vendredi, 30 janvier 2009

Pour le principe de précaution pour l'écoquartier !

GROUPE_DEMO_PROGRES1_copie.jpgLettre ouverte à Roland RIES

 

Monsieur le Maire,

Nous avons appris le 29 janvier, par voie de presse, que le cahier des charges du projet d’écoquartier du secteur Danube sera prochainement proposé.
Nous avons, à notre plus grand regret, constaté que la position que notre groupe a défendue les 29 octobre, 23 novembre, et 26 novembre mais aussi lors des Conseils municipaux des 17 novembre et 15 décembre et des Conseils de CUS des 21 novembre et 19 décembre, n’a pas été, le moins du monde, prise en compte. A aucun moment vous n’avez tenu à vous concerter avec nous.
Pour mémoire, nous tenions à vous rappeler que nous sommes favorables à la réalisation d’un tel projet qui s’inscrit dans une véritable démarche d’avenir.
Pour autant, le développement durable ne doit pas se faire au détriment de la santé publique.
Aussi, nous réitérons notre demande de voir les terrains du quartier Danube totalement dépollués (du cyanure, des hydrocarbures, ou du mercure) avant le lancement de la construction des habitations.
Il n’est pas concevable que la Ville de Strasbourg ne profite pas de ce chantier pour réaliser ces travaux afin de ne pas laisser aux générations futures le soin de procéder à cette indispensable dépollution.
Surtout, personne aujourd’hui n’est en mesure de prédire de manière détaillée les conséquences que pourraient avoir sur les habitants de ce nouveau quartier la présence souterraine de cette pollution.
Nous vous demandons donc de bien vouloir tenir compte de notre position en appliquant le principe de précaution à ce projet.

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations les meilleures.

 

Jean Emmanuel ROBERT - Robert GROSSMANN - Anne SCHUMANN

mardi, 13 janvier 2009

Que les grands élus fassent entendre leur voix...

Que les grands élus fassent entendre leur voix, le silence et l’indifférence sont aujourd’hui coupables !

robert grossmann.jpgLe drame du Moyen Orient ne peut laisser indifférent personne et l’exigence d’un cessez le feu, afin que toutes les armes se taisent, d’un coté comme de l’autre, devrait préoccuper chaque citoyen français.

De même devrait-il y avoir une véritable exigence, exprimée fortement, pour que le conflit entre Israël et le Hamas ne soit pas importé en France.

Nous sommes en République et chaque citoyen doit être respecté en tant que tel et non pas considéré ni traité comme appartenant à une communauté.

A Strasbourg depuis quelques jours des événements difficilement supportables se sont déroulés et d’autres sont annoncés.

Certaines manifestations extrémistes, les drapeaux marqués de croix gammées et brûlés, les cocktails molotov lancés contre des lieux de culte, les inscriptions et tags à caractère raciste, les appels à la haine, les violences liées à des manifestations avec destructions de vitrines de magasins, tout cela crée un climat de tension insupportable et inadmissible dans notre ville, capitale des droits de l’Homme.

En même temps, il est urgent de redire qu’aucun amalgame ne doit être fait entre des extrémistes ou des casseurs et l’ensemble de toute une catégorie de notre population.

Autant les manifestations dignes, exprimant des sentiments humains compréhensibles, sont normales et respectables, autant tout excès et toute violence doivent être sévèrement bannis et interdits.

Face à ce climat, face à ce qu’éprouvent tous nos concitoyens, je tiens à exprimer ma surprise, confinant à la stupéfaction, devant le silence de tous nos grands élus.

Certes il y a eu un appel de Strasbourg « autour » du maire de Strasbourg. Mais la voix des élus eux même manque cruellement. Le silence et l’indifférence sont aujourd’hui coupables. La population attend que des positions républicaines fortes soient exprimées.

C’est pourquoi j’en appelle au maire de Strasbourg, à tous les parlementaires, à tous les présidents de grandes collectivités, pour que, face aux violentes tensions qui s’expriment quasi quotidiennement, l’esprit républicain soit réaffirmé fortement et soit traduit dans les faits de notre vie quotidienne.

Robert Grossmann
Ancien président de la CUS
Président du groupe des démocrates du conseil municipal de Strasbourg