jeudi, 05 février 2009
Huguette Dreikaus s'exprime
Strasbourg, le jeudi 5 février 2009
Monsieur le Maire,
La séance de Conseil Municipal du 2 février a suscité en moi des sentiments nouveaux envers votre façon de voir les débats au sein d’un hémicycle. Certes mon amour pour la démocratie ne peut se satisfaire du muselage constant fait à votre opposition au nom d’un règlement intérieur qui émane de la plume tenue à plusieurs mains par votre aréopage, mais il y a pire.
Vous n’avez en aucune façon demandé à votre conseiller, Monsieur Mostafa El HAMDANI, de reprendre les propos graves qu’il a formulés durant le débat sur la motion à établir au sujet du conflit dans la bande de Gaza.
Je me rappelle avec tristesse d’un conseil municipal pendant lequel j’ai eu « l’outrecuidance » de parler ma langue maternelle et de dire à propos des têtes d’alsacienne ; sie hann se furtgschafft bei Nacht und Nebel (expression Monsieur le Professeur qui a toujours existé dans la langue régionale sous la forme allemande et qui signifie ni plus ni moins que « à l’insu de tout le monde, à la cloche de bois » et vous vous êtes, toutes bouches confondues, mis à vociférer comme si le responsable de la Shoah c’était moi.
Monsieur le Maire, vous m’avez ordonné de retirer ces mots… ce que j’ai fait par peur. Oui par peur de me retrouver mise en pièces par cette meute féroce dont vous étiez le centre. Je n’aurais pas dû. Je n’avais pas commis de faute. Et voilà qu’au sein d’un Conseil Municipal, sous votre Présidence, un des conseillers de votre obédience lance un appel public pour importer le conflit sur notre territoire et vous ne lui demandez pas de retirer ses propos, ces propos-là, qui laisseraient présager des manifestations de haine en notre ville, sont à peine relevés. Votre assemblée ne montre aucune émotion. Qui ne dit mot consent « Monsieur le Maire consent à voir encore plus de signes extérieurs d’antisémitisme et d’islamophobie »
Monsieur le Maire, vous avez donc permis la réinstallation du Conseil Consultatif des Etrangers. Je me suis abstenue. J’ai ensuite été interpellée au sujet de mon abstention lors du vote concernant le conseil consultatif des étrangers et j’ai alors eu la certitude que j’avais déjà : ces personnes qui se déchaînent pour que ce conseil existe sont de nationalité française, par conséquent, ils ont le droit de vote d’emblée.
Monsieur le Maire à qui donnez-vous la parole dans cette instance ??? Aux étrangers véritablement en proie à des difficultés pour avoir des papiers ou un emploi afin d’être intégrés dans notre ville ??? La parité hommes/femmes sera-t-elle respectée dans ce conseil??
Monsieur le Maire, par ma vie personnelle je sais que bien des étrangers préfèrent se confier dans le cadre des associations plus proches et où s'exprimer est plus aisé. Les associations sont d'excellents porte-paroles en direction des instances de l’exécutif.
Monsieur le Maire, vous êtes à la tête de l’exécutif, nous attendons de vous de tout mettre en œuvre pour la sérénité de la cité.
Je vous prie d’agréer, monsieur le Maire, mes salutations les plus respectueuses.
Huguette Dreikaus
Conseillère Municipale
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vendredi, 10 octobre 2008
Lettre à Roland RIES
Monsieur le Maire,
Nous avons suivi avec un intérêt très étonné et une réelle inquiétude l’information parue dans les DNA sur un mélange des genres à priori inadmissible et sans nul doute répréhensible.
Il s’agit de l’annonce de recrutement d’un cadre pour le parti socialiste du Bas-Rhin publiée dans le magazine national du Parti.
Cette annonce est publiée avec le cartouche du logo officiel de la ville et de la CUS laissant ainsi clairement entendre que c’est la vile de Strasbourg qui publie cette annonce pour le PS.
Quel a été le coût de cette annonce qui, tout laisse à le penser, aurait été payée par la Ville et la CUS ?
Nous ne voulons pour l’instant tirer aucune conclusion de cette étrange affaire avant que vous ne nous ayez fourni la preuve que l’hypothèse d’un financement du PS par la Ville-CUS n’est pas fondée.
Le démenti paru dans les DNA du 9 octobre ne nous semble pas convainquant et ne suffit pas à exonérer les auteurs de l’annonce et ceux qui l’ont commandée d’une lourde suspicion.
Nous vous remercions de nous fournir les explications précises qui rassureraient en même temps les contribuables Strasbourgeois. Nous sommes confiants en votre réponse rapide nous dispensant ainsi de poursuivre plus en avant notre recherche de la vérité.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, en nos salutations les meilleures.
Martine Calderoli-Lotz, Huguette Dreikaus, Robert Grossmann, Frédérique Loutrel, Jean-Emmanuel Robert, Anne Schumann
17:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettre, roland ries, ps, ville, strasbourg, logo, groupe des démocrates pour le progrès









