dimanche, 15 février 2009
Jean Emmanuel ROBERT : Extension Tramway

Intervention de Monsieur
Jean Emmanuel ROBERT
Conseil CUS du 13 février 2009
Point 28 : Extension du Tramway
Monsieur le Président,
Vous avez fait le choix d’étendre le Tram vers l’Allemagne, à Kehl, en passant par le quartier du Port du Rhin. Si l’on peut souligner le caractère symbolique d’un tel projet dans sa dimension transfrontalière en écho à l’eurodistrict, il semble pour autant que d’autres choix tout aussi stratégiques sinon plus, auraient pu être faits.
Quoiqu’il en soit, cela aurait mérité préalablement un débat participatif entre les élus et pourquoi pas au sein des différents pôles de secteur que vous avez initiés, en associant les conseils de quartier strasbourgeois et plus globalement la population de l’agglomération dans son ensemble. On perd du temps en croyant en gagner lorsqu’on ne donne pas toute sa place à la concertation.
De fait, vous êtes passé à côté de la possibilité d’organiser un grand débat, une large consultation citoyenne qui aurait permis suffisamment en amont de prendre l’avis des uns et des autres, je pense aux différents conseils municipaux qui n’ont pas été consultés, au tissu associatif, où encore aux commerçants du centre Ville de Strasbourg.
Que vous le vouliez ou non cette extension vers Kehl aura des conséquences, notamment commerciales. Il suffit pour s’en convaincre de lire dans les DNA d’hier, la réaction de certains commerçants khelois, à l’instar de cette vendeuse de la boulangerie de la gare qui affirmait à juste titre « que ça serait forcément positif pour le commerce ».
Il est d’ailleurs extrêmement regrettable, que vous ayez choisi de faire l’impasse sur une étude d’impact économique et commerciale, qui jointe à notre dossier aurait pu éclairer nos collègues.
Sur le fond, je déplore et mes collègues avec, que vous fassiez le choix de ne pas réaliser les 2 stations manquantes à la Roberstau, mais plus encore, que le quartier de Koenigshoffen et les extensions possibles vers le coeur d’Eckbolsheim et de Wolfisheim, soient les grands perdants de votre extension. En réalité vous repoussez sine die la création d’un véritable maillage cohérent et structurant sur l’ensemble de l’ouest de l’agglomération, par manque d’ambition et mais surtout de réelle volonté politique. C’est d’autant plus regrettable que la densité en termes de population, de services publics, de commerces, et d’équipements actuels et futurs, est autrement plus importante sur ce secteur de l’agglomération que dans le projet que vous nous soumettez.
Et c’est pourquoi nous avons un peu de mal à saisir les déclarations de votre 1er vice président, le Maire de Strasbourg, Roland RIES, qui sont finalement assez contradictoires avec l’application concrète que vous en faites, puisque selon lui, je le cite « le tram est un outil performant qu’il convient néanmoins de développer avec discernement. » En ignorant la Robertsau, en sacrifiant délibérément Koenigshoffen, Eckbolsheim et Wolfisheim, en les privant pour longtemps d’un accès aisé au tram, nombre d’habitants doivent penser que vous en manquez sérieusement !
Je voudrais terminer mon propos en prenant notre conseil à témoin pour souligner le manque total de concertation mais surtout l’absence de transparence qui a prévalu dans le montage de votre projet à l’instar de l’augmentation conséquente des tarifs CTS il ya quelques mois.
A lire votre rapport vous nous demandez d’approuver je cite « l’intégration du projet d’extension /Est de la ligne D du tramway dans le dossier de proposition de la CUS au 1ère appel à projets Transports Urbains lancé par l’Etat en octobre 2008. »
La date limite d’envoi du dossier de cofinancement des transports en commun en site propre dans le cadre de l’appel à projet lancé par l’Etat ayant expiré le 31 janvier dernier : faut-il comprendre que vous nous invitez à procéder à une validation rétroactive ? A moins que vous ne soyez finalement hors délais pour bénéficier des aides de l’Etat, ce qui serait dramatique, financièrement parlant, après la perte par la ville de Strasbourg de plusieurs millions d’euros dans le cadre du remboursement anticipé du fond de compensation de la TVA, initié par le plan de relance ? A moins que vous n’ayez pas voulu pour des raisons obscures, voire bassement politiciennes, communiquer aux élus de notre conseil, mais aussi à la presse et au grand public, votre souhait d’étendre le tram vers Kehl et ce dès le mois de novembre (mois au cours duquel nous avons été amenés à voter les extensions vers le Zénith et le Parc des Poteries).
Ces méthodes sont bien surprenantes et très éloignées de la fameuse démocratie participative dont vous nous vantez régulièrement les mérites. Les seuls que nous percevions pour l’heure consistent essentiellement à écarter les élus communautaires du processus démocratique et décisionnel. C’est la raison pour laquelle, Monsieur, le Président, dans un souci de transparence, avec mes collègues, nous souhaiterions que vous nous transmettiez en urgence, et c’est de droit, copie du dossier que vous avez adressé à l’Etat et nous vous confirmerons naturellement notre demande par écrit.
Je vous remercie.
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lundi, 02 février 2009
Jean Emmanuel ROBERT : Où est la concertation ?

Intervention de Monsieur Jean Emmanuel ROBERT
Conseil Municipal du 02 février 2009
Point 13 : Acquisition d'un terrain - paroisse du sacré coeur
Monsieur le Maire,
Comme vous aviez confondu en séance plénière l’église du Sacré Cœur située à la Montagne Verte avec l’Eglise Saint Paul de Koenigshoffen, mais vous êtes pardonné, l’une n’étant pas très loin de l’autre, je pense que vous ne verrez pas d’inconvénients à ce que j’intervienne en marge de cette délibération au sujet de cette dernière.
Comme vous le savez, la Ville a entrepris à juste titre une opération de requalification du parvis de la paroisse Saint Paul avec à la clé l’une ou l’autre réunion d’informations, au cours desquelles un projet unique mais avec 2 variantes assez artificielles, il faut bien le dire, ont été proposées aux habitants.
Ces derniers, d’après ce que l’on a pu lire dans la presse, n’ont pas vraiment eu l’opportunité de les amender et les 2 options en question ont été écartées d’un revers de la main à la fois par les riverains directement concernés (ceux de la rue de la Tour et de la rue du Schnokeloch notamment), mais aussi par l’association représentative sur le secteur, l’APEK, au point qu’une pétition de plus de mille signatures vous a récemment été adressée.
Outre les caractéristiques de l’aménagement programmé sur lesquels je ne reviendrai pas, c’est tant l’absence de concertation et de dialogue que la suppression d’une trentaine de places de stationnement dans un secteur très contraint qui provoque l’hostilité des habitants.
Une ultime réunion houleuse (c’est le terme qui a été utilisé par la presse) s’est déroulée la semaine passée sans qu’encore une fois un véritable dialogue ne s’instaure et sans qu’un consensus puisse voir le jour. Certains habitants sont même déterminés à porter l’affaire devant le Conseil d’Etat, c’est dire...
Monsieur le Maire, vous avez fait de la concertation, du dialogue et de l’écoute l’une de vos priorités. Une ville qui dialogue avez-vous dit, on en est très loin en l’espèce. Vous ne pouvez pas être sourd aux légitimes revendications exprimées par plus de mille résidents de l’un des plus importants quartiers ouest de Strasbourg, qui n’ont pas pour l’instant et j’insiste lourdement, accès au Tram.
Quelle réponse concrète comptez-vous leur rapporter ; comment envisagez-vous de redonner un peu de sérénité à ce projet ?
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mercredi, 08 octobre 2008
Jean Emmanuel Robert : La vidéosurveillance

Intervention de Jean Emmanuel ROBERT
Conseil de CUS du 26 septembre 2008
Vidéosurveillance / Videoprotection
Monsieur le Président,
Comme vous, je pense que les mots ont leur importance et je voudrais savoir quelles différences faites-vous entre vidéosurveillance, terme usité jusqu’alors, et vidéo protection, terme employé dans la délibération que vous nous proposez.
Faut-il y voir une subtilité qui aurait tendance à adoucir le processus ou s’agit-il d’une simple évolution sémantique pour qualifier le dispositif ?
Quid par ailleurs de l’ancien comité d’éthique qui avait vu le jour en 2003 au moment ou notre conseil avait été amené a délibérer sur la création d’un réseau de vidéo surveillance étendu depuis. Je souhaiterais savoir en quoi était-il devenu obsolète ?
Enfin pourriez-vous informer notre conseil de vos intentions en matière d’extension du réseau de « vidéo protection » sur le territoire de la Communauté Urbaine ? Et en la matière vous l’aurez compris Monsieur le Président nous avons et nombre de nos concitoyens avec une certaine espérance.
Je vous remercie.
Ci-joint, l'article paru le samedi 27 septembre dans les Dernières Nouvelles d'Alsace article dna video surveillance.pdf
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mercredi, 24 septembre 2008
Jean-Emmanuel ROBERT : Quel avenir pour les Internationaux de Tennis ?

Interpellation de Monsieur Jean-Emmanuel ROBERT
à l’occasion du Conseil Municipal
du Lundi 22 septembre 2008
Monsieur le Maire,
Le 3 aout dernier, comme de nombreux amateurs de tennis, nous avons eu le regret d'apprendre la disparition des internationaux féminins de Strasbourg victimes, entre autre, de déficits chroniques.
La Fédération Française de Tennis a récemment annoncé le rachat de cette épreuve qui finalement se déroulera bien à Strasbourg l'année prochaine. Le maintien définitif des internationaux dans notre ville n'est malheureusement pas encore assuré. Il dépendra essentiellement du succès de l'édition 2009.
Aussi, Monsieur le Maire, nous souhaiterions que vous informiez le conseil municipal des éléments importants de ce dossier :
Pour quelle raison précise cette manifestation était-elle condamnée ?
A quelles conditions peut-elle survivre ?
Les raisons qui ont conduit à sa disparition hier sont-elles aujourd'hui écartées?
Ce qui nous intéresse au premier chef c'est de savoir quels engagements la ville a pris pour contribuer à sauver ce tournoi. Mais surtout, cette manifestation est-elle viable ou l'édition 2009 n'est-elle qu'une survie artificielle. Quelles garanties avez vous obtenues sur le sérieux de cette reprise ?
15:59 Publié dans Nos interventions en conseil municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean emmanuel, robert, conseil municipal, strasbourg, internationaux tennis, roland ries
mardi, 24 juin 2008
Intervention relative à l'Audit
Jean-Emmanuel ROBERT
Conseil municipal du 23 juin 2008
Monsieur le Maire,
Chers Collègues,
Plutôt que de faire appel comme ce fut le cas lors des précédentes alternances en 1989 et 2001, à la compétence de notre administration municipale et communautaire, tout à fait à même de vous présenter la situation financière exacte de la Ville, vous avez privilégié le recours à grand frais, pour la collectivité, donc pour le contribuable strasbourgeois, à un cabinet d’audit extérieur.
Cette analyse qu’aurait pu réaliser l’administration dès votre arrivée aux responsabilités, sous d’ailleurs l’autorité de votre adjoint chargé des finances, qui sauf erreur de ma part est tout de même issu de l’une des plus prestigieuse école de la République, aurait pu largement, amplement et dans des délais brefs, vous suffire à réorienter la politique de la Ville, à la mettre en conformité avec vos engagements, vos convictions, à engager de nouveaux projets, bref à mettre en œuvre le programme pour lequel vous avez été élus.
Au lieu de cela, vous avez préféré recourir à ce qu’il convient d’appeler, une manœuvre politicienne au travers d’un audit non seulement réalisé à la va vite, en moins de 20 jours, mais surtout exclusivement réalisé à charge. Vous auriez voulu jeter le discrédit sur la gestion financière de la mandature précédente que vous ne vous y seriez pas pris autrement.
Or dans ce type d’étude, chacun le sait bien, les conclusions sont forcément orientées par celui qui passe la commande, au travers non seulement des questions qu’il pose bien évidement, il suffit d’ailleurs pour s’en convaincre de regarder de près le cahier des charges, mais aussi disons-le clairement de la relecture qui en est faite avant la publication officielle et de l’interprétation qui en découle.
On a d’ailleurs le sentiment en lisant le rapport d’avoir parfois un « copier coller » de vos interventions en séances budgétaires les années passées où celles entendues pendant la campagne électorale, c’est dire que si vous aviez besoin de cet audit pour conforter vos convictions, il se révèle parfaitement inutile !
J’en veux pour preuve s’agissant de la fiscalité par exemple, que le cabinet d’audit ne reprend que les années qui vous arrangent bien, en l’occurrence de 2002 à 2006, ben voyons, excluant au passage l’année de baisse de la taxe d’habitation en 2001 et la pause fiscale de 2007 et 2008.On constatera également que le rapport distribué aux uns et aux autres est incomplet, tronqué, notamment en page 25 ou le dernier paragraphe n’est pas en cohérence avec ce qui précède…bravo l’objectivité.
Sur le fond, n’attendez pas de nous, n’attendez pas de notre groupe, Monsieur le Maire que nous nous excusions de la politique menée au cours des dernières années. N’attendez pas de nous que nous fassions amende honorable d’avoir contribué à ce que Strasbourg rattrape le retard accumulé avant 2001 en matière d’investissement. Nous assumons cette politique dynamique notamment dans les écoles et contrairement à vous, nous revendiquons l’utilité sociale des ces investissements. Nous assumons avoir eu recours à l’emprunt pour les financer à un moment où les taux d’intérêts étaient historiquement bas, ce qui ne grèvera en rien vos marges de manœuvre pour l’avenir et vous le savez bien. Ces investissements ne se doivent pas se mesurer à l’aune d’un mandat mais se jaugent sur plusieurs générations.
S’agissant en revanche de votre méthode, vous qui vous êtes fait le chantre du respect de l’opposition, il faudra repasser. Elle est franchement contestable : transmission du dossier en plein week-end, 48HOO avant la séance du conseil municipal, présentation faites aux médias avant les élus, journalistes qui au passage, je l’espère, ne font plus l’objet d’enregistrements intempestifs durant vos conférences de presse. J’en connais en d’autres temps dans cet hémicycle qui pour moins que ça aurait parlé de mépris, de dérives, voire même de bonapartisme.
Vous qui d’ailleurs prétendez faire de la concertation l’alpha et l’oméga de votre politique, vous auriez pu peut-être la mettre concrètement en œuvre dans le cadre de cet audit en créant un groupe de travail, incluant des élus de l’opposition, chargé de la rédaction du cahier des charges, en gage de neutralité. Et bien non, là encore, aucun caractère contradictoire de l'audit ni en commission plénière, pas plus qu’au sein d’une commission des finances que vous aviez pourtant promis de créer et qui n’a toujours pas vu le jour.
Mais peut-être est-ce là aussi à mettre sur le compte des finances exsangues de la Ville que vous présupposez…
Mais nous faire le coup de l’héritage, 3 mois après votre élection, pour vous exonérer, partiellement au moins, de vos promesses électorales, ça ne trompe personne. En effet, Monsieur le Maire « il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des Canards Sauvages ».
Cet audit constitue avant tout un artifice pour faire passer la pilule d’une très probable forte hausse des impôts consécutive d’une dérive prévisible des dépenses de fonctionnement, accompagnée d’un ralentissement sans précédent des investissements, tout en faisant porter le chapeau à vos prédécesseurs. Chapeau l’artiste !
C’est aussi et surtout un rideau de fumée tiré juste avant le départ en vacances, pour mieux masquer votre immobilisme après cent jours passés, à la tête de la Ville. Vos 100 jours, personne n’en parle et pour cause, il ne s’est rien passé ou presque depuis le 18 mars : aucune réunion publique dans les quartiers, aucune décision de gestion, aucun projet mis en route, si ce n’est des voix discordantes au sein de votre majorité au sujet de la localisation et de la conception du nouveau stade de foot ou de l’implantation de nouvelles caméras de vidéo surveillance.
Mais pendant que vous amusez la galerie avec les résultats partiels de votre audit qui n’en est pas moins partial ; quid du logement social qui constituait selon vous, je vous cite « la priorité absolue ». « Un constat alarmant » disiez vous ; mais quand c’est urgent on passe à la vitesse supérieure, on ne se limite pas à un train de sénateur.
Or les Strasbourgeois qui vous ont élus, et les autres aussi d’ailleurs, voudraient bien savoir, 3 mois après votre élection, ce que vous qu’avez mis en œuvre pour que soient réalisés les 1500 logements sociaux promis chaque année. Avez-vous jeté l’office foncier que vous souhaitiez créer sur les fonds baptismaux, et la garantie des risques locatifs visant à prendre en charge les cautions des locataires que vous avez promis aux plus jeunes et des plus fragiles a-t-elle une chance de voir le jour ?
Vous nous dites que les résultats de cet audit vous permettront d’avoir à l’échéance de la fin 2008 une stratégie pour le mandat. Nous pensions que vous en aviez une en vous présentant aux suffrages des Strasbourgeois. Nous attendons donc de voir et nous jugerons sur pièce. Ce qui est sûr, c’est qu’il sera grand temps de la mettre concrètement en œuvre, car à la fin de l’année, il ne vous restera plus que le temps d’un quinquennat devant vous pour concrétiser les changements que vous avez promis.
Je vous remercie.
13:33 Publié dans Nos interventions en conseil municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : groupe des démocrates pour le progrès, gdp, conseil municipal, audit, jean emmanuel, robert, bigot









