plus en avant notre recherche de la vérité.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, en nos salutations les meilleures.

Martine Calderoli-Lotz, Huguette Dreikaus, Robert Grossmann, Frédérique Loutrel, Jean-Emmanuel Robert, Anne Schumann