vendredi, 23 janvier 2009
La République doit rester souveraine et elle doit le faire savoir.
Les autorités de la République doivent agir car, entre sang froid, volonté de ne pas bouger pour ne pas donner l’impression de…, faire semblant que tout ça n’est rien pour ne pas valoriser… et INDIFFERENCE émolliente ou laxiste, la marge est aujourd’hui étroite.
Ce qui s’est passé à Gaza, ce qui se passe aujourd’hui dans ce territoire est innommable. Tous les observateurs de l’ONU ou ceux des grands organismes internationaux sont convergents à ce sujet.
Aucune cause ne justifie de tels moyens de rétorsion guerrière. Qu’il y ait eu 600 ou 1200 morts, ce sont 600 ou 1200 de trop. Et les dernières informations sur d’éventuelles manipulations de chiffres ou sur l’âge des tués ne change rien à l’horreur.
La destruction de tant d’immeubles, d’écoles, d’hopitaux et de sites industriels est inqualifiable et c’est bien le peuple, les individus, des êtres humains, qui sont les victimes. Victimes trop souvent complètement innocentes de cette guerre qui… s’arrête pour la prestation de serment de M.Obama.
Obama le charismatique, le porteur de tous les espoirs, celui dont l’élection transportait de joie mes amis musulmans, n’avait pas dit un mot depuis son élection pour que cesse l’horreur, il a laissé faire. Je ne peux pas ne pas souligner et saluer l’engagement du président de la République française…
Oui, je ressens ces douleurs, elles sont au fond de moi, indélébiles, tout comme j’ai au fond de moi les images d’horreur des guerres en ex Yougoslavie, en Afrique en Afghanistan et partout dans le monde ou la monstruosité des hommes est à l’œuvre.
Gaza… Il s’agit d’être humains, de la condition humaine, et Gaza se situe au proche orient.
Force est de constater, qu’on le veuille ou non, que nous sommes en France et que cela se passe à l’étranger.
Oui, nous sommes ici en France, citoyens français. Nous sommes en République. La guerre du proche orient ne peut pas, ne doit pas, être importée et produire des effets physiques chez nous, entre français.
Nous avons parmi nous des juifs et des musulmans. Ils sont français. Ils sont en France. Je peux évoquer toutes les autres religions et les athées de France. Tous respectent notre République. Et sur notre territoire aucun acte de violence lié à une guerre à l’étranger n’est acceptable.
Il y eut cependant, ces derniers jours, des agissements délinquants un peu partout en France et en particulier à Strasbourg. Des cocktails Molotov contre des synagogues, des caillassages, des atteintes aux biens ou aux personnes.
Ils doivent être condamnés avec une sévérité exemplaire. Comme ont été condamnés tous ceux qui avaient concerné des mosquées, des cimetières et d’ailleurs tout édifice, religieux ou non.
Les appels à la haine de ceux qui chauffent à blanc des jeunes gens ne peuvent être tolérés par les républicains authentiques. Ils peuvent générer des effets immaitrisables.
Les autorités de la République doivent agir car, entre sang froid, volonté de ne pas bouger pour ne pas donner l’impression de…f aire semblant que tout ça n’est rien du tout pour ne pas valoriser… et INDIFFERENCE émolliente ou laxiste, la marge est aujourd’hui étroite.
Il faut que cesse tous les soirs le déchainement des hurlements si perturbants de quelques extrémistes qui donnent le sentiment d’occuper le cœur de Strasbourg.
Puisqu’il faut être précis pour tous ceux qui ne voudraient pas bien comprendre j’ajouterais, mais c’est une évidence, que toute manifestation digne, sans appels à la haine a droit de cité. Elle est même légitime ! Aucune confusion ne doit être opérée entre les gesticulations d’un politicien assoiffé de pouvoir, instrumentalisant les musulmans, et l’immense majorité de ceux ci.

La République doit rester souveraine et elle doit le faire savoir.
Robert GROSSMANN
mercredi, 21 janvier 2009
Agression de la Synagogue de Strasbourg

Réaction de Robert GROSSMANN
Le 13 janvier, inquiet par la tournure des événements, j’en appelais aux grands élus de notre ville et de notre région afin qu’ils fassent entendre leur voix et s’élèvent contre « Certaines manifestations extrémistes, les drapeaux marqués de croix gammées et brûlés, les cocktails Molotov lancés contre des lieux de culte, les inscriptions et tags à caractère raciste, les appels à la haine, les violences liées à des manifestations avec destructions de vitrines de magasins, tout cela crée un climat de tension insupportable et inadmissible dans notre ville, capitale des droits de l’homme. »
Il y eut certes la rencontre des autorités religieuses « autour du maire de Strasbourg » que je tiens à saluer. Il n’en reste pas moins qu’aucune voix forte d’un grand élu de notre République ne s’est alors élevée pour condamner et interdire les appels à la haine distillés quotidiennement, notamment place Kléber.
Les récentes violences s’inscrivent dans un contexte strasbourgeois et les rappels de certains faits s’imposent.
Il serait en effet stupide et irresponsable de ne pas mettre en perspective avec les faits récents, les événements délictuels surgis depuis quelques années dans notre ville, dont certains sont à la limite de comportements barbares: incendies d’un lieu de culture, le théâtre le Maillon, incendie du centre socio culturel de Hautepierre, incendie de la piscine de Hautepierre, voitures béliers contre des édifices publics.
Une attention toute particulière doit être portée aux films vidéos qui circulaient et circulent encore sur internet où l’on voit des énergumènes strasbourgeois non seulement rouer de coups de manière symbolique un policier jeté à terre, mais encore, flanqués de fusils, en appeler à la révolte et désigner le drapeau d’Israël, le camp de Dachau et des « persécutions imaginaires ».
Porté par la solidarité de tout notre groupe municipal, le 20 octobre Anne Schumann a dénoncé ces vidéos en conseil municipal. Jean Emmanuel Robert l’a fait en conseil de CUS du 24 octobre.
Tous deux demandaient que nos collectivités portent plainte en justice.
Des élus socialistes les accusèrent « d’instrumentaliser les quartiers » et la réaction du président M.Bigot fut d’interdire à M.Robert de prendre la parole en question d’urgence, de le reléguer à la fin de l’ordre du jour, puis de lui couper le micro.
Cette absence de volonté de réprimer sévèrement les actes d’une certaine voyoucratie dans nos quartiers, à été relayée de manière spectaculaire le 31 décembre par le premier adjoint Herrmann qui estimait que la seule présence d’une municipalité socialiste suffisait à apaiser les délinquants.
Selon lui et ses camarades on était une fois de plus en train de passer des ténèbres à la lumière. Force est de constater que nous sommes maintenant plus proches des ténèbres
En effet, voilà qu’après tous ces signes inquiétants, après nos alertes, après nos appels à porter plainte, la synagogue de Strasbourg vient d’être victime d’une agression de la part d’une bande de plusieurs dizaines de jeunes.
La gravité de cet acte est extrême, elle est sans précédents, elle est intolérable.
Aux lendemains de ce déchainement le silence des autorités de la République a été assourdissant et confirme la coupable indifférence que je dénonçais cinq jours au paravent
Et parce qu’il en est ainsi c’est la communauté israélite, elle même, le CRIF, l’UEJF, avec d’autres organismes qui s’expriment et en appellent à un rassemblement.
J’ai partagé avec tous mes concitoyens et notamment les musulmans la vive émotion suscitée par la guerre et les massacres. Mais cette guerre ne se déroule pas sur le territoire national et elle n’avait pas à être importée.
J’ai fortement milité pour la paix.
Je suis aujourd’hui solidaire de l’émotion de la communauté israélite strasbourgeoise et mes appels récents en témoignent car ces faits là se déroulent sur le territoire de notre République.
Je déplore ne pas avoir entendu le maire ni les grands élus demander l’interdiction des manifestations répétitives avec appels à la haine, de ne pas l’avoir entendu en appeler avec fermeté à l’état pour que celui ci agisse.
C’est dans la plus totale indifférence des autorités municipales et des élus nationaux que les vidéos incriminées ont circulé. C’est dans l’indifférence que les hurlements se sont perpétués place Kléber. Comble de l’ironie, seul le président du Racing a pris une décision digne et courageuse en excluant un de ses joueurs figurant dans ces vidéos.
J’aurais préféré qu’une fermeté sans équivoque et, ce dès les premiers appels à la haine, en arrive à éviter l’agression de la synagogue et dès lors aussi le rassemblement de la Communauté israélite et du CRIF, afin qu’aucune argumentation ne puisse être formulée par personne quant à des expressions exclusivement communautaristes à Strasbourg.
J’aurais préféré que ce soit la voix de la République qui s’exprime de manière spontanée et souveraine.
J’en appelle à un sursaut afin que la République fasse entendre sa voix et sa loi.
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mardi, 13 janvier 2009
Que les grands élus fassent entendre leur voix...
Que les grands élus fassent entendre leur voix, le silence et l’indifférence sont aujourd’hui coupables !
Le drame du Moyen Orient ne peut laisser indifférent personne et l’exigence d’un cessez le feu, afin que toutes les armes se taisent, d’un coté comme de l’autre, devrait préoccuper chaque citoyen français.
De même devrait-il y avoir une véritable exigence, exprimée fortement, pour que le conflit entre Israël et le Hamas ne soit pas importé en France.
Nous sommes en République et chaque citoyen doit être respecté en tant que tel et non pas considéré ni traité comme appartenant à une communauté.
A Strasbourg depuis quelques jours des événements difficilement supportables se sont déroulés et d’autres sont annoncés.
Certaines manifestations extrémistes, les drapeaux marqués de croix gammées et brûlés, les cocktails molotov lancés contre des lieux de culte, les inscriptions et tags à caractère raciste, les appels à la haine, les violences liées à des manifestations avec destructions de vitrines de magasins, tout cela crée un climat de tension insupportable et inadmissible dans notre ville, capitale des droits de l’Homme.
En même temps, il est urgent de redire qu’aucun amalgame ne doit être fait entre des extrémistes ou des casseurs et l’ensemble de toute une catégorie de notre population.
Autant les manifestations dignes, exprimant des sentiments humains compréhensibles, sont normales et respectables, autant tout excès et toute violence doivent être sévèrement bannis et interdits.
Face à ce climat, face à ce qu’éprouvent tous nos concitoyens, je tiens à exprimer ma surprise, confinant à la stupéfaction, devant le silence de tous nos grands élus.
Certes il y a eu un appel de Strasbourg « autour » du maire de Strasbourg. Mais la voix des élus eux même manque cruellement. Le silence et l’indifférence sont aujourd’hui coupables. La population attend que des positions républicaines fortes soient exprimées.
C’est pourquoi j’en appelle au maire de Strasbourg, à tous les parlementaires, à tous les présidents de grandes collectivités, pour que, face aux violentes tensions qui s’expriment quasi quotidiennement, l’esprit républicain soit réaffirmé fortement et soit traduit dans les faits de notre vie quotidienne.
Robert Grossmann
Ancien président de la CUS
Président du groupe des démocrates du conseil municipal de Strasbourg
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