vendredi, 23 janvier 2009
La République doit rester souveraine et elle doit le faire savoir.
Les autorités de la République doivent agir car, entre sang froid, volonté de ne pas bouger pour ne pas donner l’impression de…, faire semblant que tout ça n’est rien pour ne pas valoriser… et INDIFFERENCE émolliente ou laxiste, la marge est aujourd’hui étroite.
Ce qui s’est passé à Gaza, ce qui se passe aujourd’hui dans ce territoire est innommable. Tous les observateurs de l’ONU ou ceux des grands organismes internationaux sont convergents à ce sujet.
Aucune cause ne justifie de tels moyens de rétorsion guerrière. Qu’il y ait eu 600 ou 1200 morts, ce sont 600 ou 1200 de trop. Et les dernières informations sur d’éventuelles manipulations de chiffres ou sur l’âge des tués ne change rien à l’horreur.
La destruction de tant d’immeubles, d’écoles, d’hopitaux et de sites industriels est inqualifiable et c’est bien le peuple, les individus, des êtres humains, qui sont les victimes. Victimes trop souvent complètement innocentes de cette guerre qui… s’arrête pour la prestation de serment de M.Obama.
Obama le charismatique, le porteur de tous les espoirs, celui dont l’élection transportait de joie mes amis musulmans, n’avait pas dit un mot depuis son élection pour que cesse l’horreur, il a laissé faire. Je ne peux pas ne pas souligner et saluer l’engagement du président de la République française…
Oui, je ressens ces douleurs, elles sont au fond de moi, indélébiles, tout comme j’ai au fond de moi les images d’horreur des guerres en ex Yougoslavie, en Afrique en Afghanistan et partout dans le monde ou la monstruosité des hommes est à l’œuvre.
Gaza… Il s’agit d’être humains, de la condition humaine, et Gaza se situe au proche orient.
Force est de constater, qu’on le veuille ou non, que nous sommes en France et que cela se passe à l’étranger.
Oui, nous sommes ici en France, citoyens français. Nous sommes en République. La guerre du proche orient ne peut pas, ne doit pas, être importée et produire des effets physiques chez nous, entre français.
Nous avons parmi nous des juifs et des musulmans. Ils sont français. Ils sont en France. Je peux évoquer toutes les autres religions et les athées de France. Tous respectent notre République. Et sur notre territoire aucun acte de violence lié à une guerre à l’étranger n’est acceptable.
Il y eut cependant, ces derniers jours, des agissements délinquants un peu partout en France et en particulier à Strasbourg. Des cocktails Molotov contre des synagogues, des caillassages, des atteintes aux biens ou aux personnes.
Ils doivent être condamnés avec une sévérité exemplaire. Comme ont été condamnés tous ceux qui avaient concerné des mosquées, des cimetières et d’ailleurs tout édifice, religieux ou non.
Les appels à la haine de ceux qui chauffent à blanc des jeunes gens ne peuvent être tolérés par les républicains authentiques. Ils peuvent générer des effets immaitrisables.
Les autorités de la République doivent agir car, entre sang froid, volonté de ne pas bouger pour ne pas donner l’impression de…f aire semblant que tout ça n’est rien du tout pour ne pas valoriser… et INDIFFERENCE émolliente ou laxiste, la marge est aujourd’hui étroite.
Il faut que cesse tous les soirs le déchainement des hurlements si perturbants de quelques extrémistes qui donnent le sentiment d’occuper le cœur de Strasbourg.
Puisqu’il faut être précis pour tous ceux qui ne voudraient pas bien comprendre j’ajouterais, mais c’est une évidence, que toute manifestation digne, sans appels à la haine a droit de cité. Elle est même légitime ! Aucune confusion ne doit être opérée entre les gesticulations d’un politicien assoiffé de pouvoir, instrumentalisant les musulmans, et l’immense majorité de ceux ci.

La République doit rester souveraine et elle doit le faire savoir.
Robert GROSSMANN
mercredi, 21 janvier 2009
Agression de la Synagogue de Strasbourg

Réaction de Robert GROSSMANN
Le 13 janvier, inquiet par la tournure des événements, j’en appelais aux grands élus de notre ville et de notre région afin qu’ils fassent entendre leur voix et s’élèvent contre « Certaines manifestations extrémistes, les drapeaux marqués de croix gammées et brûlés, les cocktails Molotov lancés contre des lieux de culte, les inscriptions et tags à caractère raciste, les appels à la haine, les violences liées à des manifestations avec destructions de vitrines de magasins, tout cela crée un climat de tension insupportable et inadmissible dans notre ville, capitale des droits de l’homme. »
Il y eut certes la rencontre des autorités religieuses « autour du maire de Strasbourg » que je tiens à saluer. Il n’en reste pas moins qu’aucune voix forte d’un grand élu de notre République ne s’est alors élevée pour condamner et interdire les appels à la haine distillés quotidiennement, notamment place Kléber.
Les récentes violences s’inscrivent dans un contexte strasbourgeois et les rappels de certains faits s’imposent.
Il serait en effet stupide et irresponsable de ne pas mettre en perspective avec les faits récents, les événements délictuels surgis depuis quelques années dans notre ville, dont certains sont à la limite de comportements barbares: incendies d’un lieu de culture, le théâtre le Maillon, incendie du centre socio culturel de Hautepierre, incendie de la piscine de Hautepierre, voitures béliers contre des édifices publics.
Une attention toute particulière doit être portée aux films vidéos qui circulaient et circulent encore sur internet où l’on voit des énergumènes strasbourgeois non seulement rouer de coups de manière symbolique un policier jeté à terre, mais encore, flanqués de fusils, en appeler à la révolte et désigner le drapeau d’Israël, le camp de Dachau et des « persécutions imaginaires ».
Porté par la solidarité de tout notre groupe municipal, le 20 octobre Anne Schumann a dénoncé ces vidéos en conseil municipal. Jean Emmanuel Robert l’a fait en conseil de CUS du 24 octobre.
Tous deux demandaient que nos collectivités portent plainte en justice.
Des élus socialistes les accusèrent « d’instrumentaliser les quartiers » et la réaction du président M.Bigot fut d’interdire à M.Robert de prendre la parole en question d’urgence, de le reléguer à la fin de l’ordre du jour, puis de lui couper le micro.
Cette absence de volonté de réprimer sévèrement les actes d’une certaine voyoucratie dans nos quartiers, à été relayée de manière spectaculaire le 31 décembre par le premier adjoint Herrmann qui estimait que la seule présence d’une municipalité socialiste suffisait à apaiser les délinquants.
Selon lui et ses camarades on était une fois de plus en train de passer des ténèbres à la lumière. Force est de constater que nous sommes maintenant plus proches des ténèbres
En effet, voilà qu’après tous ces signes inquiétants, après nos alertes, après nos appels à porter plainte, la synagogue de Strasbourg vient d’être victime d’une agression de la part d’une bande de plusieurs dizaines de jeunes.
La gravité de cet acte est extrême, elle est sans précédents, elle est intolérable.
Aux lendemains de ce déchainement le silence des autorités de la République a été assourdissant et confirme la coupable indifférence que je dénonçais cinq jours au paravent
Et parce qu’il en est ainsi c’est la communauté israélite, elle même, le CRIF, l’UEJF, avec d’autres organismes qui s’expriment et en appellent à un rassemblement.
J’ai partagé avec tous mes concitoyens et notamment les musulmans la vive émotion suscitée par la guerre et les massacres. Mais cette guerre ne se déroule pas sur le territoire national et elle n’avait pas à être importée.
J’ai fortement milité pour la paix.
Je suis aujourd’hui solidaire de l’émotion de la communauté israélite strasbourgeoise et mes appels récents en témoignent car ces faits là se déroulent sur le territoire de notre République.
Je déplore ne pas avoir entendu le maire ni les grands élus demander l’interdiction des manifestations répétitives avec appels à la haine, de ne pas l’avoir entendu en appeler avec fermeté à l’état pour que celui ci agisse.
C’est dans la plus totale indifférence des autorités municipales et des élus nationaux que les vidéos incriminées ont circulé. C’est dans l’indifférence que les hurlements se sont perpétués place Kléber. Comble de l’ironie, seul le président du Racing a pris une décision digne et courageuse en excluant un de ses joueurs figurant dans ces vidéos.
J’aurais préféré qu’une fermeté sans équivoque et, ce dès les premiers appels à la haine, en arrive à éviter l’agression de la synagogue et dès lors aussi le rassemblement de la Communauté israélite et du CRIF, afin qu’aucune argumentation ne puisse être formulée par personne quant à des expressions exclusivement communautaristes à Strasbourg.
J’aurais préféré que ce soit la voix de la République qui s’exprime de manière spontanée et souveraine.
J’en appelle à un sursaut afin que la République fasse entendre sa voix et sa loi.
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lundi, 05 janvier 2009
Bonne année, Bonne santé !!!
Il est des formules consacrées qui fleurissent tous les ans sur les cartes et les calendriers. On vous souhaite tout ce que vous vous souhaitez avec ce mot de la fin « et surtout la santé ».
Ces vœux sont pieux, mais à les regarder de près, on se rend compte que ces vœux nient notre propre part dans notre propre destin. Ils sous-entendent que nous sommes devant un avenir inéluctable et que nos amis et connaissances, avec leurs bonnes pensées, cherchent à infléchir un sort malheureux qui nous attendrait. Nous allons donc dire les choses autrement « Vous avez une nouvelle année devant vous, comme une page blanche ; faites en ce qu’il y a de mieux pour vous ». Nous sommes tous responsables des grands axes de notre destinée. Il y a des moments, en effet, où nous avons le choix, le choix de dire « oui » ou « non » dans tous les domaines. Nous pouvons dire « oui » ou « non » à cette personne qui nous demande de partager notre vie. Nous pouvons dire « oui » ou « non » à la cigarette ou au « bienenstich ». Nous pouvons dire « oui » ou « non » dans les urnes. Ce sont des choix qui nous appartiennent et qui influent notre vie pour de longues années. Notre vœu, pour vous, sera de faire les bons choix, dans toutes les circonstances de votre vie, afin que cette année et les autres qui suivent, vous remplissent de satisfaction.
Vous avez devant vous les calendriers des pompiers, des parents d’élèves, de votre banque, des infirmières, que des pages blanches qui n’attendent que vos annotations, vos rendez-vous chez le pédicure, chez le kiné, chez le médecin, vos rendez-vous pour la belote, le Kaffekraenzel, la galette des rois et j’en passe. N’oubliez pas vos échéances électorales ou les réunions où se discute l’avenir de votre quartier, de votre ville ou de votre pays. N’omettez pas les jours et les heures où votre voix compte. « Ich hab mitgemacht, ich hab’s guet gemacht, drum worr’i au nit ussgelacht. » Le Groupe des Démocrates pour le Progrès vous souhaite de bien œuvrer pour votre bonheur et souhaite vous voir dans les soirées de son Club de réflexion ou dans ses réunions publiques.
Bonne année à tous et surtout l’esprit citoyen !
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mardi, 23 décembre 2008
Débat budgétaire : CUS

Intervention de Madame Anne Schumann
Conseil CUS du 19 décembre 2008
Point 1 – Budget
Monsieur le Président,
Chers collègues,
Permettez-moi tout d’abord d’émettre un vœu. Contrairement au débat d’orientations budgétaires du mois dernier, je souhaite vivement que ce débat ne soit pas tronqué. Je souhaite qu’il y ait un véritable échange avec un premier tour de prises de parole suivi de vos réponses avant d’aborder le second tour. En effet, un débat, à mon sens, suppose qu’il y ait un véritable échange des points de vue ce que nous n’avons malheureusement pas connu le mois dernier.
Venons-en au budget primitif. Il est censé transposer en engagements financiers votre projet politique pour la CUS. Cela est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de votre premier budget qui doit donner le LA pour les 5 années à venir.
Lors de votre prise de fonctions en avril dernier, Monsieur le Président, vous vous étiez notamment engagé à développer une vraie stratégie économique, à mettre l’accent sur des transports collectifs et le logement, à réaliser un « Plan Santé », à doter l’Euro-district d’un véritable statut d'agglomération transfrontalière. Ce premier budget devrait donc refléter vos engagements d’avril dernier. Il devrait surtout tenir compte de la crise économique que traverse actuellement la planète.
Malheureusement, comme le dirait Alain Jund, nous avons l’impression que vous souffrez d’autisme. Que Strasbourg et sa Communauté urbaine se trouvent enfermées dans une bulle, loin de l’agitation que connait aujourd’hui le monde. Que notre exécutif se croit être à la tête d’un petit village gaulois qui pourrait résister à la crise, seul contre tous, par on ne sait quelle potion magique.
Conformément à ce que font nos voisins allemands du Baden-Wurtemberg, la Région Alsace, le Département (qui va redoubler ses efforts au mois de février), l’Etat Français, les Etats-Unis sous l’impulsion de Barack Obama, nous pensions voir notre Communauté Urbaine être innovante, créative et moteur de la relance indispensable pour soutenir nos artisans, nos PME, bref le tissu économique local.
Les réactions de la gauche française faisant suite à l’annonce du plan de relance de Nicolas Sarkozy nous confortaient dans notre sentiment. Je cite, au hasard, Martine Aubry qui a récemment pris sous son aile Alain Fontanel, «Ce soir, la France n'a toujours pas le plan de relance à la hauteur de la crise qui s'installe » Pour Madame Aubry, les 26 milliards d’euros engagés ne sont pas suffisants à ses yeux. Il en faut plus, beaucoup plus. Mais ce qui est valable au niveau national, ne semble plus l’être au niveau local. Pour les habitants de la CUS, de relance, il n’y a point. Ce que vous nous proposez d’adopter aujourd’hui est un véritable budget de rigueur, d’austérité, de régression.
Comme d’habitude, vous allez nous entonner le couplet de l’héritage et de la dette pour justifier votre immobilisme. Nous sommes pourtant bien loin, fort heureusement, du héraut Lillois du PS, Martine Aubry, qui déclare au sujet de Lille Métropole « Nos finances sont saines, nos pratiques économes. » en étant à la tête d’une collectivité endettée à hauteur de 1500 euros par habitant soit 227 % de plus que notre communauté urbaine qui connaitra l’année prochaine un endettement de 458 euros, inférieur de 39 % à la moyenne nationale.
Si cet endettement avait été aussi important que vous le dites, qui peut croire raisonnablement que vous n’auriez pas été dans l’obligation d’augmenter massivement les impôts. Si la gestion de vos prédécesseurs avait été à ce point chaotique, qui peut croire que vous auriez laissé l’autofinancement de la collectivité s’écrouler en vous payant le luxe de réduire les cessions d’actifs de près de 54%, soit environ 7,5 millions d’euros.
Ne vous en déplaise et je sais que cela ne fait pas plaisir à entendre mais la CUS et Strasbourg constituent les troisièmes collectivités de France les moins endettées. C’est ce qu’indiquent vos chiffres, vos tableaux, votre budget.
En complément de la dette, vous allez aussi laisser croire qu’il n’y a eu que des projets structurants –pharaoniques dite-vous - réalisés au détriment du quotidien. Les nombreux aménagements de voiries, les extensions du tramway, les rénovations et constructions de médiathèques ne profiteraient donc pas aux habitants. Votre communication ré-écrit l’Histoire et travestit la réalité mais elle ne trompe personne.
Nous vous espérions ambitieux, et vous faites de la finance en prévoyant, par exemple, un accroissement de 30% des intérêts bancaires, alors que la ligne de trésorerie est contractée à l’année, que le la BCE en quelques semaines, a nettement baissé ses taux directeurs de 3,75 à 2,50 % et que d’autres baisses ne sont pas à exclure.
Vous vous voulez le chantre des transports en commun mais votre budget ne prévoit que 700 000 euros d’investissement pour les extensions futures du Tramway contre 24 millions d’euros pour des opérations de voiries soit 3328 % de plus pour la voiture. Cet écart marque votre absence d’ambition pour le Tramway et les transports en commun déjà aperçu lors de l’augmentation antisociale des tarifs de la CTS.
Nous attendions un soutien franc et massif à l’économie mais les investissements vont diminuer très fortement de 30,7 % alors qu’ils continuent d’augmenter au conseil Général et Régional.
Puisque nous parlons du Département et de la Région, je trouve tout de même extraordinaire de les mettre continuellement en cause en compagnie de l’Etat. La Région Alsace, par exemple, a financé 50 % de la part locale de la réalisation du TGV Est dont profite aujourd’hui Strasbourg à plein, surtout en cette période de l’année. S’agissant de ses prélèvements obligatoires, depuis 2000 et la réforme Jospin, la Région ne perçoit plus le moindre euro issu de la taxe d’habitation. Ses uniques revenus, issus des prélèvements obligatoires, proviennent de la TP et de la Taxe Foncière. Pour le Département, mais mes collègues conseillers généraux le démontreront bien mieux que moi, il consacre 40% de ses aides à l’investissement aux communes membres de la CUS. Le point 3 de notre ordre du jour en est d’ailleurs la parfaite illustration. Notre CUS va donc profiter, fort heureusement de leurs investissements supplémentaires car, avec votre budget, ce sont tout de même 80 millions d’euros en moins qui seront injectés dans l’économie locale !
Sous votre houlette et celle de monsieur Fontanel, nous assistons à l’instauration d’une véritable politique malthusienne de renoncement qui va enclencher le cercle vicieux du déclin et de la décadence. Cette brutale régression pèsera fortement sur la vitalité économique de nos entreprises, de l’emploi et ne manquera pas de se répercuter sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens.
Ce budget primitif soulève de nombreuses autres questions
- Par exemple, vous prévoyez 10,9 millions d’euros consacrés à des provisions pour la conduite de projets Urbains. Nous souhaiterions savoir, très précisément et dans le détail, ce que vous comptez faire de ces 10,9 millions d’euros, somme tout de même très importante.
- L’autorisation de programme du projet Danube est dotée de 10 239 752 Euros. Pouvez-vous nous indiquer si cette somme comprend la dépollution indispensable du site afin de débarrasser les générations futures de cette charge ?
- Les dépenses de matériel augmenteront de 9% et celles d’entretien de 5,69 % - Pouvez-vous nous expliquer les raisons de ces augmentations ?
- Même question pour les services extérieurs qui progressent de 2 234 000 euros – à quoi correspondent-ils ?
Nous demeurons toujours dans l’ignorance des tenants et des aboutissants de l’avancée du dossier relatif à la construction d’un nouveau stade. Serons-nous condamnés à suivre cette question importante dans les médias ?
Quid des extensions du Tramway en dehors du prolongement de la ligne A ? Illkirch, Kehl, Koenigshoffen ou la Robertsau seront-elles concernées ?
Le parc des expositions et le centre nautique font-ils toujours partie de vos projets ?
Monsieur le Président, votre budget marque une absence inquiétante d’une véritable vision politique pour notre Communauté Urbaine mais surtout une absence d’ambition.
Le budget que vous avez concocté est socialement injuste et n’est pas économiquement judicieux en cette période de crise.
Vous l’aurez compris, les raisons sont suffisamment nombreuses, sur la forme autant que sur le fond pour que nous ne puissions pas le voter et par conséquent cautionner votre politique, car la bonne réponse à la récession ça ne peut pas être la régression !
Je vous remercie.
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mardi, 16 décembre 2008
Interview de Robert Grossmann (DNA) budget 2009.
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Débat budgétaire

Intervention de Monsieur Jean Emmanuel ROBERT
Conseil Municipal du 15 décembre 2008
Point 1 – Budget
Monsieur le Maire,
Mes Chers Collègues,
Le budget primitif constitue l’acte politique majeur puisqu’il est censé transposer en engagements financiers le projet politique du Maire, de sa municipalité, et c’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit d’une équipe nouvellement élue.
Très logiquement, ce budget devrait donc nous éclairer sur votre ambition pour Strasbourg, sur vos intentions concrètes, et comme vous vous y étiez engagés monsieur le Maire, je vous cite, « sur les retombées immédiates sur la vie personnelle des Strasbourgeois ». Il devrait à tout le moins, refléter vos engagements de campagne, illustrer les projets que vous souhaitez mettre en œuvre l’année prochaine, mais également sur la durée de votre mandat. Il devrait enfin prendre en compte la situation économique difficile que nous traversons.
Malheureusement, il faut bien le reconnaître, nous sommes sortis, le mois dernier, du débat d’orientations budgétaires bien plus désorientés qu’orientés. Nous avons été bien en peine de pouvoir disposer d’une stratégie financière claire, à long terme, et dans l’incapacité de desceller derrière vos nombreuses déclarations d’intention, le cap fixé, l’impulsion et l’ampleur que vous souhaitez donner à l’action municipale.
C’est donc quelque peu déboussolés mais sans aucune illusion que nous avons pris connaissance des éléments chiffrés que vous nous proposez aujourd’hui. A leur lecture nous avons constaté comme nous le pressentions et le redoutions, un véritable budget de régression.
Quoi que vous puissiez dire et affirmer en effet Monsieur le Maire, ce n’est pas ce budget qui contribuera de manière efficace à améliorer la vie quotidienne des Strasbourgeois. Il ne conduira pas au fameux « mieux vivre ensemble » que vous aviez pourtant promis et, qui, visiblement est déjà relégué au rang des promesses oubliées. Ce n’est pas ce budget qui concourra à renforcer l’attractivité économique de Strasbourg et à tisser plus lien social, car derrière les discours de façade, derrière les effets d’annonce, derrière l’autosatisfaction de votre majorité et les tours de passe-passe financiers, ce budget est dans les faits un budget de rigueur, un véritable plan d’austérité. En fait : un budget de régression comme Strasbourg n’en a avait pas connu depuis longtemps, digne d’ailleurs des plus fidèles apôtres de l’ultra orthodoxie budgétaire !
A un moment, où il conviendrait au contraire, d’initier un véritable plan de relance et de soutien à l’activité, à l’instar de ce que font la plus part des Etats Européens, le land frontalier, de nombreuses grandes collectivités territoriales, et que s’apprêtent à adopter les Etats-Unis sous l’impulsion de leur nouveau Président, Barak OBAMA, à Strasbourg, totalement à contre emploi, visiblement éloignés des réalités et du terrain, repliés sur vous-mêmes, comme enfermés dans une bulle, vous réduisez considérablement la voilure des investissements.
Avec un tel tour de vis, vous courrez le risque de mettre à mal nombre de PME, déjà fragilisées par le ralentissement de l’activité. Mais surtout, vous privez les carnets de commande des entreprises de travaux publics, d’un ballon d’oxygène pourtant vital pour la sauvegarde de leurs emplois. En un mot : vous prenez la responsabilité d’accroître à Strasbourg la dégradation du climat économique et social.
Et ce n’est pas, le maintien des taux de fiscalité qui changera la donne, en raison non seulement de la revalorisation automatique des bases qui induira une progression de plus de 2% des impôts locaux en 2009, mais également, parce que vous avez d’ores et déjà amputé le pouvoir d’achat des Strasbourgeois en augmentant substantiellement les tarifs de la CTS. Au fond, vous faites semblant de donner aujourd’hui d’une main ce que vous avez d’ores et déjà, largement repris de l’autre. Je note au passage l’absence de transparence sur vos intentions, cette année ou les années suivantes, en matière de stationnement payant, bien que vous prévoyez en autorisations de programme, d’acquérir de nouveaux horodateurs, pas plus que sur l’idée émise par l’un de vos adjoints, d’ouvrir un casino à Strasbourg. Pas étonnant dès lors que la partie recette de votre budget ressemble à une sorte de poker menteur !
Là où nous attendions de votre majorité une stratégie cohérente, une démarche volontariste, innovante et audacieuse pour faire face à la crise, relancer localement la croissance et lutter contre le chômage, nous avons droit à une politique frileuse, lisse et sans aspérité.
Là où nous attendions de vous, Monsieur le Maire, que vous traduisiez en actes dans ce budget, ce qui fut votre leitmotiv pendant la campagne, et permettez-moi de vous citer encore, « que Strasbourg retrouve son véritable talent, celui d’être une Ville créative », les Strasbourgeois découvrent avec stupéfaction une nouvelle forme de conservatisme, d’immobilisme mais surtout, je le répète, de régression.
Et les chiffres parlent d’eux-mêmes, vous ne pouvez d’ailleurs pas les contester puisque ce sont les vôtres autant que l’est désormais ce budget :
-diminution de 25% des investissements opérationnels en faveur du sport et de la jeunesse avec les conséquences difficiles que cela aura sur les clubs, leurs équipements, sur le moral des dirigeants et des bénévoles, mais aussi sur les jeunes que vous allez désespérer.
-réduction de l’ordre de 15% pour l’éducation et l’enseignement avec à la clef, obligatoirement, un net ralentissement du programme de réhabilitation des écoles. C’est indéfendable de la part d’une majorité dite de progrès et cela en dit long, sur la manière que vous avez de préparer l’avenir de nos enfants !
-chute vertigineuse, du jamais vu, de près de 30% des investissements consacrés aux aménagements, aux services urbains et à l’environnement, alors que vous affirmiez pendant la campagne, Monsieur le Maire et je vous cite toujours « que l’urgence est à l’investissement dans les équipements de proximité qui facilitent la vie quotidienne », tout en promettant de faire de Strasbourg une Ville durable.
-effondrement de près de 23% des crédits consacrés à l’administration, à la logistique, au patrimoine mais surtout à la sécurité, cette tranquillité publique à laquelle les Strasbourgeois sont très attachée et que déjà, quelques mois à peine après votre arrivée aux responsabilités, vous reléguez au second rang.
Mes chers Collègues, rien ne justifie à nos yeux une telle politique de régression sociale qui va se faire sentir d’abord dans les quartiers, notamment par les plus fragiles, qui au lieu d’être les premiers soutenus par la collectivité, notamment dans la défense de l’économie locale, donc de leur emploi, seront en réalité les premiers à en faire les frais.
Mais c’est surtout lorsqu’on s’attache à la mise en œuvre effective de vos engagements de campagne que l’on constate avec éclat le décalage entre ce qui a été promis et ce qui est réellement tenus. Pour beaucoup d’entre eux en effet, on ne décèle pas dans ce budget le commencement d’un début de mise en œuvre.
Et pour n’en citer que quelques uns pouvez-vous nous dire Monsieur le Maire,
-ce qu’il en est de votre projet de création d’un nouvel opéra, d’un centre nautique, d’un grand espace dédié aux sports de glisse : je ne vois aucune autorisation de programme les concernant.
-S’agissant de l’installation d’un dispositif de vélos en libre service, d’une vélo-école, d’ateliers de réparations et d’entretien, faut-il craindre comme ce budget le laisse à penser, qu’ils soient renvoyés aux calendes Grecs ?
-Quid de votre promesse de créer un office foncier, une maison de la santé, un bureau du temps, un réseau de taxi de nuit de borne à borne ? Probablement reportés sine die !
-Monsieur le Maire, puisqu’il y a urgence en matière de logement, pourquoi n’avez-vous rien prévu au sujet votre fameuse garantie des risques locatifs visant à supprimer les cautions demandées aux jeunes et que ces derniers attendent avec impatience?
Quand est il de votre promesse de bourses destinée aux étudiants- ils sont plus de 40 000 à Strasbourg-, de la création d’un portail Internet dédié à l’emploi des jeunes, de l’ouverture de plate-forme d’initiatives locales dans les quartiers : pouvez-vous nous dire avec précisions quels seront les quartiers concernés en 2009?
Pourquoi diable avoir mis au frigidaire votre promesse de créer une maison de l’étudiant, d’ouvrir des guichets uniques pour l’emploi, le logement, l’aide sociale et les transports publics ?
Vous vous êtes engagé à faire de l’économie sociale et solidaire l’un des grands chantiers de la mandature : pourquoi votre budget, alors que nous sommes en période de crise, fait-il l’impasse sur le soutien au micro crédit, comme vous l’aviez proposé ?
Et que dire de votre engagement de mettre à la disposition de chaque élève strasbourgeois, un ordinateur ? S’agit-il là aussi d’une énième promesse formatée ? Ou faut- il penser que ce matériel informatique arrivera en kit, que les jeunes auront l’année prochaine la souris et le tapis après avoir reçu en 2008 la clef USB ?
Voilà autant de questions qui ne trouvent pas de réponse dans ce budget de rigueur, et avec mes collègues de l’opposition nous le redoutons autant que nous le déplorons, autant de promesses qui resteront probablement sans lendemain !
Alors naturellement comme à l’accoutumée vous allez nous expliquer que vous avez été contraints, la mort dans l’âme, de faire des choix et donc de fermer les robinets.
A vous entendre c’est bien évidemment la faute de l’Etat de qui vous exigez tout sans aucun complexe, notamment qu’il fasse l’exact contraire de la politique de régression en matière d’investissements opérationnels que vous menez.
Pour mieux vous exonérer de vos promesses, vous allez nous refaire pour la énième fois le coup de l’héritage, de l’audit, de la situation dégradée que vous auriez trouvée en arrivant. Si elle l’avait été autant que vous le dites, qui peut croire raisonnablement que vous n’auriez pas été dans l’obligation d’augmenter massivement les impôts. Si la gestion de vos prédécesseurs avaient été à ce point chaotique, qui peut croire que vous auriez laissé l’autofinancement de la collectivité s’écrouler en vous payant le luxe de réduire les cessions d’actifs de près de 60%, soit environ 18M d’euros.
Si la situation avait été celle que vous ne cessez décrire, et de décrier, comment pouvez-vous expliquer que notre Ville puisse de désendetter pour la 3ème année consécutive ?
Alors, pour vous dédouanez de mener cette politique d’austérité antisociale, je comprends qu’il soit commode que vous vous sentiez obligé de nous repassez incessamment votre vieux disque rayé sur la dette. Mais une fois pour toute, ne vous en déplaise, Strasbourg est la 3ème ville de France la moins endettée, c’est ce qu’indiquent vos chiffres, vos tableaux, votre budget. Largement devant Nantes, Grenoble où Lille, dont le Maire est d’ailleurs votre nouveau leader, votre nouveau chef (au moins pour la moitié d’entre vous), votre nouveau model, qu’on ne vous recommande toutefois pas de suivre en matière d’endettement municipal et communautaire. Ensuite, parce que cette dette peu importante, qui se réduit, vous permet, mais vous vous gardez bien de le claironner, de prévoir dans votre budget 2009 une hausse de 30% des emprunts nouveaux, pour un montant de 37millions d’€.
Pour terminer, vous me permettrez, avec mes collègues du groupe des démocrates pour le progrès, de dénoncer l’opacité qui règne dans ce budget primitif, notamment au sujet du gonflement artificielle des charges financières. Comment pouvez-vous en effet prévoir une simple stabilisation des intérêts liés aux emprunts et à la dette, quand les taux baissent et que la Ville se désendette? Pour les mêmes raisons, et c’est imparable, comment pouvez vous prévoir un accroissement de 30% des intérêts bancaires, alors que la ligne de trésorerie est contractée à l’année, que le la BCE en quelques semaines, a nettement baissé ses taux directeurs de 3,75 à 2,50% et que d’autres baisses ne sont pas à exclure.
Que dire des dotations aux provisions qui augmentent de 195% sans aucune explication mais surtout, cerise sur la gâteau, comment pouvez prévoir une augmentation conséquente, près de 25%, du poste intitulé « dépenses imprévues », alors que, comme son nom l’indique, elles ne sont pas prévisibles !
Où va donc passer tout cet argent, plus d’un million et demi d’euros : voilà une belle cagnotte qui aurait pu servir à améliorer directement le pouvoir d’achat des Strasbourgeois.
Monsieur le Maire,
De grands enjeux et de nombreux défis se posent à Strasbourg : votre absence de volontarisme ne vous permettra pas d’y répondre. Le budget que vous avez concocté est socialement injuste et n’est pas économiquement viable en période de crise.
Vous l’aurez compris, les raisons sont suffisamment nombreuses, sur la forme autant que sur le fond pour que nous ne puissions pas le voter et par conséquent cautionner votre politique, car la bonne réponse à la récession ça ne peut pas être la régression !
Je vous remercie.
09:52 Publié dans Nos interventions en conseil municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : groupe des démocrates pour le progrès, gdp, ump, nouveau centre, strasbourg, débat, budgétaire
mercredi, 10 décembre 2008
Lettre à Roland RIES
Monsieur le Maire,
Nous avons bien reçu votre proposition de modification de l’article 47 du règlement intérieur de notre conseil municipal.
Tout d’abord, nous tenions à vous alerter sur l’évolution récente de la jurisprudence relative à l’expression des groupes politiques. Le 4 novembre dernier, le tribunal administratif de Montpellier, a en effet enjoint au Maire de Montpellier de réserver la rubrique dénommée « tribune politique » dans le journal municipal « Montpellier notre ville » aux seuls élus n’appartenant pas à la majorité municipale. Cette décision s’appuie sur le principe que les élus majoritaires disposent de la totalité du journal municipal pour défendre leur politique.
Une telle disposition pourrait donc logiquement s’appliquer à d’autres communes, y compris Strasbourg. Nous serions heureux d’en débattre avec vous lors d’une réunion des présidents.
S’agissant de votre proposition de faire évoluer notre règlement intérieur, nous avons quelques propositions à vous faire :
- Les Présidents de groupes doivent pouvoir valider la mise en page de leur tribune avant l’impression afin qu’elle soit conforme à leur souhait
- Il n’est pas concevable que les liens hypertextes soient acceptés dans « Strasbourg magazine » et rejetés sur « strasbourg.fr ». Par conséquent, nous proposons de les accepter en les limitant aux seuls renvois vers les sites appartenant et gérés par les groupes respectifs.
- La mise à jour d’internet n’occasionnant aucun coût supplémentaire pour la collectivité tout en étant techniquement aisée, nous proposons d’étendre la fréquence d’expression de chaque groupe à un maximum d’une tribune par semaine. Libre ensuite à eux d’exploiter ou pas cette possibilité. Cette mesure constituera une avancée importante de l’expression démocratique des élus municipaux.
- Afin d’améliorer de manière effective et réelle l’information des Strasbourgeoises et des Strasbourgeois sur les débats de notre conseil municipal, nous vous proposons de les enregistrer en vidéo et de diffuser dans son intégralité le Conseil Municipal sur le site internet « strasbourg.fr ». Nos concitoyens pourront ainsi juger directement de nos échanges comme cela est déjà le cas à Marseille, Dijon ou Bordeaux.
Nous nous permettons enfin, de vous alerter une nouvelle fois sur les dysfonctionnements que crée votre mode de fonctionnement des commissions Thématiques.
L’organisation le même jour à la même heure de ces commissions, empêche les élus qui le souhaiteraient d’assister à une autre commission que celle dans laquelle ils se rendent alors que le règlement intérieur prévoie cette possibilité.
Les travaux de la commission plénière se trouvent aussi considérablement modifiés dans leur durée ou leur intensité par l’instauration des commissions. Au total la bonne information des élus est réduite et l’on peut constater que pour l’instant il ne s’agit pas d’une avancée de la démocratie locale mais bien d’un recul.
Afin de remédier à cette situation, nous vous proposons d’organiser les commissions thématiques la semaine qui précède la commission plénière, à des jours distincts et en soirée afin de permettre aux élus retenus par des contraintes professionnelles d’y assister.
Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de mes salutations les meilleures.
Robert GROSSMANN
Pièce jointe : Article DNA (ici)
16:39 Publié dans Lettre ouverte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : groupe des démocrates pour le progrès, gdp, ump, nouveau centre, strasbourg, vidéo, conseil municipal
mardi, 09 décembre 2008
Oui au GCO !
La réalisation du Grand Contournement Ouest est devenue une nécessité et une urgence pour les Strasbourgeois !
Strasbourg est l’unique grande ville Française à être coupée en son cœur par une autoroute de 2 X 3 voies qui drenne plus de 170 000 véhicules par jour. Aucune autre autoroute en France, en dehors du périphérique parisien, n'atteint un tel trafic.
Les habitants des quartiers de Hautepierre, de Cronenbourg, de la Gare, de l’Elsau, de Koenigsoffen et de la Meinau sont les premiers touchés par les nuisances provoquées par cette traversée. Pollution de l’air et fortes nuisances sonores sont leur lot quotidien.
Par souci de transparence, il serait judicieux que Roland Ries, hostile à ce projet, communique aux Strasbourgeoises et aux Strasbourgeois les résultats des études relatives à la pollution atmosphériques subie par les habitants aux abords de cet axe.
Je me félicite de la décision du Président de la République, Nicolas Sarkozy, et du Premier Ministre, François FILLON, de confirmer et d’accélérer la réalisation de ce projet qui soulagera enfin les habitants de Strasbourg et de sa Communauté Urbaine de cette circulation automobile de transit.
Les travaux réalisés, il sera dès-lors possible de requalifier l’A4 et l’A35 afin d’apaiser le trafic interurbain, d’opérer une liaison entre les quartiers coupés par l’autoroute mais surtout de soulager les habitants de Strasbourg qui n’ont que trop subi les conséquences nocives de cette anomalie qui date des années 1960.

Jean Emmanuel ROBERT
Conseiller municipal de Strasbourg
Délégué de la Première Circonscription du Bas-Rhin
16:20 Publié dans Nos communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : groupe des démocrates pour le progrès, gdp, ump, nouveau centre, strasbourg, rive-étoile, gco
mardi, 02 décembre 2008
Tribune du mois de Décembre
Eco-Quartier : le principe de précaution doit être appliqué !
La nouvelle municipalité a annoncé récemment la création d’un éco-quartier sur le site de l’ancienne cokerie gazière de Strasbourg entre les ponts du Danube et Churchill. Favorables au développement de telles constructions, nous sommes toutefois inquiets du choix de les réaliser sur un terrain qui est encore très pollué pour la moitié de sa surface.
La majorité municipale ne procédera pas à la dépollution supplémentaire pour des questions purement économiques. Celle-ci nous semble pourtant nécessaire.
Il n’existe actuellement aucune étude sanitaire sérieuse analysant les conséquences d’une pollution souterraine au cyanure, aux hydrocarbures et au mercure sur les résidents. Personne n’est en mesure d’affirmer avec certitude qu’il n’y a aucun risque pour la santé. Partisans du principe de précaution, nous demandons à la majorité municipale de ne prendre aucun risque en procédant à la dépollution intégrale de ce terrain, la santé des strasbourgeois n’ayant pas de prix à nos yeux !
Parc de l’Etoile : quel gâchis !
L’environnement ne semble vraiment pas être la tasse de thé de la municipalité. Outre le fait de vouloir construire un éco-quartier sur un terrain pollué, la majorité municipale a débuté la démolition de l’espace vert du parc de l’Etoile qui cède sa place au béton et aux bus. Alors que l’ouverture de la médiathèque André Malraux ainsi que celle du centre commercial Riv-étoile avaient donné tout son sens à la réalisation de ce parc, cette décision marque un retour un arrière symbole d’une vision passéiste de l’aménagement urbain. Qu’on se rassure, il restera toujours les mauvaises herbes qui prolifèrent le long de trottoirs pour avoir un peu de verdure à Strasbourg !
Groupe des Démocrates pour le Progrès
(UMP – Nouveau Centre – Indépendants)
Robert Grossmann, Anne Schumann, Frédérique Loutrel, Jean Emmanuel Robert, Huguette Dreikaus, Martine Calderoli-Lotz.
16:19 Publié dans Tribune du Groupe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tribune, groupe des démocrates pour le progrès, gdp, ump, nouveau centre, strasbourg, rive-étoile
jeudi, 30 octobre 2008
Tribune du Mois de Novembre
Les conseils de quartiers : une occasion ratée !
Un mode de désignation passéiste
A grand renfort de communication, les strasbourgeois, ont été invités à candidater pour participer aux nouveaux Conseils de Quartiers (COQ). C’est donc par tirage au sort qu’ont été désignés les membres qui composent ces instances. En termes de fonctionnement démocratique, nous sommes persuadés qu’il existe des modes de nomination plus aboutis que le tirage au sort qui était une caractéristique de la démocratie Athénienne. Plus ennuyeux, ce mode de désignation nous fait craindre une faible participation aux travaux des COQ. De nombreuses personnes, désireuses de s’impliquer vont ainsi rester sur le carreau. Pourquoi avoir fait le choix de se priver de ces volontaires alors qu’ils ne sont pas forcément légion ?
Des conseils couteux, en liberté conditionnelle
Les conseils de quartiers seront dirigés par une personne spécialement recrutée par la ville de Strasbourg mais surtout encadrés de près par l’adjoint de quartier. L’indépendance annoncée n’est donc pas au rendez-vous d’autant qu’un certain nombre de représentants auront été nommés directement par l’adjoint de quartier. Plus inquiétant en cette période de crise, cette opération s’annonce fort couteuse pour les Strasbourgeois. 300 000 euros pour les 10 conseils sans compter le recrutement des animateurs qui s’avèrera lui aussi très onéreux.
Un découpage électoraliste
Le découpage géographique des 10 conseils de quartiers laisse lui aussi perplexe. Il ne correspond à aucune réalité économique, à aucun bassin de vie, à aucun tissu social. En l’espèce, c’est le découpage électoral des cantons qui a été retenu par l’équipe municipale affichant au grand jour sa volonté de quadriller électoralement notre ville. Cela ne va, bien évidemment pas, dans le sens de l’intérêt général des Strasbourgeois d’autant que de nombreux adjoints au maire cumulent leur fonction municipale avec leur casquette de conseiller général.
Un véritable mépris des élus
L’ensemble des élus strasbourgeois sont écartés des conseils quartier ce qui constitue à notre sens un “hors jeu démocratique”. En l’espèce, il s’agit d’une négation complète des élections et des électeurs fondée sur un mépris cinglant de la démocratie et ce au profit de la seule municipalité donc au profit “du pouvoir” qui se montre ainsi parfaitement autocratique. L’objectif principal serait d'éviter que les 10 COQ soient des lieux d'affrontement politique : quelle conception de la politique ! Elle serait donc perçue par la municipalité uniquement sous l'angle de la conflictualité et non comme un processus d'échange d'idées. Cela n’est pas notre conception de la politique.
Groupe des Démocrates pour le Progrès
(UMP – Nouveau Centre – Indépendants)
Martine Calderoli-Lotz, Huguette Dreikaus, Robert Grossmann, Frédérique Loutrel, Jean-Emmanuel Robert, Anne Schumann
12:44 Publié dans Tribune du Groupe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tribune, groupe des démocrates pour le progrès, gdp, ump, nouveau centre, strasbourg









