mardi, 24 février 2009

Des Verts conservateurs et obscurentistes

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Mis en cause aujourd’hui dans la presse par le groupe des Verts Strasbourgeois, nous nous devions de réagir.

" Fidèles à leurs analyses indigentes sur les questions de fond qui les dépassent, engoncés dans leurs rudes contradictions internes, le groupe des Verts du conseil municipal croit devoir agresser le groupe UMP - Nouveau Centre & Indépendants et tentant de faire « un mot » d’une affligeante pauvreté intellectuelle. Pauvre manœuvre de diversion aussi.

Donc nous ne serions ni démocrates, ni progressistes ? Tout le bilan de notre action municipale aussi bien que régionale est une preuve spectaculaire du contraire.

Pour ces Verts là, la démocratie c’est l’agitation permanente, c’est le blocage de toute action progressiste, c’est un stérile conservatisme, c’est même une vision culturelle obscurantiste.

D’ailleurs, on cherche en vain de véritables propositions écologiques dans ce mouvement tout entier, vampirisé par l’extrême de l’extrême gauche.

Les verts ne réussiront pas à masquer leurs excès et c’est ainsi, qu’au nom des valeurs démocratiques qui sont les nôtres depuis toujours, au nom de notre sens du progrès tant humain que civilisationnel, nous demandons solennellement au vert, Mostapha El Hamdani de remettre sa démission d’élu de la République.

Avoir affirmé à deux repris en séance du conseil municipal qu’il « fallait importer le conflit » de Gaza, en n’ayant à aucun moment formulé le moindre regret pour ces propos guerriers et antirépublicains qui n’ont pas leur place en France, monsieur El Hamdani ne peut rester élu de la République Française. Sa démission montera son sens du respect de la démocratie et son sens du progrès ! "

Robert GROSSMANN
Président du Groupe municipal de Strasbourg
UMP – Nouveau Centre & Indépendants

vendredi, 20 février 2009

Notre groupe évolue !

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Chère Madame, Cher Monsieur,

Chers amis adhérents et sympathisants de l’UMP et du Nouveau Centre,

 
Beaucoup d’entre vous ont regretté la discrétion, voire l’absence de nos mouvements, l’UMP et le Nouveau Centre, au sein du conseil municipal de Strasbourg. Vous avez été nombreux à nous le faire savoir.

Sachez qu’aucun de nous, élus de Strasbourg, n’a envie de mettre son drapeau dans la poche et, comme vous tous, nous sommes fiers d’appartenir à ces grands mouvements populaires.

Avec vous, nous partageons une même conception de la politique fondée sur les valeurs intangibles de la république et de l’humanisme. Nous savons aussi que la France a besoin de réformes et notre Président de la République, Nicolas Sarkozy, les engage avec un courage et une détermination exemplaires dans le climat le plus difficile qui soit.

La crise mondiale produit en effet des conséquences néfastes en France et  en Europe et jamais les temps n’ont été aussi rudes pour des responsables de gouvernements.

C’est pourquoi, il est en effet important que les voix de l’UMP et du Nouveau Centre se fasse entendre fortement à Strasbourg pour défendre l'intérêt de tous nos concitoyens, face à l’immobilisme et à la vacuité de la municipalité PS-Verts.

Sans compter qu’il nous faut aussi être vigilants par rapport à des dérives graves comme celle de ce conseiller municipal Verts qui n’a pas hésité à dire “qu’il fallait importer le conflit ” du Moyen Orient chez nous. Ces propos irresponsables sont totalement contraires à l’esprit de la République Française et sont, de plus, susceptibles d’entraîner des conséquences graves.

Pour toutes ces raisons, notre groupe d'élus « des Démocrates pour le Progrès » a décidé de faire le choix de la clarté et de la transparence au sein du conseil municipal de Strasbourg, en tenant compte des convictions personnelles de chacun. Il s’intitulera désormais officiellement.

 

“Groupe UMP - Nouveau Centre et Indépendants ”

 

 


Nous avons besoin de dialoguer avec vous et c’est pourquoi nous vous encourageons à ne jamais hésiter à nous faire part de vos idées ou préoccupations.

Nous sommes à votre disposition pour promouvoir notre cause et vous prions de croire, chers amis, en nos salutations dévouées.


Robert Grossmann, Frédérique Loutrel , Jean-Emmanuel Robert,


Martine Calderoli-Lotz, Anne Schumann, Huguette Dreikaus

Affaire ELKOUBY : Réaction d'Anne SCHUMANN

Anne_Schumann.jpgMême si nous faisons des efforts pour comprendre le comportement de l’homme, les fonctions qu’exerce aujourd’hui Monsieur Eric Elkouby interdisent cependant toute compréhension.

 

Si les charges de travail et le poids de ses mandats politiques accentuent de manière si forte la fragilité de Monsieur Elkouby, il a tout intérêt à se ménager tout en permettant à la municipalité de présenter un visage intact et en dehors de tout soupçon.

 

Nous ne voyons pas comment Monsieur Elkouby pourrait à l’avenir être un digne représentant de la municipalité de Strasbourg.

Son maintien risquerait malheureusement de jeter l’opprobre sur la classe politique locale et plus particulièrement sur l’équipe municipale dirigée par Roland Ries.


Anne Schumann

Conseillère Municipale Nouveau Centre de Strasbourg

lundi, 16 février 2009

Strasbourg, c'est la victoire de la réconciliation sur la confrontation !

as.jpgEn prévision du sommet de l'OTAN à Strasbourg/Kehl les 3 et 4 avril, il serait dommage que les Strasbourgeois se concentrent sur des embarras de circulation alors qu'ils seront les témoins d'une célébration historique probablement reprise dans le monde entier.

« En 2008, nous nous sommes félicités du choix de Strasbourg/Kehl pour le 60e anniversaire de l'OTAN. Aujourd'hui, hélas, la communication autour de cet événement historique donne au symbole de l'Eurodistrict l'image d'un camp retranché.
 Il est indispensable que des mesures de sécurité exceptionnelles soient prises, mais souvenons-nous du passage à Strasbourg du président Reagan dans les années 80 et du bouclage de la Petite-France pour le repas de l'épouse du président dans une winstub !

Soixante ans de paix

Rappelons plutôt les raisons de ce sommet de l'OTAN qui nous honore. Strasbourg et la région du Rhin supérieur sont un modèle de la réconciliation européenne. Strasbourg est la capitale de la Grande Europe, celle du Conseil de l'Europe (47 Etats membres), qui fêtera aussi ses 60 ans le 5 mai. La création de ces deux organisations internationales en 1949 répondait au souci de défendre et consolider la liberté et la démocratie par la dissuasion militaire avec l'OTAN, et les moyens civils et l'Etat de droit avec le Conseil de l'Europe.
 Si nous rendions justice à l'histoire ? Ces deux alliances ont parfaitement fonctionné : 60 ans de paix, liberté et pluralisme démocratique sur la presque totalité du territoire européen. C'est parce que toutes les organisations internationales concernées ont affiché leur volonté et leur mission commune de garantir la stabilité dans la Nouvelle Europe qu'elles ont ouvert leur porte aux ex-pays du « bloc communiste ». Le Conseil de l'Europe a tracé la route et l'OTAN compte aujourd'hui 26 membres, dont 10 de l'ancienne Europe orientale et centrale.

L'antagonisme des blocs a disparu

Si le président Sarkozy base un bataillon allemand de la brigade franco-allemande en France, c'est bien dans le cadre du renforcement d'une défense européenne complémentaire de l'OTAN. En tant que centriste et Européenne engagée, je peux parfaitement suivre cette logique. La France est à l'origine de la création de l'Eurocorps, elle est un pilier de la Force européenne de réaction rapide de l'UE qui contribue au maintien de la paix et à l'aide humanitaire et civile. Dans les Balkans et en Afghanistan, l'engagement européen se fait en complémentarité de l'OTAN.
 Nous ne sommes plus en 1966, en pleine guerre froide et au « non » du général de Gaulle. L'antagonisme des blocs a disparu. Dès 1991, l'OTAN a reconnu à l'Europe le droit de décider d'une politique de sécurité et de défense commune. Le retour de la France, qui n'a jamais quitté l'Alliance mais seulement le commandement militaire, ne fait que confirmer une situation de fait. François Bayrou a tort d'invoquer une défaite pour l'Europe, il s'agit au contraire d'un acte de soutien et de confiance dans une « force Europe indépendante » partenaire reconnue au sein d'une nouvelle alliance.
 Le 60e anniversaire de l'OTAN et du Conseil de l'Europe donne à Strasbourg l'occasion unique de rappeler le chemin parcouru. Une nouvelle fois Strasbourg y donnera toute sa portée symbolique. La photo de famille des participants au sommet sur la passerelle des Deux Rives donnera au monde entier l'image de la victoire de la réconciliation sur la confrontation. Soyez fiers d'accueillir le sommet et l'ampleur de l'événement l'emportera sur les désagréments de ces deux jours ! »

Anne SCHUMANN

dimanche, 15 février 2009

Jean Emmanuel ROBERT : Extension Tramway

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Intervention de Monsieur


Jean Emmanuel ROBERT

 


Conseil CUS du 13 février 2009

 


Point 28 : Extension du Tramway

 

Monsieur le Président,

 

Vous avez fait le choix d’étendre le Tram vers l’Allemagne, à Kehl, en passant par le quartier du Port du Rhin. Si l’on peut souligner le caractère symbolique d’un tel projet dans sa dimension transfrontalière en écho à l’eurodistrict, il semble pour autant que d’autres choix tout aussi stratégiques sinon plus, auraient pu être faits.

 

Quoiqu’il en soit, cela aurait mérité préalablement un débat participatif entre les élus et pourquoi pas au sein des différents pôles de secteur que vous avez initiés, en associant les conseils de quartier strasbourgeois et plus globalement la population de l’agglomération dans son ensemble. On perd du temps en croyant en gagner lorsqu’on ne donne pas toute sa place à la concertation.

De fait, vous êtes passé à côté de la possibilité d’organiser un grand débat, une large consultation citoyenne qui aurait permis suffisamment en amont de prendre l’avis des uns et des autres, je pense aux différents conseils municipaux qui n’ont pas été consultés, au tissu associatif, où encore aux commerçants du centre Ville de Strasbourg.

Que vous le vouliez ou non cette extension vers Kehl aura des conséquences, notamment commerciales. Il suffit pour s’en convaincre de lire dans les DNA d’hier, la réaction de certains commerçants khelois, à l’instar de cette vendeuse de la boulangerie de la gare qui affirmait à juste titre « que ça serait forcément positif pour le commerce ».

Il est d’ailleurs extrêmement regrettable, que vous ayez choisi de faire l’impasse sur une étude d’impact économique et commerciale, qui jointe à notre dossier aurait pu éclairer nos collègues. 

 

Sur le fond, je déplore et mes collègues avec, que vous fassiez le choix de ne pas réaliser les 2 stations manquantes à la Roberstau, mais plus encore, que le quartier de Koenigshoffen et les extensions possibles vers le coeur d’Eckbolsheim et de Wolfisheim, soient les grands perdants de votre extension. En réalité vous repoussez sine die la création d’un véritable maillage cohérent et structurant sur l’ensemble de l’ouest de l’agglomération, par manque d’ambition et mais surtout de réelle volonté politique. C’est d’autant plus regrettable que la densité en termes de population, de services publics, de commerces, et d’équipements actuels et futurs, est autrement plus importante sur ce secteur de l’agglomération que dans le projet que vous nous soumettez.

Et c’est pourquoi nous avons un peu de mal à saisir les déclarations de votre 1er vice président, le Maire de Strasbourg, Roland RIES, qui sont finalement assez contradictoires avec l’application concrète que vous en faites, puisque selon lui, je le cite « le tram est un outil performant qu’il convient néanmoins de développer avec discernement. » En ignorant la Robertsau, en sacrifiant délibérément Koenigshoffen, Eckbolsheim et Wolfisheim, en les privant pour longtemps d’un accès aisé au tram, nombre d’habitants doivent penser que vous en manquez sérieusement !

 

Je voudrais terminer mon propos en prenant notre conseil à témoin pour souligner le manque total de concertation mais surtout l’absence de transparence qui a prévalu dans le montage de votre projet à l’instar de l’augmentation conséquente des tarifs CTS il ya quelques mois.

A lire votre rapport vous nous demandez d’approuver je cite « l’intégration du projet d’extension /Est de la ligne D du tramway dans le dossier de proposition de la CUS au 1ère appel à projets  Transports  Urbains lancé par l’Etat en octobre 2008. »

 

La date limite d’envoi du dossier de cofinancement des transports en commun en site propre dans le cadre de l’appel à projet lancé par l’Etat ayant expiré le 31 janvier dernier : faut-il comprendre que vous nous invitez à procéder à une validation rétroactive ? A moins que vous ne soyez finalement hors délais pour bénéficier des aides de l’Etat, ce qui serait dramatique, financièrement parlant, après la perte par la ville de Strasbourg de plusieurs millions d’euros dans le cadre du remboursement anticipé du fond de compensation de la TVA, initié par le plan de relance ? A moins que vous n’ayez pas voulu pour des raisons obscures, voire bassement politiciennes, communiquer aux élus de notre conseil, mais aussi à la presse et au grand public, votre souhait d’étendre le tram vers Kehl et ce dès le mois de novembre (mois au cours duquel nous avons été amenés à voter les extensions vers le Zénith et le Parc des Poteries).

 

Ces méthodes sont bien surprenantes et très éloignées de la fameuse démocratie participative dont vous nous vantez régulièrement les mérites. Les seuls que nous percevions pour l’heure consistent essentiellement à écarter les élus communautaires du processus démocratique et décisionnel. C’est la raison pour laquelle, Monsieur, le Président, dans un souci de transparence, avec mes collègues, nous souhaiterions que vous nous transmettiez en urgence, et c’est de droit, copie du dossier que vous avez adressé à l’Etat et nous vous confirmerons naturellement notre demande par écrit. 

 

Je vous remercie.  

mardi, 23 décembre 2008

Débat budgétaire : CUS

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Intervention de Madame Anne Schumann

Conseil CUS du 19 décembre 2008

Point 1 – Budget

Monsieur le Président,
Chers collègues,

Permettez-moi tout d’abord d’émettre un vœu. Contrairement au débat d’orientations budgétaires du mois dernier, je souhaite vivement que ce débat ne soit pas tronqué. Je souhaite qu’il y ait un véritable échange avec un premier tour de prises de parole suivi de vos réponses avant d’aborder le second tour. En effet, un débat, à mon sens, suppose qu’il y ait un véritable échange des points de vue ce que nous n’avons malheureusement pas connu le mois dernier.

Venons-en au budget primitif. Il est censé transposer en engagements financiers votre projet politique pour la CUS. Cela est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de votre premier budget qui doit donner le LA pour les 5 années à venir.

Lors de votre prise de fonctions en avril dernier, Monsieur le Président, vous vous étiez notamment engagé à développer une vraie stratégie économique, à mettre l’accent sur des transports collectifs et le logement, à réaliser un « Plan Santé », à doter l’Euro-district d’un véritable statut d'agglomération transfrontalière. Ce premier budget devrait donc refléter vos engagements d’avril dernier. Il devrait surtout tenir compte de la crise économique que traverse actuellement la planète.

Malheureusement, comme le dirait Alain Jund, nous avons l’impression que vous souffrez d’autisme. Que Strasbourg et sa Communauté urbaine se trouvent enfermées dans une bulle, loin de l’agitation que connait aujourd’hui le monde. Que notre exécutif se croit être à la tête d’un petit village gaulois qui pourrait résister à la crise, seul contre tous, par on ne sait quelle potion magique.
Conformément à ce que font nos voisins allemands du Baden-Wurtemberg, la Région Alsace, le Département (qui va redoubler ses efforts au mois de février), l’Etat Français, les Etats-Unis sous l’impulsion de Barack Obama, nous pensions voir notre Communauté Urbaine être innovante, créative et moteur de la relance indispensable pour soutenir nos artisans, nos PME, bref le tissu économique local.

Les réactions de la gauche française faisant suite à l’annonce du plan de relance de Nicolas Sarkozy nous confortaient dans notre sentiment. Je cite, au hasard, Martine Aubry qui a récemment pris sous son aile Alain Fontanel, «Ce soir, la France n'a toujours pas le plan de relance à la hauteur de la crise qui s'installe » Pour Madame Aubry, les 26 milliards d’euros engagés ne sont pas suffisants à ses yeux. Il en faut plus, beaucoup plus. Mais ce qui est valable au niveau national, ne semble plus l’être au niveau local. Pour les habitants de la CUS, de relance, il n’y a point. Ce que vous nous proposez d’adopter aujourd’hui est un véritable budget de rigueur, d’austérité, de régression.

Comme d’habitude, vous allez nous entonner le couplet de l’héritage et de la dette pour justifier votre immobilisme. Nous sommes pourtant bien loin, fort heureusement, du héraut Lillois du PS, Martine Aubry, qui déclare au sujet de Lille Métropole « Nos finances sont saines, nos pratiques économes. » en étant à la tête d’une collectivité endettée à hauteur de 1500 euros par habitant soit 227 % de plus que notre communauté urbaine qui connaitra l’année prochaine un endettement de 458 euros, inférieur de 39 % à la moyenne nationale.

Si cet endettement avait été aussi important que vous le dites, qui peut croire raisonnablement que vous n’auriez pas été dans l’obligation d’augmenter massivement les impôts. Si la gestion de vos prédécesseurs avait été à ce point chaotique, qui peut croire que vous auriez laissé l’autofinancement de la collectivité s’écrouler en vous payant le luxe de réduire les cessions d’actifs de près de 54%, soit environ 7,5 millions d’euros.
Ne vous en déplaise et je sais que cela ne fait pas plaisir à entendre mais la CUS et Strasbourg constituent les troisièmes collectivités de France les moins endettées. C’est ce qu’indiquent vos chiffres, vos tableaux, votre budget.

En complément de la dette, vous allez aussi laisser croire qu’il n’y a eu que des projets structurants –pharaoniques dite-vous - réalisés au détriment du quotidien. Les nombreux aménagements de voiries, les extensions du tramway, les rénovations et constructions de médiathèques ne profiteraient donc pas aux habitants. Votre communication ré-écrit l’Histoire et travestit la réalité mais elle ne trompe personne.

Nous vous espérions ambitieux, et vous faites de la finance en prévoyant, par exemple, un accroissement de 30% des intérêts bancaires, alors que la ligne de trésorerie est contractée à l’année, que le la BCE en quelques semaines, a nettement baissé ses taux directeurs de 3,75 à 2,50 % et que d’autres baisses ne sont pas à exclure.

Vous vous voulez le chantre des transports en commun mais votre budget ne prévoit que 700 000 euros d’investissement pour les extensions futures du Tramway contre 24 millions d’euros pour des opérations de voiries soit 3328 % de plus pour la voiture. Cet écart marque votre absence d’ambition pour le Tramway et les transports en commun déjà aperçu lors de l’augmentation antisociale des tarifs de la CTS.

Nous attendions un soutien franc et massif à l’économie mais les investissements vont diminuer très fortement de 30,7 % alors qu’ils continuent d’augmenter au conseil Général et Régional.
Puisque nous parlons du Département et de la Région, je trouve tout de même extraordinaire de les mettre continuellement en cause en compagnie de l’Etat. La Région Alsace, par exemple, a financé 50 % de la part locale de la réalisation du TGV Est dont profite aujourd’hui Strasbourg à plein, surtout en cette période de l’année. S’agissant de ses prélèvements obligatoires, depuis 2000 et la réforme Jospin, la Région ne perçoit plus le moindre euro issu de la taxe d’habitation. Ses uniques revenus, issus des prélèvements obligatoires, proviennent de la TP et de la Taxe Foncière. Pour le Département, mais mes collègues conseillers généraux le démontreront bien mieux que moi, il consacre 40% de ses aides à l’investissement aux communes membres de la CUS. Le point 3 de notre ordre du jour en est d’ailleurs la parfaite illustration. Notre CUS va donc profiter, fort heureusement de leurs investissements supplémentaires car, avec votre budget, ce sont tout de même 80 millions d’euros en moins qui seront injectés dans l’économie locale !

Sous votre houlette et celle de monsieur Fontanel, nous assistons à l’instauration d’une véritable politique malthusienne de renoncement qui va enclencher le cercle vicieux du déclin et de la décadence. Cette brutale régression pèsera fortement sur la vitalité économique de nos entreprises, de l’emploi et ne manquera pas de se répercuter sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens.

Ce budget primitif soulève de nombreuses autres questions

- Par exemple, vous prévoyez 10,9 millions d’euros consacrés à des provisions pour la conduite de projets Urbains. Nous souhaiterions savoir, très précisément et dans le détail, ce que vous comptez faire de ces 10,9 millions d’euros, somme tout de même très importante.

- L’autorisation de programme du projet Danube est dotée de 10 239 752 Euros. Pouvez-vous nous indiquer si cette somme comprend la dépollution indispensable du site afin de débarrasser les générations futures de cette charge ?

- Les dépenses de matériel augmenteront de 9% et celles d’entretien de 5,69 % - Pouvez-vous nous expliquer les raisons de ces augmentations ?

- Même question pour les services extérieurs qui progressent de 2 234 000 euros – à quoi correspondent-ils ?

Nous demeurons toujours dans l’ignorance des tenants et des aboutissants de l’avancée du dossier relatif à la construction d’un nouveau stade. Serons-nous condamnés à suivre cette question importante dans les médias ?

Quid des extensions du Tramway en dehors du prolongement de la ligne A ? Illkirch, Kehl, Koenigshoffen ou la Robertsau seront-elles concernées ?
Le parc des expositions et le centre nautique font-ils toujours partie de vos projets ?

Monsieur le Président, votre budget marque une absence inquiétante d’une véritable vision politique pour notre Communauté Urbaine mais surtout une absence d’ambition.
Le budget que vous avez concocté est socialement injuste et n’est pas économiquement judicieux en cette période de crise.

Vous l’aurez compris, les raisons sont suffisamment nombreuses, sur la forme autant que sur le fond pour que nous ne puissions pas le voter et par conséquent cautionner votre politique, car la bonne réponse à la récession ça ne peut pas être la régression !

Je vous remercie.

mardi, 16 décembre 2008

Interview de Robert Grossmann (DNA) budget 2009.

Débat budgétaire

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Intervention de Monsieur Jean Emmanuel ROBERT

Conseil Municipal du 15 décembre 2008

Point 1 – Budget


Monsieur le Maire,

Mes Chers Collègues,

Le budget primitif constitue l’acte politique majeur puisqu’il est censé transposer en engagements financiers le projet politique du Maire, de sa municipalité, et c’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit d’une équipe nouvellement élue.

Très logiquement, ce budget devrait donc nous éclairer sur votre ambition pour Strasbourg, sur vos intentions concrètes, et comme vous vous y étiez engagés monsieur le Maire, je vous cite, « sur les retombées immédiates sur la vie personnelle des Strasbourgeois ». Il devrait à tout le moins, refléter vos engagements de campagne, illustrer les projets que vous souhaitez mettre en œuvre l’année prochaine, mais également sur la durée de votre mandat. Il devrait enfin prendre en compte la situation économique difficile que nous traversons.

Malheureusement, il faut bien le reconnaître, nous sommes sortis, le mois dernier, du débat d’orientations budgétaires bien plus désorientés qu’orientés. Nous avons été bien en peine de pouvoir disposer d’une stratégie financière claire, à long terme, et dans l’incapacité de desceller derrière vos nombreuses déclarations d’intention, le cap fixé, l’impulsion et l’ampleur que vous souhaitez donner à l’action municipale.

C’est donc quelque peu déboussolés mais sans aucune illusion que nous avons pris connaissance des éléments chiffrés que vous nous proposez aujourd’hui. A leur lecture nous avons constaté comme nous le pressentions et le redoutions, un véritable budget de régression.

Quoi que vous puissiez dire et affirmer en effet Monsieur le Maire, ce n’est pas ce budget qui contribuera de manière efficace à améliorer la vie quotidienne des Strasbourgeois. Il ne conduira pas au fameux « mieux vivre ensemble » que vous aviez pourtant promis et, qui, visiblement est déjà relégué au rang des promesses oubliées. Ce n’est pas ce budget qui concourra à renforcer l’attractivité économique de Strasbourg et à tisser plus lien social, car derrière les discours de façade, derrière les effets d’annonce, derrière l’autosatisfaction de votre majorité et les tours de passe-passe financiers, ce budget est dans les faits un budget de rigueur, un véritable plan d’austérité. En fait : un budget de régression comme Strasbourg n’en a avait pas connu depuis longtemps, digne d’ailleurs des plus fidèles apôtres de l’ultra orthodoxie budgétaire !

A un moment, où il conviendrait au contraire, d’initier un véritable plan de relance et de soutien à l’activité, à l’instar de ce que font la plus part des Etats Européens, le land frontalier, de nombreuses grandes collectivités territoriales, et que s’apprêtent à adopter les Etats-Unis sous l’impulsion de leur nouveau Président, Barak OBAMA, à Strasbourg, totalement à contre emploi, visiblement éloignés des réalités et du terrain, repliés sur vous-mêmes, comme enfermés dans une bulle, vous réduisez considérablement la voilure des investissements.

Avec un tel tour de vis, vous courrez le risque de mettre à mal nombre de PME, déjà fragilisées par le ralentissement de l’activité. Mais surtout, vous privez les carnets de commande des entreprises de travaux publics, d’un ballon d’oxygène pourtant vital pour la sauvegarde de leurs emplois. En un mot : vous prenez la responsabilité d’accroître à Strasbourg la dégradation du climat économique et social.

Et ce n’est pas, le maintien des taux de fiscalité qui changera la donne, en raison non seulement de la revalorisation automatique des bases qui induira une progression de plus de 2% des impôts locaux en 2009, mais également, parce que vous avez d’ores et déjà amputé le pouvoir d’achat des Strasbourgeois en augmentant substantiellement les tarifs de la CTS. Au fond, vous faites semblant de donner aujourd’hui d’une main ce que vous avez d’ores et déjà, largement repris de l’autre. Je note au passage l’absence de transparence sur vos intentions, cette année ou les années suivantes, en matière de stationnement payant, bien que vous prévoyez en autorisations de programme, d’acquérir de nouveaux horodateurs, pas plus que sur l’idée émise par l’un de vos adjoints, d’ouvrir un casino à Strasbourg. Pas étonnant dès lors que la partie recette de votre budget ressemble à une sorte de poker menteur !

Là où nous attendions de votre majorité une stratégie cohérente, une démarche volontariste, innovante et audacieuse pour faire face à la crise, relancer localement la croissance et lutter contre le chômage, nous avons droit à une politique frileuse, lisse et sans aspérité.

Là où nous attendions de vous, Monsieur le Maire, que vous traduisiez en actes dans ce budget, ce qui fut votre leitmotiv pendant la campagne, et permettez-moi de vous citer encore, « que Strasbourg retrouve son véritable talent, celui d’être une Ville créative », les Strasbourgeois découvrent avec stupéfaction une nouvelle forme de conservatisme, d’immobilisme mais surtout, je le répète, de régression.

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes, vous ne pouvez d’ailleurs pas les contester puisque ce sont les vôtres autant que l’est désormais ce budget :

-diminution de 25% des investissements opérationnels en faveur du sport et de la jeunesse avec les conséquences difficiles que cela aura sur les clubs, leurs équipements, sur le moral des dirigeants et des bénévoles, mais aussi sur les jeunes que vous allez désespérer.

-réduction de l’ordre de 15% pour l’éducation et l’enseignement avec à la clef, obligatoirement, un net ralentissement du programme de réhabilitation des écoles. C’est indéfendable de la part d’une majorité dite de progrès et cela en dit long, sur la manière que vous avez de préparer l’avenir de nos enfants !

-chute vertigineuse, du jamais vu, de près de 30% des investissements consacrés aux aménagements, aux services urbains et à l’environnement, alors que vous affirmiez pendant la campagne, Monsieur le Maire et je vous cite toujours « que l’urgence est à l’investissement dans les équipements de proximité qui facilitent la vie quotidienne », tout en promettant de faire de Strasbourg une Ville durable.

-effondrement de près de 23% des crédits consacrés à l’administration, à la logistique, au patrimoine mais surtout à la sécurité, cette tranquillité publique à laquelle les Strasbourgeois sont très attachée et que déjà, quelques mois à peine après votre arrivée aux responsabilités, vous reléguez au second rang.

Mes chers Collègues, rien ne justifie à nos yeux une telle politique de régression sociale qui va se faire sentir d’abord dans les quartiers, notamment par les plus fragiles, qui au lieu d’être les premiers soutenus par la collectivité, notamment dans la défense de l’économie locale, donc de leur emploi, seront en réalité les premiers à en faire les frais.

Mais c’est surtout lorsqu’on s’attache à la mise en œuvre effective de vos engagements de campagne que l’on constate avec éclat le décalage entre ce qui a été promis et ce qui est réellement tenus. Pour beaucoup d’entre eux en effet, on ne décèle pas dans ce budget le commencement d’un début de mise en œuvre.
Et pour n’en citer que quelques uns pouvez-vous nous dire Monsieur le Maire,

-ce qu’il en est de votre projet de création d’un nouvel opéra, d’un centre nautique, d’un grand espace dédié aux sports de glisse : je ne vois aucune autorisation de programme les concernant.

-S’agissant de l’installation d’un dispositif de vélos en libre service, d’une vélo-école, d’ateliers de réparations et d’entretien, faut-il craindre comme ce budget le laisse à penser, qu’ils soient renvoyés aux calendes Grecs ?
-Quid de votre promesse de créer un office foncier, une maison de la santé, un bureau du temps, un réseau de taxi de nuit de borne à borne ? Probablement reportés sine die !

-Monsieur le Maire, puisqu’il y a urgence en matière de logement, pourquoi n’avez-vous rien prévu au sujet votre fameuse garantie des risques locatifs visant à supprimer les cautions demandées aux jeunes et que ces derniers attendent avec impatience?

Quand est il de votre promesse de bourses destinée aux étudiants- ils sont plus de 40 000 à Strasbourg-, de la création d’un portail Internet dédié à l’emploi des jeunes, de l’ouverture de plate-forme d’initiatives locales dans les quartiers : pouvez-vous nous dire avec précisions quels seront les quartiers concernés en 2009?

Pourquoi diable avoir mis au frigidaire votre promesse de créer une maison de l’étudiant, d’ouvrir des guichets uniques pour l’emploi, le logement, l’aide sociale et les transports publics ?

Vous vous êtes engagé à faire de l’économie sociale et solidaire l’un des grands chantiers de la mandature : pourquoi votre budget, alors que nous sommes en période de crise, fait-il l’impasse sur le soutien au micro crédit, comme vous l’aviez proposé ?
Et que dire de votre engagement de mettre à la disposition de chaque élève strasbourgeois, un ordinateur ? S’agit-il là aussi d’une énième promesse formatée ? Ou faut- il penser que ce matériel informatique arrivera en kit, que les jeunes auront l’année prochaine la souris et le tapis après avoir reçu en 2008 la clef USB ?

Voilà autant de questions qui ne trouvent pas de réponse dans ce budget de rigueur, et avec mes collègues de l’opposition nous le redoutons autant que nous le déplorons, autant de promesses qui resteront probablement sans lendemain !

Alors naturellement comme à l’accoutumée vous allez nous expliquer que vous avez été contraints, la mort dans l’âme, de faire des choix et donc de fermer les robinets.
A vous entendre c’est bien évidemment la faute de l’Etat de qui vous exigez tout sans aucun complexe, notamment qu’il fasse l’exact contraire de la politique de régression en matière d’investissements opérationnels que vous menez.

Pour mieux vous exonérer de vos promesses, vous allez nous refaire pour la énième fois le coup de l’héritage, de l’audit, de la situation dégradée que vous auriez trouvée en arrivant. Si elle l’avait été autant que vous le dites, qui peut croire raisonnablement que vous n’auriez pas été dans l’obligation d’augmenter massivement les impôts. Si la gestion de vos prédécesseurs avaient été à ce point chaotique, qui peut croire que vous auriez laissé l’autofinancement de la collectivité s’écrouler en vous payant le luxe de réduire les cessions d’actifs de près de 60%, soit environ 18M d’euros.
Si la situation avait été celle que vous ne cessez décrire, et de décrier, comment pouvez-vous expliquer que notre Ville puisse de désendetter pour la 3ème année consécutive ?

Alors, pour vous dédouanez de mener cette politique d’austérité antisociale, je comprends qu’il soit commode que vous vous sentiez obligé de nous repassez incessamment votre vieux disque rayé sur la dette. Mais une fois pour toute, ne vous en déplaise, Strasbourg est la 3ème ville de France la moins endettée, c’est ce qu’indiquent vos chiffres, vos tableaux, votre budget. Largement devant Nantes, Grenoble où Lille, dont le Maire est d’ailleurs votre nouveau leader, votre nouveau chef (au moins pour la moitié d’entre vous), votre nouveau model, qu’on ne vous recommande toutefois pas de suivre en matière d’endettement municipal et communautaire. Ensuite, parce que cette dette peu importante, qui se réduit, vous permet, mais vous vous gardez bien de le claironner, de prévoir dans votre budget 2009 une hausse de 30% des emprunts nouveaux, pour un montant de 37millions d’€.

Pour terminer, vous me permettrez, avec mes collègues du groupe des démocrates pour le progrès, de dénoncer l’opacité qui règne dans ce budget primitif, notamment au sujet du gonflement artificielle des charges financières. Comment pouvez-vous en effet prévoir une simple stabilisation des intérêts liés aux emprunts et à la dette, quand les taux baissent et que la Ville se désendette? Pour les mêmes raisons, et c’est imparable, comment pouvez vous prévoir un accroissement de 30% des intérêts bancaires, alors que la ligne de trésorerie est contractée à l’année, que le la BCE en quelques semaines, a nettement baissé ses taux directeurs de 3,75 à 2,50% et que d’autres baisses ne sont pas à exclure.
Que dire des dotations aux provisions qui augmentent de 195% sans aucune explication mais surtout, cerise sur la gâteau, comment pouvez prévoir une augmentation conséquente, près de 25%, du poste intitulé « dépenses imprévues », alors que, comme son nom l’indique, elles ne sont pas prévisibles !
Où va donc passer tout cet argent, plus d’un million et demi d’euros : voilà une belle cagnotte qui aurait pu servir à améliorer directement le pouvoir d’achat des Strasbourgeois.

Monsieur le Maire,

De grands enjeux et de nombreux défis se posent à Strasbourg : votre absence de volontarisme ne vous permettra pas d’y répondre. Le budget que vous avez concocté est socialement injuste et n’est pas économiquement viable en période de crise.
Vous l’aurez compris, les raisons sont suffisamment nombreuses, sur la forme autant que sur le fond pour que nous ne puissions pas le voter et par conséquent cautionner votre politique, car la bonne réponse à la récession ça ne peut pas être la régression !

Je vous remercie.

mercredi, 10 décembre 2008

Lettre à Roland RIES

robert grossmann.jpgMonsieur le Maire,

Nous avons bien reçu votre proposition de modification de l’article 47 du règlement intérieur de notre conseil municipal.

Tout d’abord, nous tenions à vous alerter sur l’évolution récente de la jurisprudence relative à l’expression des groupes politiques. Le 4 novembre dernier, le tribunal administratif de Montpellier, a en effet enjoint au Maire de Montpellier de réserver la rubrique dénommée « tribune politique » dans le journal municipal « Montpellier notre ville » aux seuls élus n’appartenant pas à la majorité municipale. Cette décision s’appuie sur le principe que les élus majoritaires disposent de la totalité du journal municipal pour défendre leur politique.
Une telle disposition pourrait donc logiquement s’appliquer à d’autres communes, y compris Strasbourg. Nous serions heureux d’en débattre avec vous lors d’une réunion des présidents.

S’agissant de votre proposition de faire évoluer notre règlement intérieur, nous avons quelques propositions à vous faire :

- Les Présidents de groupes doivent pouvoir valider la mise en page de leur tribune avant l’impression afin qu’elle soit conforme à leur souhait

- Il n’est pas concevable que les liens hypertextes soient acceptés dans « Strasbourg magazine » et rejetés sur « strasbourg.fr ». Par conséquent, nous proposons de les accepter en les limitant aux seuls renvois vers les sites appartenant et gérés par les groupes respectifs.

- La mise à jour d’internet n’occasionnant aucun coût supplémentaire pour la collectivité tout en étant techniquement aisée, nous proposons d’étendre la fréquence d’expression de chaque groupe à un maximum d’une tribune par semaine. Libre ensuite à eux d’exploiter ou pas cette possibilité. Cette mesure constituera une avancée importante de l’expression démocratique des élus municipaux.

- Afin d’améliorer de manière effective et réelle l’information des Strasbourgeoises et des Strasbourgeois sur les débats de notre conseil municipal, nous vous proposons de les enregistrer en vidéo et de diffuser dans son intégralité le Conseil Municipal sur le site internet « strasbourg.fr ». Nos concitoyens pourront ainsi juger directement de nos échanges comme cela est déjà le cas à Marseille, Dijon ou Bordeaux.

Nous nous permettons enfin, de vous alerter une nouvelle fois sur les dysfonctionnements que crée votre mode de fonctionnement des commissions Thématiques.

L’organisation le même jour à la même heure de ces commissions, empêche les élus qui le souhaiteraient d’assister à une autre commission que celle dans laquelle ils se rendent alors que le règlement intérieur prévoie cette possibilité.
Les travaux de la commission plénière se trouvent aussi considérablement modifiés dans leur durée ou leur intensité par l’instauration des commissions. Au total la bonne information des élus est réduite et l’on peut constater que pour l’instant il ne s’agit pas d’une avancée de la démocratie locale mais bien d’un recul.
Afin de remédier à cette situation, nous vous proposons d’organiser les commissions thématiques la semaine qui précède la commission plénière, à des jours distincts et en soirée afin de permettre aux élus retenus par des contraintes professionnelles d’y assister.

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de mes salutations les meilleures.

Robert GROSSMANN

Pièce jointe : Article DNA (ici)

mardi, 09 décembre 2008

Oui au GCO !

logo_ump.gifLa réalisation du Grand Contournement Ouest est devenue une nécessité et une urgence pour les Strasbourgeois !

Strasbourg est l’unique grande ville Française à être coupée en son cœur par une autoroute de 2 X 3 voies qui drenne plus de 170 000 véhicules par jour. Aucune autre autoroute en France, en dehors du périphérique parisien, n'atteint un tel trafic.

Les habitants des quartiers de Hautepierre, de Cronenbourg, de la Gare, de l’Elsau, de Koenigsoffen et de la Meinau sont les premiers touchés par les nuisances provoquées par cette traversée. Pollution de l’air et fortes nuisances sonores sont leur lot quotidien.

Par souci de transparence, il serait judicieux que Roland Ries, hostile à ce projet, communique aux Strasbourgeoises et aux Strasbourgeois les résultats des études relatives à la pollution atmosphériques subie par les habitants aux abords de cet axe.

Je me félicite de la décision du Président de la République, Nicolas Sarkozy, et du Premier Ministre, François FILLON, de confirmer et d’accélérer la réalisation de ce projet qui soulagera enfin les habitants de Strasbourg et de sa Communauté Urbaine de cette circulation automobile de transit.

Les travaux réalisés, il sera dès-lors possible de requalifier l’A4 et l’A35 afin d’apaiser le trafic interurbain, d’opérer une liaison entre les quartiers coupés par l’autoroute mais surtout de soulager les habitants de Strasbourg qui n’ont que trop subi les conséquences nocives de cette anomalie qui date des années 1960.

JER.jpg


Jean Emmanuel ROBERT

Conseiller municipal de Strasbourg
Délégué de la Première Circonscription du Bas-Rhin

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