mercredi, 04 mars 2009
Projet de motion de Robert Grossmann
« Contre les communautarismes et pour le respect de la République »
Conseil Municipal du 9 mars 2009
"La guerre entre le Hamas et Israël a eu des répercussions à Strasbourg.
Des tensions vives se sont faites jour.
La légitime compassion envers la population de Gaza aussi bien que les sympathies envers Israël sont du ressort de la conscience individuelle de chaque citoyen français ainsi que des hôtes de la France que sont ses visiteurs étrangers.
Les règles qui gouvernent la République française excluent toute prééminence communautariste et privilégient clairement l’expression et la valorisation de chaque individu fondées sur l’humanisme, socle des droits de l’homme et du citoyen.
Aucune communauté d’aucune sorte, ne peut s’arroger un quelconque droit de prééminence sur la République française et ses valeurs.
Aucune menace ne saurait faire plier la loi de la démocratie.
Vivre en République implique pour tous le respect de chaque citoyen sans distinction de race, ni de religion, ni de philosophie.
Ces principes qui régissent notre vie citoyenne au quotidien excluent à plus forte raison toute velléité d’importer en France des conflits qui se déroulent à l’étranger, d’un coté comme de l’autre.
Le conseil municipal réaffirme de manière claire et unanime son attachement aux valeurs de la République en excluant toute expression communautariste quelle qu’elle soit.
Il rejette avec force l’idée d’importer un conflit étranger.
Il ne saurait pas davantage admettre que des pressions et des menaces communautaristes s’expriment impunément dans notre ville, capitale des droits de l’homme.
Il rappelle en ce sens que le conseil des étrangers ne saurait être fondé sur des expressions communautaristes comme l’ethnisme, la religion ou la langue.
Par ailleurs, comme l’ont affirmé ses promoteurs, sa vocation est exclusivement destinée à tout homme ou femme ne disposant pas de la nationalité française.
Il ne peut réunir des citoyens français disposant en plus d’une autre nationalité. Faute de quoi il ne serait qu’un lieu de rassemblement d’électeurs communautarisés."
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lundi, 02 mars 2009
APPEL


« Dans un souci de large rassemblement, notre groupe est ouvert à tous les UMP, à tous les Nouveau-Centre, sans la moindre exception, tout en tenant compte des convictions personnelles de chacun.
Nous appelons tous les militants de l’UMP et du Nouveau-Centre, tous les élus de l’UMP et du Nouveau-Centre et tous ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs républicaines et humanistes, à s’unir à nous dans l’action, à nous rejoindre pour demeurer vigilants face aux dérives graves de certains élus de la majorité municipale.
Il n’y a pas de fatalité. C’est unis, en respectant les individus et les convictions philosophiques, politiques et religieuses de chacun, en ne pratiquant pas l’exclusion et le sectarisme, en travaillant dans la sérénité, de manière collégiale et collective, avec une parole libre, en instaurant davantage de démocratie et de transparence dans notre mode de fonctionnement collectif, que la victoire sera de nouveau possible.
Nous demeurons résolument de fervents partisans du dialogue, de la réflexion, et du débat d’idée »
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mardi, 24 février 2009
Des Verts conservateurs et obscurentistes

Mis en cause aujourd’hui dans la presse par le groupe des Verts Strasbourgeois, nous nous devions de réagir.
" Fidèles à leurs analyses indigentes sur les questions de fond qui les dépassent, engoncés dans leurs rudes contradictions internes, le groupe des Verts du conseil municipal croit devoir agresser le groupe UMP - Nouveau Centre & Indépendants et tentant de faire « un mot » d’une affligeante pauvreté intellectuelle. Pauvre manœuvre de diversion aussi.
Donc nous ne serions ni démocrates, ni progressistes ? Tout le bilan de notre action municipale aussi bien que régionale est une preuve spectaculaire du contraire.
Pour ces Verts là, la démocratie c’est l’agitation permanente, c’est le blocage de toute action progressiste, c’est un stérile conservatisme, c’est même une vision culturelle obscurantiste.
D’ailleurs, on cherche en vain de véritables propositions écologiques dans ce mouvement tout entier, vampirisé par l’extrême de l’extrême gauche.
Les verts ne réussiront pas à masquer leurs excès et c’est ainsi, qu’au nom des valeurs démocratiques qui sont les nôtres depuis toujours, au nom de notre sens du progrès tant humain que civilisationnel, nous demandons solennellement au vert, Mostapha El Hamdani de remettre sa démission d’élu de la République.
Avoir affirmé à deux repris en séance du conseil municipal qu’il « fallait importer le conflit » de Gaza, en n’ayant à aucun moment formulé le moindre regret pour ces propos guerriers et antirépublicains qui n’ont pas leur place en France, monsieur El Hamdani ne peut rester élu de la République Française. Sa démission montera son sens du respect de la démocratie et son sens du progrès ! "
Robert GROSSMANN
Président du Groupe municipal de Strasbourg
UMP – Nouveau Centre & Indépendants
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vendredi, 20 février 2009
Notre groupe évolue !


Chère Madame, Cher Monsieur,
Chers amis adhérents et sympathisants de l’UMP et du Nouveau Centre,
Beaucoup d’entre vous ont regretté la discrétion, voire l’absence de nos mouvements, l’UMP et le Nouveau Centre, au sein du conseil municipal de Strasbourg. Vous avez été nombreux à nous le faire savoir.
Sachez qu’aucun de nous, élus de Strasbourg, n’a envie de mettre son drapeau dans la poche et, comme vous tous, nous sommes fiers d’appartenir à ces grands mouvements populaires.
Avec vous, nous partageons une même conception de la politique fondée sur les valeurs intangibles de la république et de l’humanisme. Nous savons aussi que la France a besoin de réformes et notre Président de la République, Nicolas Sarkozy, les engage avec un courage et une détermination exemplaires dans le climat le plus difficile qui soit.
La crise mondiale produit en effet des conséquences néfastes en France et en Europe et jamais les temps n’ont été aussi rudes pour des responsables de gouvernements.
C’est pourquoi, il est en effet important que les voix de l’UMP et du Nouveau Centre se fasse entendre fortement à Strasbourg pour défendre l'intérêt de tous nos concitoyens, face à l’immobilisme et à la vacuité de la municipalité PS-Verts.
Sans compter qu’il nous faut aussi être vigilants par rapport à des dérives graves comme celle de ce conseiller municipal Verts qui n’a pas hésité à dire “qu’il fallait importer le conflit ” du Moyen Orient chez nous. Ces propos irresponsables sont totalement contraires à l’esprit de la République Française et sont, de plus, susceptibles d’entraîner des conséquences graves.
Pour toutes ces raisons, notre groupe d'élus « des Démocrates pour le Progrès » a décidé de faire le choix de la clarté et de la transparence au sein du conseil municipal de Strasbourg, en tenant compte des convictions personnelles de chacun. Il s’intitulera désormais officiellement.
“Groupe UMP - Nouveau Centre et Indépendants ”
Nous avons besoin de dialoguer avec vous et c’est pourquoi nous vous encourageons à ne jamais hésiter à nous faire part de vos idées ou préoccupations.
Nous sommes à votre disposition pour promouvoir notre cause et vous prions de croire, chers amis, en nos salutations dévouées.
Robert Grossmann, Frédérique Loutrel , Jean-Emmanuel Robert,
Martine Calderoli-Lotz, Anne Schumann, Huguette Dreikaus
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samedi, 14 février 2009
Gestion RIES-BIGOT
Où en sommes nous en Communauté urbaine de Strasbourg après 10 mois de gestion Bigot-Ries ?
Conseil de CUS du 13 février 2009
Intervention de Robert Grossmann
Je souhaiterais m’adresser au tandem Bigot Ries à propos de ses méthodes et sur les projets que la méthode induit.
La méthode d’abord. Vous avez engagé vos mandats en célébrant à coup de dithyrambes la démocratie participative dont vous alliez quotidiennement abreuver nos concitoyens.
Rien ne serait plus jamais pensé, imaginé, réalisé dans notre agglomération sans des torrents de concertation de consultations, d’échanges, bref c’était tout juste si vous ne démissionniez pas symboliquement pour installer à vos places l’ensemble de nos concitoyens au moyen de consultations quotidiennes.
Tout cela avait été proclamé dans la plus désolante vacuité.
Pas le moindre projet à offrir au débat participatif.
Or voilà qu’enfin des projets surgissent dans la presse descendus du 9ième étage sans la moindre consultation de quiconque à plus forte raison sans débat de votre conseil de CUS.
Le tram vers Kehl, décidé !
L’Eurostadium à Eckbolsheim décidé !
L’annihilation du Parc des expositions décidé !
Permettez moi par conséquent d’évoquer ces décisions et de les commenter c’est bien la moindre des choses.
La ligne tram vers Kehl
Pour commencer le tram vers Kehl qui serait donc le prochain grand chantier.
Nous parlons bien de « votre moteur d’urbanisation » tel que l’énorme titre des DNA de ce jour qualifie et définit votre projet, n’est ce pas ?
Eh bien nous estimons que cette ligne n’est de loin pas prioritaire.
Si nous n’y sommes pas opposés, la manière nerveuse et stressée avec laquelle vous annoncez cette ligne Eurodistrict, est suspecte et va à l’encontre d’une grande majorité d’habitants de notre agglomération.
Vous sacrifiez à un symbole au détriment d’une réalité.
La réalité c’est quelques 16.000 habitants à Koenigshoffen et autant, au moins, à la Robertsau, qui est une ligne amorcée et dont la première petite tranche avait besoin de la seconde pour être pleinement efficiente et rendre les services que l’on attend d’un tram.
A Koenigshoffen et dans les communes qui y sont voisines, tous les habitants réclament le tram et l’attendent avec grande impatience, pareil à la Robertsau.
A qui profite donc cette ligne vers Kehl, la plus couteuse de toutes, compte tenu du no mans land et des bassins d’eau à franchir ? Quelle était son urgence pour les strasbourgeois ?
Rien n’a été débattu, rien n’a fait l’objet d’une amorce d’un soupçon de démocratie participative laquelle est jetée aux orties.
Nous sommes donc contraints de faire cet étonnant constat : deux autocrates régentent notre agglomération !
L’affaire de l’Eurostadium est révélatrice de votre manière de diriger la ville et la CUS.
C’est par la presse que nous avons appris que vous accédiez à la demande du groupement Hammerson-Racing de lui proposer, pour la création d’un stade de football, le terrain situé sur le banc d’Eckbolsheim qui était destiné à accueillir un parc des expositions moderne et répondant aux exigences du XXIième siècle.
Cette annonce dans la presse procède d’une décision unilatérale anthologique et emblématique de votre tandem. Je le répète, « au panier » la démocratie participative !
Sur quelles analyses précises est fondée votre décision ? Nous n’en savons rien.
Vous n’avez rien expliqué du tout à votre conseil qui est devant le fait accompli.
Certes vous nous avez proposé de débattre avec M.Ginestet, président du Racing, et avec le groupe Hammerson. Mais qu’en est-il sorti comme ligne directrice ? Que rien ne serait définitif, qu’on ne sait pas où on va, mais qu’on y va.
Mais ce matin une pleine page dans mon quotidien m’a mis de bonne humeur pour ne pas dire que j’ai failli m’étouffer de rire.
Car le délire se déchaine.
Maintenant nous n’avons plus droit à un stade mais à
· un « site (je cite) olympique permanent »
· une piscine de 50 mètres avec une fosse…
· une école de management du sport,
· un centre de formation d’arbitres pour les différents sports car il semble évidents qu’il s’arbitrent tous de la même manière, le basket, le hand, le foot, le rugby, le tennis le judo j’en passe. On rêve.
Ce n’est pas tout, le meilleur est à venir maintenant :
· un gymnase de 1000 à 10.000 spectateurs. (On ferme le Rhénus parce que c’est nous qui l’avons réalisé ???)
Le tout, nous dit monsieur Oehler, doit être financé par des fonds privés ou européens, fermez le ban !
Après le fou rire c’est plutôt un inquiétant sentiment de consternation qui s’empare de chaque lecteur de bon sens.
Le père Noël, désolé de vous l’apprendre, est un beau mythe pour enfants, mais c’est un mythe. Il n’existe pas…
Sentiment d’inquiétude car c’est un adjoint au maire qui a procédé à ces annonces qui sont totalement fantaisistes et ne reposent sur aucune étude mais sur une méconnaissance totale de qu’est le fonctionnement du sport. Or un adjoint au maire est sensé être responsable et tenir des propos responsables.
Messieurs Bigot-Ries pouvez vous confirmer ces annonces et ce programme et nous donner des dates de mise en œuvre ?
De vos annonce sur l’Eurostadium nous pouvons établir plusieurs conclusions : le Parc Expo dont les travaux préalables avaient été engagés … au Wacken : déménagement du sade Tivoli, ligne de tram traversant l’ancienne foire, à Eckbolsheim : parking destiné aussi bien au Zénith qu’au PEX, études précises tant sur des projets Wacken que pour l’entrée l’ouest … bref, le parc expo ne serait pas réalisé, à Eckbolsheim.
L’ouest de l’agglomération, Hautepierre et les communes voisines
Aucune raison objective et rationnelle ne conduisait à supprimer ce projet de Parc des xpositions à l’ouest de l’agglomération. D’autant moins que l’argument de la desserte routière et de la circulation se trouve balayé par les études de Hammerson qui notent « une excellente desserte routière » dans leurs arguments en faveur de l’Eurostadium, à plus forte raison donc pour le PEX.
Le fait même de vouloir installer à cet endroit un stade de 43.000 places, que l’on espère remplir, et plus de 70.000 mètre carrés de commerces ou d’autres activités, et en plus site olympique permanent unique au monde, tout cela générerait des flux de circulation d’une fréquence et d’une intensité sans commune mesure avec un PEX,
Il est tout à fait évident, sans besoin de recourir à des cabinets d’experts que les matchs du Racing d’une part, les entrainements quotidiens de l’équipe, les commerces d’autre part attirerait là une circulation tout à fait insupportable.
J’ajoute qu’un parc des exposition moderne, bien agencé, répondant aux exigence du monde économique d’aujourd’hui est une nécessité pour une agglomération qui veut tenir son rang en Europe par rapport à d’autres agglomérations rhénanes ou plus lointaines.
Un tel équipement serait aussi un véritable levier, un moteur pour notre économie locale qu’il hisserait mieux encore à un niveau international. Un PEX moderne pousserait nos entreprises et nos commerces à avancer en les dopant et ils trouveraient dans un tel outil moderne un vrai moyen de progresser.
Un tel Parc des expositions attirerait aussi des salons et des manifestations économiques ou culturelles qui aujourd’hui évitent nos installations d’expositions obsolètes.
Un non sens urbanistique, le gâchis du Wacken
Laisser cet équipement au Wacken, même en tentant de le moderniser, est un non sens urbanistique aussi bien qu’économique. L’actuelle foire a été implantée à cet endroit il y plus de 75 ans au moment où le Wacken était la campagne aux limites de la ville. Prés, champs, bras de l’Ill le caractérisait.
Maintenir un parc des expositions à 50 mètres du Parlement Européen, à quelques pas de la cité Ungemach, entre les quartiers nord de plus en plus denses et le centre ville est une erreur historique. C’est aussi, en 2009, une vraie gène pour tous.
Vous ratez donc, pour ne pas dire vous gâchez et sabotez le site de Wacken.
Ce site est destiné et tout désigné pour la création d’un nouveau morceau de ville tourné vers le futur.
Des plans masse très clairs et très éloquents existent à ce sujet, montrant tout ce que ce site recelait en possibilités urbanistiques.
Derrière le Tivoli une rue était prévue, conduisant vers le canal où se trouve un croisement aquatique unique et d’un romantisme absolu qui est aujourd’hui soustrait aux habitants par la foire actuelle. Installer là un grand immeuble en hauteur, soit un hôtel, soit des habitations, constituerait une exceptionnelle valorisation de ce site. D’autres immeubles borderaient cette la rue vers l’eau et, à l’est, une passerelle relierait la piscine et ses parkings au Rhénus sport dont il faut parachever la finition aussi bien que les destinations.
Ce hall doit être rhabillé et esthétisé en son extérieur et les esplanades qui le relient au parlement européen conduiraient aussi vers cette maison de l’Europe vivante que chacun rêve depuis des décennies, sans compter que la cité judiciaire aurait tout naturellement sa place au Wacken.
Des décisions sans nul doute exclusivement « politiciennes »
En définitive, vous ne m’enlèverez pas de l‘esprit, malgré vos protestations, que les pistes que vous tracez n’ont qu’un seul but : annihiler les projets de vos prédécesseurs pour inscrire votre trace à vous, en l’espèce marque de l’immobilisme, de l’inertie et de la régression et dores et déjà totalement décrédibilisée par les annonce folles de M. Oehler .
Ou bien nos projets étaient bons et vous devriez avoir l’honnêteté et l’humilité de le reconnaître et si vous les réalisez cela vous sera crédité et ce sera à votre bénéfice. Ou bien ils étaient mauvais et il faudra le démontrer de manière argumentée.
En conclusion votre marque de fabrique, annoncée urbi et orbi c’était la démocratie participative, nous venons de voir de manière spectaculaire qu’il ne s’agit là que d’une supercherie car ni pour le tram à Kehl, ni pour l’arrêt du projet PEX, ni pour l’Eurostadium, ni pour le site olympique mondial et permanent, ni pour le stade de la Meinau, ni pour le site du Wacken vous n’avez procédé à la moindre consultation, au moindre débat vous n’avez fait participer personne.
Votre vraie marque de fabrique qui se déduit de ces exemples si marquants, c’est le mépris, mépris de la population riveraine de ces annonces d’équipements, mépris de votre opposition et comble de l’ironie mépris de vos propres conseillers ceux de la base.
Vous affichez une placidité avenante, en tous les cas Roland Ries alors que M. Bigot est d’une agressivité et d’un autoritarisme permanents pour masquer le réel dédain que vous témoignez à vos concitoyens que vous gogoïsez !
Votre amateurisme est en effet consternant et désolant.
Messieurs du tandem vous jetez l’agglomération dans l’inquiétude avec un souverain mépris.
11:18 Publié dans Nos interventions au conseil de CUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : robert grossmann, cus, conseil, municipal, strasbourg, bigot, ries
lundi, 09 février 2009
La véritable histoire de la motion « Ries » du 2/02/09
Alors qu’un cessez le feu, fragile certes était enfin intervenu, à Gaza, le Maire de Strasbourg a tenu à proposer une motion à son conseil municipal pour évoquer le conflit. Il était bien tard.
Un premier texte est donc proposé le lundi 26 janvier, en commission permanente pour le faire adopter par le conseil municipal le 2 février.
Robert Grossmann le relis attentivement et envoie au maire le mardi 27 janvier une lettre assez incisive. Ce texte est mauvais.
Il est persuadé que la rédaction n’est pas de la main du Maire contrairement à ce que celui ci affirme.
Son but est de contraindre les rédacteurs à améliorer le texte qui est mauvais tant du point de vue de la syntaxe et de la sémantique que du sens même du texte. La phrase : « le conseil municipal est déterminé à initier et à favoriser toutes les démarches » qui iront dans ce sens (sous entendu ce que feront les USA et l’UE….), dit assez la prétention de cette déclaration que l’on pourrait résumer caricaturalement par « Barak et Roland » feront la paix au proche orient !
M. Herrmann téléphone à RG le vendredi 30 janvier pour estimer que sa lettre signifie une fin de non recevoir de la motion Ries et que par conséquent le Maire présentera le 2 janvier son texte initial.
Dimanche 1 février, la lettre « incisive » de RG se trouve commentée dans la presse. Il ne l’avait pas communiquée, n’en ayant pas fait une lettre ouverte. Quelqu’un l’a « balancée ». A qui peut profiter le crime ?
C’était dans son esprit un document certes vif mais destiné à servir de base à un travail pour une refonte du mauvais texte présenté par le Maire.
Lundi matin 2 février, le Maire propose un nouveau texte largement inspiré par les remarques de RG.
Beaucoup d’expressions qu’il avait dénoncées ont changé. C’était en quelque sorte du pillage de texte puisque l’auteur, RG, n’a jamais été associé à ces changements et corrections.
Mais, face à l’annonce de Herrmann, « le Maire présentera son propre texte » RG avait travaillé de son côté et présenté, lundi matin, une motion alternative.
Le Maire refuse le texte de RG mais il le garde tout en maintenant le sien. Il demande en demandant toutefois que l’on tente de trouver un équilibre entre les deux textes afin de voter l’après midi une motion à l’unanimité.
Lundi après midi 2 février, le Maire présente une troisième version de « sa » motion, inspirée une nouvelle fois par le texte RG sans en mentionner les sources.
En pleine séance du conseil municipal, un groupe de travail se réunit à la demande du Maire et réfléchit aux deux motions, la troisième version du Maire, grossmanisée est celle de RG pur jus.
On aboutit à un compromis voté à l’unanimité pour donner de Strasbourg une image consensuelle.
Quelles étaient les différences d’approche des deux textes, celui du Maire et celui de RG ?
En dehors d’une mauvaise utilisation des mots, d’une rédaction faible, celui du Maire avait un but : hisser le Maire au niveau d’une grande puissance internationale. Il en a fait l’aveu en annonçant que son texte était soumis à Madame Leila Chabit et qu’il voulait le présenter au Secrétaire d’Etat à l’Europe, M. Lemaire, à M. Mahmoud Abbas puis sans nul doute demain à Barak Obama peut-être même à Nicolas Sarkozy. Nous ne raconterons plus ici de fable de La Fontaine avec une grenouille….
Le texte de RG était destiné principalement aux Strasbourgeois et demandait clairement que cesse les différents climats de violence exprimés ces derniers jours.
Deux textes, deux conceptions de la mission d’un Maire.
15:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ries, roland, motion, strasbourg, conseil, municipal, robert
jeudi, 05 février 2009
Il s’est passé un événement d’une gravité que nous jugeons extrême...
Monsieur le maire,
Au conseil municipal du lundi 2 février, il s’est passé un événement d’une gravité que nous jugeons extrême.
Un conseiller municipal de votre majorité PS-Verts, monsieur Mostafa El Hamdani, a affirmé que, de son point de vue, il fallait « importer le conflit » entre Israël et le Hamas, l’importer en France et à Strasbourg par conséquent. Il l’a dit et répété.
Au moment où il prononça cette affirmation des hurlements d’encouragement lui ont été lancés depuis la tribune par quelques spectateurs.
Une telle affirmation d’importer une guerre du proche orient en France est rigoureusement contraire aux principes de notre République et de plus elle constitue une atteinte au lien citoyen qui unit tous les français.
L’horreur à Gaza peut susciter des sentiments et des réflexions puissants dans les cœurs et les esprits de chacun, la compassion et la révolte peuvent être réelles mais elles ne doivent en aucun cas conduire à des agissements contraires à l’esprit de la république dans laquelle nous vivons tous ensemble.
Dans le contexte strasbourgeois actuel qui a généré
• des vidéos constituant de véritables appels à la haine contre tout ce que représente notre société,
• des cortèges au cours desquels des menaces ont été proférées
• des hurlements et vociférations quotidiens place Kléber
• des agressions contre des lieux de culte,
• des vandalisassions de magasins à la suite de manifestations extrémistes,
• des menaces contre certains de nos concitoyens et notamment des élèves de nos établissements
nous considérons qu’une déclaration évoquant la nécessité (il faut…) d’importer le conflit, encourage les affrontements sur notre territoire et dans notre ville, qu’ils soient verbaux ou, pire, qu’ils soient, demain, physiques.
Ce n’est rien moins qu’un encouragement à s’entredéchirer en France !
Vous avez réagi avec une grande placidité en déclarant simplement que vous n’étiez pas d’accord avec l’auteur de ces propos mais vous ne les avez pas condamnés. De même vous avez laissé des fanatiques hurler dans les tribunes du conseil municipal sans les faire expulser.
Ces mêmes individus s’en sont pris dans les couloirs à plusieurs collègues de notre groupe, les intimidant et les bousculant.
Nous sommes consternés par votre passivité devant ces agissements qui peuvent dégénérer puisqu’ils ne sont pas condamnés.
Si Monsieur El Hamdani ne retirait pas publiquement ses propos sur cet appel à l’importation du conflit, il ne serait plus légitime dans ses fonctions de conseiller municipal.
Nous demanderions alors clairement que M. Mostafa Hamdani donne sa démission et quitte l’enceinte républicaine qu’est le conseil municipal de Strasbourg.
Nous vous prions de croire monsieur le maire en nos salutations respectueuses
Robert Grossmann – Frédérique LOUTREL – Anne SCHUMANN
Jean Emmanuel ROBERT – Martine CALDEROLI – Huguette DREIKAUS
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mardi, 03 février 2009
Pourquoi nous ne sommes par pour le « conseil consultatif des étrangers », sauce socialiste
Intervention de Robert Grossmann lors du conseil municipal de Strasbourg du 2 février 2009
Monsieur le Maire,
Le projet que vous soumettez aujourd’hui à notre conseil ne s’inscrit pas dans une vision de société moderne, ouverte et accueillante. Il semble plutôt constituer un nouveau sacrifice aux dogmes figés d’un socialisme conservateur, incapable de se renouveler et de vivre avec son temps.
La création d’un conseil des étrangers est un à la fois un archaïsme et une fiction sur une toile de fond qui est la volonté permanente de créer des effets d’annonces.
En effet, et cela me semble être une de vos principales motivations, vous souhaiteriez afficher médiatiquement une intention généreuse, en essayant dans le même mouvement, de démontrer que le PS et la gauche, vous par conséquent, ont le monopole et l’exclusivité de la générosité, du cœur, de l’intelligence. Et donc que tous ceux qui sont étrangers au PS se trouveraient rejetés dans le champ des ténèbres.
C’est bien cela qui se dégageait des déclarations à la presse de l’adjointe chargée de ce dossier, qui n’a pu s’empêcher de s’en prendre une fois de plus à l’ancienne municipalité.
Et je note que cette diabolisation, ce manichéisme, constitue l’axe principal de votre comportement politique.
Je souhaiterais expliquer ici en quoi vous commettez une erreur et en quoi ce projet porteur de désillusions pour tous les strasbourgeois et les étrangers eux mêmes, en particulier.
Analysons d’abord le mot étranger.
Il véhicule bien des charges, de la plus claire, à la plus sombre.
De manière simple l’étranger est celui qui n’a pas la même nationalité que la nôtre, qui n’est pas de chez nous, mais qui est de passage chez nous. Mais ce mot a pris, par un certain usage, des connotations négatives et, au pire, « l’étranger » sous entend une frontière dans les esprits, une distance, voire un rejet.
Le mot étranger nait au XIVème siècle et dérive du mot « étrange »…Par là même se trouve posé tout le problème de l’altérité : « l’autre » si difficilement admis par tous ceux, nombreux, qui ne comprennent que ce qui leur ressemble.
En voulant instaurer un conseil des étrangers, vous créez un cercle discriminant qui désigne les étrangers en les isolant et cela ne procède pas d’humaniste et pourrait même faire penser à la société de la Rome antique avec ses classes ségréguées.
Une société moderne ne devrait pas se développer sur une stigmatisation de l’étranger et l’emploi même de ce mot dans la formule « conseil des étrangers », de manière si visible et si médiatique emporte des effets négatifs.
Pire, créer un conseil des étrangers c’est plus qu’une stigmatisation qui risque de réveiller chez les plus frustes de nos concitoyens des xénophobies enfouies, c’est enfermer les étrangers politiquement, célébrer et officialiser leurs différents replis identitaires, c’est en quelque sorte les ghettoïser.
Pourquoi d’ailleurs cette volonté de les regrouper ? Pourquoi ne pas laisser à chaque individus sa singularité et son libre arbitre, pourquoi cette collectivisation si ciblée ?
peut avoir des éléments de réponses en analysant le montage de votre affaire.
De vos documents il ressort que vous commencez par exclure tout ce qui est européen. C’est un apartheid dans l’apartheid…Pas de conseil pour eux.
Vous ne voulez donc vous adresser qu’à des étrangers extra européens, magrébins, africains, turcs, asiatiques.
Que peuvent en penser tous les strasbourgeois, dans leur ensemble, et les européens en particulier ? Je vous le laisse deviner…
Je passe sur la complexité de votre agencement avec ses collèges et ses commissions. Vous aimez tellement ça créer des conseils, des collèges, et des commissions. Que ça dysfonctionne par la suite n’est pas votre affaire, nous le voyons avec nos commissions à nous…
L’idée générale qui semble sous tendre votre projet est de « favoriser l’accès aux droits effectifs pour les immigrés »
On pense immédiatement au droit de vote et vous l’exprimez d’ailleurs, puisque les immigrés bénéficient de droits et d’avantages sociaux reconnus.
Une question comme le droit de vote n’est pas du ressort d’une municipalité à plus forte raison d’un conseil des étrangers. Ceux qui pourraient s’imaginer obtenir le droit de vote avec votre conseil seraient donc induits en erreur.
Mais alors, avec ce programme que vous voudriez séduisant et attractif pour les étrangers, quel est votre objectif ?
Un commencement d’explication nous parvient grâce à l’un de vos conseillers municipaux impliqué dans le processus et qui dit, chose stupéfiante, « il s’agit de favoriser le regroupement autour d’affinités ou de convergences politiques »
On ne saurait être plus clair : il s’agit d’une machinerie politicienne, tendant à insérer des étrangers dans un conseil … socialiste pour les faire « converger » vers le socialisme. On peut aussi se demander à quel type d’affinités il est fait allusion, affinités électives, religieuses, philosophiques, ethniques ? Une réponse précise s’impose mais ne dissipera pas le malaise.
Par conséquent, en plus de son effet discriminant, votre affaire constitue une supercherie peu respectueuse des hommes et des femmes que vous cherchez ainsi à attraper dans un amer pot au miel socialiste.
Nous avons une autre conception des hommes et des femmes qui ne sont pas de nationalité française mais qui vivent chez nous. D’abord nous n’avons jamais tenté de les embrigader. Ensuite nous n’avons jamais voulu les regrouper par affinités, ni philosophiques, ni ethniques, ni religieuses.
Nous demandons qu’on les respecte, qu’on ne leur fasse pas miroiter des avantages qu’il n’est pas possible d’acquérir par le truchement de ce conseil.
Nous demandons qu’on les considère comme des strasbourgeois à part entière donc sans apartheid d’aucune nature, ni avec les européens ni avec tous les autres.
Au total j’ai la conviction que toutes les belles intentions que vos affichez de manière si légère sont fondées sur du vent médiatique et que ce sont de pervers effets inverses qui seront générés par ce conseil des étrangers.
Pour toutes ces raisons et en manifestant aux étrangers de Strasbourg tout le respect que je viens d’évoquer, notre groupe ne votera pas pour ce projet.
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