jeudi, 05 février 2009
Huguette Dreikaus s'exprime
Strasbourg, le jeudi 5 février 2009
Monsieur le Maire,
La séance de Conseil Municipal du 2 février a suscité en moi des sentiments nouveaux envers votre façon de voir les débats au sein d’un hémicycle. Certes mon amour pour la démocratie ne peut se satisfaire du muselage constant fait à votre opposition au nom d’un règlement intérieur qui émane de la plume tenue à plusieurs mains par votre aréopage, mais il y a pire.
Vous n’avez en aucune façon demandé à votre conseiller, Monsieur Mostafa El HAMDANI, de reprendre les propos graves qu’il a formulés durant le débat sur la motion à établir au sujet du conflit dans la bande de Gaza.
Je me rappelle avec tristesse d’un conseil municipal pendant lequel j’ai eu « l’outrecuidance » de parler ma langue maternelle et de dire à propos des têtes d’alsacienne ; sie hann se furtgschafft bei Nacht und Nebel (expression Monsieur le Professeur qui a toujours existé dans la langue régionale sous la forme allemande et qui signifie ni plus ni moins que « à l’insu de tout le monde, à la cloche de bois » et vous vous êtes, toutes bouches confondues, mis à vociférer comme si le responsable de la Shoah c’était moi.
Monsieur le Maire, vous m’avez ordonné de retirer ces mots… ce que j’ai fait par peur. Oui par peur de me retrouver mise en pièces par cette meute féroce dont vous étiez le centre. Je n’aurais pas dû. Je n’avais pas commis de faute. Et voilà qu’au sein d’un Conseil Municipal, sous votre Présidence, un des conseillers de votre obédience lance un appel public pour importer le conflit sur notre territoire et vous ne lui demandez pas de retirer ses propos, ces propos-là, qui laisseraient présager des manifestations de haine en notre ville, sont à peine relevés. Votre assemblée ne montre aucune émotion. Qui ne dit mot consent « Monsieur le Maire consent à voir encore plus de signes extérieurs d’antisémitisme et d’islamophobie »
Monsieur le Maire, vous avez donc permis la réinstallation du Conseil Consultatif des Etrangers. Je me suis abstenue. J’ai ensuite été interpellée au sujet de mon abstention lors du vote concernant le conseil consultatif des étrangers et j’ai alors eu la certitude que j’avais déjà : ces personnes qui se déchaînent pour que ce conseil existe sont de nationalité française, par conséquent, ils ont le droit de vote d’emblée.
Monsieur le Maire à qui donnez-vous la parole dans cette instance ??? Aux étrangers véritablement en proie à des difficultés pour avoir des papiers ou un emploi afin d’être intégrés dans notre ville ??? La parité hommes/femmes sera-t-elle respectée dans ce conseil??
Monsieur le Maire, par ma vie personnelle je sais que bien des étrangers préfèrent se confier dans le cadre des associations plus proches et où s'exprimer est plus aisé. Les associations sont d'excellents porte-paroles en direction des instances de l’exécutif.
Monsieur le Maire, vous êtes à la tête de l’exécutif, nous attendons de vous de tout mettre en œuvre pour la sérénité de la cité.
Je vous prie d’agréer, monsieur le Maire, mes salutations les plus respectueuses.
Huguette Dreikaus
Conseillère Municipale
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mercredi, 04 février 2009
Conseil Consultatif des Résident Etrangers

Intervention de madame Anne Schumann
Conseil municipal du 2 février 2008
Point 8 : Conseil Consultatif des Résidents Etrangers (CCRE)
Monsieur le Maire,
Quelques points qui auraient mérité d’être précisés puisque nous ne savons toujours pas combien de membres constitueront précisément ce futur conseil.
Si dans le premier collège - celui des personnes volontaires au nombre de 40 - il est bien question de parité hommes-femmes, il n’en est malheureusement plus question pour les personnes morales du deuxième collège, autrement dit les associations qui représentent les différentes communautés étrangères de Strasbourg. Je doute que dans ce collège, on puisse avoir une réelle parité.
En outre, généralement ces associations, que je connais très bien, sont présidées et/ou dirigées par des français de la deuxième ou troisième génération, ce qui a été le cas lors du CCRE première version. On est donc bien loin d’une représentation effective des étrangers dans ce conseil !
Voilà pour la forme et la représentativité mais sur le fond je crois aussi qu’il faut arrêter de créer des catégories de citoyens dans cette ville et que les étrangers attendent que la ville les accueille et qu’ils soient parfaitement intégrés dans les quartiers où ils habitent.
Alors pourquoi ne pas vraiment mettre en évidence la véritable raison d’être de votre CCRE à savoir ; le droit de vote des étrangers aux élections municipales ?
Vous savez pourtant très bien que cette disposition relève du parlement et qu’aucun conseil municipal n’a de prise sur cette décision.
D’ailleurs, de 1981 à 1986, de 1989 à 1993, de 1997 à 2002, le parti socialiste et ses alliés avaient tout le loisir d’instaurer le droit de vote des étrangers. 14 années de pouvoir se sont passées mais cette promesse électorale de François Mitterrand n’a jamais était tenue.
Il s’agit donc à nouveau d’un leurre que vous et votre équipe socialiste/vertes envoyez aux résident étrangers en leur laissant miroiter quelque chose qu’ils ne pourront jamais obtenir via cette structure.
Idem d’ailleurs pour le droit d’asile qui ne dépend pas du conseil municipal !
En revanche, à son niveau de compétence, la ville peut améliorer les conditions d’accueil dans les logements, les écoles, les associations etc…. Surtout, les étrangers peuvent se retrouver normalement, comme tout citoyen de cette ville, dans les conseils de quartiers où ils pourraient concrètement s’exprimer sur la vie de leur quartier et leurs attentes ….
Cette décision pourrait laisser croire que les socialistes/verts strasbourgeois ont recréé le CCRE uniquement parce que cela pourrait leur donner la possibilité de se constituer des réseaux d’électeurs (émigrés de la deuxième ou troisième génération).
Enfin, sans nier les problèmes que connaissent les femmes (accès aux soins, à l’emploi etc..), les jeunes de la deuxième génération, les demandeurs d’asile, les étrangers en situation irrégulière, je ne crois pas que ce soit dans cette instance que seront réglés leurs problèmes.
Et si j’osais m’exprimer à titre personnel étant fille d’émigré polonais moi-même, j’oserai dire la fierté de nos pères d’être devenus Français et que la meilleure intégration c’est la naturalisation ! Elle prouve, lorsqu’on la demande, qu’on aime la France et qu’on souhaite que nos enfants y vivent comme tous les autres français en acceptant ses droits mais surtout ses devoirs !
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lundi, 02 février 2009
Jean Emmanuel ROBERT : Où est la concertation ?

Intervention de Monsieur Jean Emmanuel ROBERT
Conseil Municipal du 02 février 2009
Point 13 : Acquisition d'un terrain - paroisse du sacré coeur
Monsieur le Maire,
Comme vous aviez confondu en séance plénière l’église du Sacré Cœur située à la Montagne Verte avec l’Eglise Saint Paul de Koenigshoffen, mais vous êtes pardonné, l’une n’étant pas très loin de l’autre, je pense que vous ne verrez pas d’inconvénients à ce que j’intervienne en marge de cette délibération au sujet de cette dernière.
Comme vous le savez, la Ville a entrepris à juste titre une opération de requalification du parvis de la paroisse Saint Paul avec à la clé l’une ou l’autre réunion d’informations, au cours desquelles un projet unique mais avec 2 variantes assez artificielles, il faut bien le dire, ont été proposées aux habitants.
Ces derniers, d’après ce que l’on a pu lire dans la presse, n’ont pas vraiment eu l’opportunité de les amender et les 2 options en question ont été écartées d’un revers de la main à la fois par les riverains directement concernés (ceux de la rue de la Tour et de la rue du Schnokeloch notamment), mais aussi par l’association représentative sur le secteur, l’APEK, au point qu’une pétition de plus de mille signatures vous a récemment été adressée.
Outre les caractéristiques de l’aménagement programmé sur lesquels je ne reviendrai pas, c’est tant l’absence de concertation et de dialogue que la suppression d’une trentaine de places de stationnement dans un secteur très contraint qui provoque l’hostilité des habitants.
Une ultime réunion houleuse (c’est le terme qui a été utilisé par la presse) s’est déroulée la semaine passée sans qu’encore une fois un véritable dialogue ne s’instaure et sans qu’un consensus puisse voir le jour. Certains habitants sont même déterminés à porter l’affaire devant le Conseil d’Etat, c’est dire...
Monsieur le Maire, vous avez fait de la concertation, du dialogue et de l’écoute l’une de vos priorités. Une ville qui dialogue avez-vous dit, on en est très loin en l’espèce. Vous ne pouvez pas être sourd aux légitimes revendications exprimées par plus de mille résidents de l’un des plus importants quartiers ouest de Strasbourg, qui n’ont pas pour l’instant et j’insiste lourdement, accès au Tram.
Quelle réponse concrète comptez-vous leur rapporter ; comment envisagez-vous de redonner un peu de sérénité à ce projet ?
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mercredi, 10 décembre 2008
Lettre à Roland RIES
Monsieur le Maire,
Nous avons bien reçu votre proposition de modification de l’article 47 du règlement intérieur de notre conseil municipal.
Tout d’abord, nous tenions à vous alerter sur l’évolution récente de la jurisprudence relative à l’expression des groupes politiques. Le 4 novembre dernier, le tribunal administratif de Montpellier, a en effet enjoint au Maire de Montpellier de réserver la rubrique dénommée « tribune politique » dans le journal municipal « Montpellier notre ville » aux seuls élus n’appartenant pas à la majorité municipale. Cette décision s’appuie sur le principe que les élus majoritaires disposent de la totalité du journal municipal pour défendre leur politique.
Une telle disposition pourrait donc logiquement s’appliquer à d’autres communes, y compris Strasbourg. Nous serions heureux d’en débattre avec vous lors d’une réunion des présidents.
S’agissant de votre proposition de faire évoluer notre règlement intérieur, nous avons quelques propositions à vous faire :
- Les Présidents de groupes doivent pouvoir valider la mise en page de leur tribune avant l’impression afin qu’elle soit conforme à leur souhait
- Il n’est pas concevable que les liens hypertextes soient acceptés dans « Strasbourg magazine » et rejetés sur « strasbourg.fr ». Par conséquent, nous proposons de les accepter en les limitant aux seuls renvois vers les sites appartenant et gérés par les groupes respectifs.
- La mise à jour d’internet n’occasionnant aucun coût supplémentaire pour la collectivité tout en étant techniquement aisée, nous proposons d’étendre la fréquence d’expression de chaque groupe à un maximum d’une tribune par semaine. Libre ensuite à eux d’exploiter ou pas cette possibilité. Cette mesure constituera une avancée importante de l’expression démocratique des élus municipaux.
- Afin d’améliorer de manière effective et réelle l’information des Strasbourgeoises et des Strasbourgeois sur les débats de notre conseil municipal, nous vous proposons de les enregistrer en vidéo et de diffuser dans son intégralité le Conseil Municipal sur le site internet « strasbourg.fr ». Nos concitoyens pourront ainsi juger directement de nos échanges comme cela est déjà le cas à Marseille, Dijon ou Bordeaux.
Nous nous permettons enfin, de vous alerter une nouvelle fois sur les dysfonctionnements que crée votre mode de fonctionnement des commissions Thématiques.
L’organisation le même jour à la même heure de ces commissions, empêche les élus qui le souhaiteraient d’assister à une autre commission que celle dans laquelle ils se rendent alors que le règlement intérieur prévoie cette possibilité.
Les travaux de la commission plénière se trouvent aussi considérablement modifiés dans leur durée ou leur intensité par l’instauration des commissions. Au total la bonne information des élus est réduite et l’on peut constater que pour l’instant il ne s’agit pas d’une avancée de la démocratie locale mais bien d’un recul.
Afin de remédier à cette situation, nous vous proposons d’organiser les commissions thématiques la semaine qui précède la commission plénière, à des jours distincts et en soirée afin de permettre aux élus retenus par des contraintes professionnelles d’y assister.
Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de mes salutations les meilleures.
Robert GROSSMANN
Pièce jointe : Article DNA (ici)
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lundi, 24 novembre 2008
Anne SCHUMANN : Orientations Budgétaires
Intervention de Madame Anne SCHUMANN
Conseil de CUS du 21 novembre 2008
Point 1 – Orientations Budgétaires
Monsieur le Président,
Chers collègues,
Les orientations budgétaires d’une collectivité territoriale de l’envergure la CUS doivent traduire la prise en compte effective d’objectifs d’intérêts communs. Elles sont donc un instrument technique au service d’une vision politique de gestion de notre collectivité.
Au-delà de l’alignement des chiffres auquel nous venons d’assister, vos premières orientations budgétaires, puis l’examen du budget le mois prochain, inscrivent dans les faits la collectivité que vous envisagez demain.
Nous sommes donc appelés à nous prononcer sur la politique fiscale, sur la politique d’investissement ainsi que sur la politique de dépenses de fonctionnement exposées à travers deux scénaris.
Cette multiplication des chiffres est malheureusement vide de sens puisque nous ne sommes toujours pas en mesure de connaitre vos intentions pour les 5 années à venir.
Quels seront vos projets ? Quelle est votre vision de ce que doit être la Communauté Urbaine de Strasbourg pour les 6 prochaines années.
Lors du précédent conseil, Robert GROSSMANN évoquait les réflexions menées actuellement par le comité Balladur autour des Départements et des Régions. Les Communautés Urbaines sont malheureusement absentes de ce débat et votre attitude laisse à penser que votre priorité s’oriente en réalité vers une autre collectivité dont le siège jouxte l’actuel Parc des expos.
Pour cacher votre absence de vision, vous menez une campagne électorale permanente en vous cachant continuellement derrière je cite « le lourd héritage du passé ». Quand ce n’est pas la gestion de vos prédécesseurs qui est mise en cause, c’est celle du Département, de la Région et l’Etat, qui sont forcément responsables de la faiblesse des investissements envisagés.
On martèle en continue que la Communauté Urbaine est gravement endettée, que cet endettement s’est sévèrement aggravé ces dernières années, la faute à des investissements trop importants.
En consultant le document intitulé « statistiques financières 2008 » nous découvrons que notre collectivité, gravement endettée à vous entendre, est la septième Communauté Urbaine de France la moins endettée avec 324 euros par habitant, 2 fois moins que l’endettement moyen des CU de France qui est de 750,82 euros par habitant. A titre d’exemple, l’endettement du Grand Lyon est 3 fois plus important avec 1 000 euros par habitant, la dette de la CU de Nantes est 4 fois plus importante avec 1389 euros/habitant, Lille Métropole de Martine Aubry, la préférée de Roland Ries, est 5 fois plus endettées que la CUS avec 1500 euros par habitant.
En termes d’endettement, une certaine honnêteté intellectuelle serait de reconnaitre que la situation financière de la CUS n’est pas si catastrophique que ce qu’on veut bien nous dire.
Ce même document nous apprend aussi que la dette qui repose sur les strasbourgeois est de 782 euros, faisant de la Ville de Strasbourg et de la CUS la 3ème collectivité de France la moins endettée loin, très loin devant Lyon, Lille, Nantes ou Marseille.
L’audit que vous avez commandé auprès d’ERNST et YOUNG relève quant à lui que, je cite, « les soldes intermédiaires de gestion sont restés performants notamment la capacité de désendettement ». En effet, au 31 décembre 2007 nous étions à 1,6 année soit trois fois moins que la moyenne nationale qui est de 4,7.
Voilà donc Strasbourg et sa CUS, troisième groupement de France le moins endetté avec une capacité de désendettement plus qu’honorable malgré les nombreux investissements menés par vos prédécesseurs. Ces investissements étaient pourtant nécessaires. Le tram, naturellement, le Zénith, qui accueille régulièrement des milliers de spectateurs,
- la Gare TGV que les milieux économiques tout comme le président de l’office de tourisme reconnaissent comme bénéfique à Strasbourg et sa CU
- La grande Bibliothèque André Malraux qui ne désemplie pas depuis son ouverture,
- la patinoire qui connait régulièrement des files d’attente interminables,
- les nombreuses bibliothèques communautaires dont, si je ne me trompe pas, Illkirch et Lingolsheim ont aussi bénéficié, tant pis peut-être pour schitigheim si vous stoppez le projet
- l’extension de la vidéosurveillance,
- les archives communautaires, dont le taux de fréquentation est en hausse de 40 % depuis leur déménagement
- le Rhénus sport qui a vu la SIG devenir championne de France, qui a accueilli la coupe Davis ou l’euro tournoi et dans lequel l’équipe de France de Basket vient régulièrement s’y préparer parce qu’elle s’y sent bien. Son taux de fréquentation serait de 70 % encore d’après Ernst et Young
- les nombreuses opérations de voiries menées sur l’ensemble du territoire de la CUS et qui représentent près d’un tiers de nos investissements sur 7 années. Au hasard, la route de Bischwiller à Schiltigheim ou la route de Lyon d’Illkirch étaient-elles un projet pharaonique ?
Ernst et Youg, encore lui, note qu’en 2001 la CUS n’investissait pas puisque nous étions à 296 euros d’investissement par habitant, soit 37% de moins que la moyenne nationale… mais conclut que l’augmentation sensible a permis à la CUS de se rapprocher de la moyenne. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les études que vous nous avez transmises.
Troisième groupement le moins endetté de France et dans la moyenne nationale pour les investissements voilà qui fait de la CUS, une maison bien gérée !
Vous allez certainement nous reprocher, comme vos collègues strasbourgeois l’ont déjà fait lundi, d’avoir travaillé jusqu’au bout de notre mandat au lieu de nous consacrer aux basses besognes politiques.
Vous allez évoquer les nombreux « coups-partis », comme nous avons pu l’entendre. Ils limiteraient vos marges de manœuvre. Le cabinet Ernst et Young vient tordre le coup à ce plaidoyer puisqu’il indique l’existence d’une marge de 372 millions d’euros sur le seul échantillon retenu dans les Autorisations de Programme, soit 64 % du montant des restes à réaliser. Des marges importantes existent donc.
Enfin en ce qui concerne la dette, il a été dit pendant quelque temps que la crise financière couterait 250 000 euros puis cette somme a été revue à la baisse aux alentours de 100 000 euros (soit moins le cout total de cet audit pour la CUS et la Ville de Strasbourg).
Face au nombreux propos alarmistes que nous avons pu entendre, je tenais à rappeler que le partage entre taux fixes et taux variables de nos emprunts a démontré que la partie taux fixe négociée à 3.8 % était une bonne affaire pour la CUS puisque avec une inflation ces dernières années de 3 %, on ne payait que 0.8 % d’intérêt. Avec une inflation revue depuis quelque temps à 2 %, nous payerons donc 1.8 % ce qui est toujours plus que raisonnable. A noter pour les taux variables que la BCE devrait prochainement baisser son taux directeur qui pourrait descendre sous la barre des 2 % contre 3.25 % actuellement. Cette décision aura inévitablement des conséquences bénéfiques. Je m’interroge d’ailleurs sur l’opportunité de renégocier nos emprunts avec DEXIA à un taux supérieur par rapport à ce que le marché propose encore aujourd’hui à taux variables. Est-ce vraiment judicieux ?
La crise financière aura indéniablement un impact pour notre collectivité car nous ne sommes pas protégés par une bulle ou je ne sais quelle barrière invisible. J’ai toutefois l’impression que vous noircissez volontairement le tableau afin de pouvoir revendiquer demain de bons résultats grâce à votre remarquable gestion ».
Les orientations budgétaires nous proposent une stabilisation des dépenses de personnel de 3 % par an. Cela va dans le bon sens même si en volume, cela représente une croissance de l’ordre de 65.16 millions d’euros.
Pour répondre aux uns et aux autres qui ne manqueront pas de s’en prendre encore au fonctionnement de la médiathèque André Malraux je confirme que sur les sept dernières années nous avons effectivement créé 500 emplois. Il y a quelque temps, il nous était reproché de « purger l’administration et de ne pas donner des moyens supplémentaires aux services ». A présent, pour des questions de politiques politiciennes, on nous reproche d’avoir embauché en omettant de préciser d’ailleurs que près de 30 postes ont été remboursés intégralement par le Conseil Général, que l’effet des 35 heures en 2000 aurait dû être compensé par une augmentation de 6 % des effectifs soit 490 postes, que l’essentiel de ces postes créé sont dans le domaine du service aux habitants : bibliothèques, prévention, social et sécurité. J’en arrive presque à croire que les chantres de la défense du service public regrettent aujourd’hui ces créations… sauf bien sûr les 8 postes de secrétaires supplémentaires indispensables aux adjoints strasbourgeois.
Voilà ce que je tenais à dire sur l’héritage qui vous empêcherez d’agir. Parlons maintenant du futur puisque les marges existent. Quels sont vos projets pour la CUS ? Notre collectivité participera-t-elle à la réalisation d’un nouveau stade pour le Racing ? Hormis celle devant desservir le Zénith, de nouvelles extensions des lignes tramway verront-elles le jour ? Songez-vous toujours à encourager l’implantation de compagnies low cost pour redynamiser l’aéroport d’Entzheim ? Pour l’instant, nous ne connaissons rien de vos intentions si ce n’est celle de ne pas augmenter les taux d’imposition et à notre avis, vous pourrez même les baisser puisqu’il n’y a rien à financer.
Alors permettez-moi de vous faire quelques suggestions puisque vous semblez avoir besoin d’idées pour l’avenir.
Je vous encourage à poursuivre les extensions du Tramway. Vous nous avez entendu pour le prolongement de ligne A vers Eckbolsheim mais quid de Koenigshoffen ? Même si cela conduit à l’augmentation de la contribution consacrée au financement de la CTS, ces extensions sont le meilleur moyen de réduire les émissions de Carbonne de la part transport. Elles nous permettront de rentrer dans les clous du Grenelle de l’Environnement. A ce titre, pour encourager les déplacements en transport public, vous n’auriez jamais dû augmenter les tarifs CTS le premier septembre dernier. Cette mesure est contreproductive et je le regrette vivement.
Je vous encourage
à étudier sérieusement la construction d’un nouveau centre nautique qui s’avère de plus en plus nécessaire. Un PPP me semble être une bonne solution pour un tel projet
à construire le nouveau parc des expositions sur le site d’Eckbolsheim comme cela était prévu mais que vous avez pour l’instant préféré stopper. Un parking de 3 000 places existe déjà, prêt à accueillir les visiteurs du parc. Je note que le prolongement de la ligne tramway va dans le bon sens peut-être serons-nous aussi entendus pour le Parc des expos
à dépolluer dans son intégralité le terrain de l’ancienne cokerie gazière de Strasbourg pour ne pas laisser aux générations futures la responsabilité de dépolluer et permettre ainsi la construction de l’Eco-Quartier.
à poursuivre le développement des nouvelles pistes cyclables sur le territoire de la CUS ?
En dehors des projets, il y a aussi une véritable politique économique à poursuivre pour encourager davantage les entreprises à s’implanter sur le territoire de la CUS sans oublier de prolonger les efforts déjà engagés dans la prévention, le social et la sécurité.
A Strasbourg, pour dégager une nouvelle manne financière certains évoquent l’idée de construire un casino. Pourquoi pas, mais quelle est votre position ? Cela mérite d’être débattu. Idem pour ce vieux serpent de mer que constitue le péage Urbain cher au Maire de Strasbourg.
Les chantiers à mener ne manquent pas mais encore faudrait-il avoir une vision globale ainsi qu’une véritable ambition pour notre Communauté Urbaine.
Ce débat d’orientation budgétaire n’en dégage aucune. Il ne constitue qu’une accumulation d’indicateurs techniques que vous essayez de faire parler pour conditionner la population et les élus à un immobilisme patent dissimulé derrière le strapontin qu’est votre annonce de ne pas augmenter les impôts et de prolonger le tramway de 3.1 km. Face à l’absence d’ambitions pour la CUS, les contribuables auraient mérité une baisse de la fiscalité
Le prochain débat budgétaire me fera peut-être mentir, du moins je l’espère.
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samedi, 22 novembre 2008
Anne SCHUMANN :Extentions du tramway

Intervention de Madame Anne SCHUMANN
Conseil de CUS du 21 novembre 2008
Point 28 : Délibération Tram
Monsieur le Président,
Vous présentez ce projet de délibération dans le cadre du premier appel à projet lancé par l’état. En fait, ce projet a déjà été adopté par notre conseil le 14 octobre 2005 portant sur l’extension des lignes B, C, D et création de la ligne E suite à la deuxième enquête publique dont le rapport comprenait cinq recommandations dont la réalisation de l’extension Hautepierre et le prolongement vers la Robertsau centre. Je me permets de vous rappeler que bien qu’il n’y ait pas de groupes politiques à la CUS, un certain nombre (17 contre 72) de conseillers minoritaires de l’époque (dont vous étiez, Monsieur le Président), avaient voté contre cette délibération.
Aujourd’hui nous estimons que la CUS a une forte marge de manœuvre et que vous pourriez être beaucoup plus ambitieux à l’instar des autres CUS de France qui ont déjà déposé des projets de l’ordre de 150 millions alors que celui que vous proposez aujourd’hui dépasse à peine les 40 millions.
C’est justement en période de crise qu’il faut investir et même si nous adhérons complètement à ce que nous avions déjà proposé nous-mêmes, nous nous étonnons de ne pas voir pris en compte la prolongation de la ligne D vers le CNRS ou l’Espace européen de l’entreprise (qui serait peu onéreuse et rentable) et la prolongation au cœur de la Robertsau qui rentabiliserait la ligne actuelle qui ne fait –selon une expression chère à Roland Ries – que « flirter » avec le quartier.
Permettez-moi aussi de m’étonner du retard que nous prenons dans ces projets par les hésitations du maire de Strasbourg. En effet, comme vous le mentionnez d’ailleurs, les concertations sont obligatoires et définies par l’article L300-2 du code de l’urbanisme. Le maire de Strasbourg a lancé une nouvelle concertation sur la partie tram du tram-train alors que les résultats de l’enquête publique ont été acceptés par notre conseil. Cela n’est pas du tout règlementaire, voire illégal, puisque notre conseil n’a jamais approuvé de délibération dans ce sens et que, de plus, elle ne portait que sur Strasbourg en ignorant les autres communes.
Il en va d’ailleurs de même pour la concertation sur le PRU d’Hautepierre….. Comment sont financées la publicité et la communication de ces concertations ? Quels en sont les bilans et où ont-ils été présentés ?? Ces concertations illégales ne risquent-elles pas de fragiliser les projets après s’il prenait l’envie subite à quiconque de déposer des recours contre ces projets ?
J’ai en mémoire les termes « d’amateurs » utilisés à l’époque par la minorité opposante pour justifier leurs multiples recours….. Permettez-moi aujourd’hui de vous renvoyer l’ascenseur et de vous conseiller de vérifier la solidité juridique de vos projets qui viennent, par deux exemples et ce n’est peut-être pas tout, d’être fragilisés par la municipalité de Strasbourg.
Nous ne suivrons donc pas le mauvais exemple donné par l’opposition pendant sept ans – nous voterons pour cette délibération dans l’intérêt collectif de la CUS mais nous vous demandons d’inscrire, dès le mois prochain, une nouvelle délibération reprenant au moins les projets de la ligne D qui ne nécessitent pas d’acquisitions de terrains puisque c’est la raison, d’après le maire de Strasbourg, qui s’oppose à leur présentation compte tenu de la date butoir de 2011.
jeudi, 20 novembre 2008
Anne SCHUMANN : Orientations Budgétaires

Intervention de Madame Anne Schumann
Conseil Municipal du 17 novembre 2008
Point 1 – Orientations Budgétaires
Monsieur le Maire,
Cher(e)s collègues,
En liminaire permettez-moi tout d’abord de regretter la pauvreté des documents que vous nous avez transmis. 6 pages et 3 tableaux pour des orientations budgétaires qui portent sur 6 années. Avouez que c’est un peu court d’autant plus que ce document n’est qu’une série de lamentations sur la situation dont vous auriez hérité (x fois référence à la dégradation) ce que contredit formellement l’annexe « étude comparative des grandes villes de France » qui aurait mérité d’être complétée par un classement de ces villes où l’on aurait vu que Strasbourg est de loin une ville dont la situation financière est plus que saine malgré la crise actuelle.
Depuis votre élection, Monsieur le Maire, les membres de votre majorité et vous-même n’avez cessé d’expliquer aux Strasbourgeois que, faute d’un budget 2008 qui n’était pas le vôtre, vous ne pouviez rien faire. Voici donc venu le temps, aujourd’hui, de débattre des premières orientations budgétaires de votre mandature avant le vote de votre budget le mois prochain.
Ce premier débat devrait constituer, à notre sens, la présentation de vos projets, de vos ambitions, de votre stratégie pour la Ville. Or, au jour d’aujourd’hui, vous nous demandez de nous prononcer sur la stratégie fiscale, sur des investissements, sur le fonctionnement de notre collectivité sans pour autant nous communiquer vos projets.
A travers les 6 pages qui nous ont été transmises nous assistons à une sorte de conditionnement psychologique des élus mais aussi de la population autour d’une pensée unique. Elle se résume à « ce que nous vous proposons est parfait et d’ailleurs on ne peut pas faire autrement car, comme vous le constatez, au vu de la projection pluriannuelle que nous vous soumettons nous n’avons pas d’autres possibilités compte tenu des contraintes extérieures qui s’imposent à nous. »
Le conditionnement est soigneusement organisé. On martèle en continue des excuses : l’héritage du passé (dire que votre équipe annonçait lors de sa prise de fonction ne pas vouloir se tourner vers le passé… ), les dotations de l’Etat, la fiscalité de la Région et du Département. Bref, nous sommes invités à comprendre que « ce n’est pas de notre faute mais celle des autres ».
Vous dénoncez le fort niveau d’investissement de ces dernières années qui auraient détérioré la situation financière de notre ville. Cette analyse comptable de la situation de la ville est regrettable. Ces investissements ou devrais-je plutôt dire la patinoire de Cronenbourg, la médiathèque Malraux, la réalisation du Rhénus Sport, les extensions du Tramway, le Zénith, les rénovations et mises en sécurité des écoles, des gymnases, des stades et tous les autres projets de quartiers ont profité à tous les Strasbourgeois. Oui, les investissements ont été forts mais ils étaient justifiés après 12 années d’immobilisme (mis à part le tram !) Ils ont aussi contribué à soutenir les entreprises et à stabiliser le marché de l’emploi malgré les retards dans les projets dus à vos multiples recours (il faudrait rendre public ce qu’a couté aux contribuables l’arrêt du Tram et du pont Churchill que plus personne ne remet en question aujourd’hui). De ce point de vue économique, nos objectifs ont également été atteints. Mieux encore, les statistiques 2008 révèlent que la Ville de Strasbourg est la 6ème ville de France la moins endettée avec 458 euros d’endettement par habitant loin devant Paris et ses 864 euros, Rennes et ses 783 euros, Lille et ses 649 euros, Lyon et ses 930 euros ou Nantes et ses 1178 euros par habitant presque 3 fois Strasbourg . Qu’est-ce que cela aurait donné si nous n’avions pas autant investi ?
Vous évoquez aussi les emprunts contractés dont l’évolution actuelle des taux couterait 250 000 euros à notre collectivité. Vous oubliez de préciser au passage, que ces taux flottants ont, ces dernières années, été positivement favorables en permettant à notre collectivité de voir le volume de ses emprunts diminuer ce que l’administration nous a confirmé en Commission Plénière. Est-il possible de connaitre la balance de ces gains et de cette perte ? Ces taux parlons-en. Après une augmentation importante suscitée par la crise financière, la Banque Centrale Européenne table sur une baisse de son taux directeur qui pourrait descendre sous les 2 %. Cette orientation impactera directement le taux de remboursement de nos emprunts. Nous sommes en l’espèce bien loin du pessimisme ou plutôt du conditionnement voulu par votre adjoint aux finances. De plus, et nous le verrons aussi en conseil de CUS, les emprunts que vous renégociez actuellement à taux fixes avec DEXIA le sont à un taux supérieur à ce que le marché propose encore aujourd’hui à taux variables.
Voilà pour le cadre. A présent, pour débattre des orientations budgétaires, il nous faudrait connaitre vos projets. Un bon marin parlerait plutôt de cap mais visiblement il a trop de capitaines qui annoncent des tas de choses tout azimut alors que pour l’instant nous ne voyons rien venir de concret.
Quid du palais des fêtes, de l’avenue de Vosges, des extensions tramway, du parc des expositions, des investissements en faveur des écoles et des gymnases ou de votre politique culturelle ?
Prévoir une ligne budgétaire de 76 millions d’euros d’investissements ou de 45 millions ne change pas grand-chose lorsque personne n’est en mesure de savoir à quoi correspondent ces investissements.
A en juger par ce que nous connaissons de votre programme pour les 6 prochaines années, je crois que la somme de 45 millions est encore trop importante. D’ailleurs, ce n’est même pas une stabilité de la fiscalité qu’il faudrait envisager mais bien une baisse car actuellement, votre politique se résume :
- à gommer et à critiquer les héritages du passé qui permettent pourtant des inaugurations multiples par vos adjoints se revendiquant des réalisations les qualifiant souvent de réussites (ce que vous appelez être sur le terrain et proche des gens)… ou alors à exiler de pauvres alsaciennes à Schweighouse parce qu’elles incarnaient le mauvais gout de notre équipe ?
- à une politique des coups d’arrêts des projets comme cela est le cas pour l’aménagement des terrains Starlettes ou la réalisation du parc des expositions à ce propos je vous invite à regarder la pauvreté des annonces légales ce qui fait d’ailleurs le désespoir des artisans et des entreprises de travaux publics et du bâtiment.
- à une politique des projets étriqués comme cette annonce de supprimer les feux rouges pour les 6 carrefours que comporte l’ellipse insulaire le long des lignes tramway,
- à une politique de l’effet d’annonce comme nous l’avons connu cet été avec l’annonce d’un fantastique spectacle sur les ponts couverts qui n’a finalement jamais vu le jour ou comme l’implantation d’une grande roue, parc de l’Etoile, qui ne se fera jamais. J’oubliais presque l’annonce de la construction d’un éco-quartier sur un terrain fortement contraint et toujours pollué. A ce sujet, Monsieur le Maire, notre groupe défend l’application du principe de précaution dans ce dossier. Si un éco quartier doit voir le jour sur ce cite, le terrain devra préalablement être dépollué. Peu importe le coût, la santé de ces futurs résidents ne doit pas avoir de prix !
Comparés à cette situation, les 150 000 euros de frais de communication autour des conseils de quartier ou les 45 000 euros pour diffuser un clip dans un grand cinéma Strasbourgeois paraissent bien dérisoire et pas forcément nécessaires.
Côté recettes, nous avons bien noté votre volonté de stabilité fiscale mais d’autres ressources sont possibles d’après votre équipe. Certains élus de votre majorité ont suggéré des extensions du stationnement payant voire une augmentation du tarif résidents ou l’instauration de péages Urbains. C’est une idée qui vous fut chère, Monsieur le Maire, est-elle encore d’actualité ?
L’un de vos adjoints très actif n’a pas manqué à plusieurs reprises de souhaiter l’installation d’un casino à Strasbourg. Y verriez vous aussi, Monsieur le Maire, l’occasion d’un jackpot pour les finances Strasbourgeoises ?
Ne connaissant pas vos projets pour l’avenir, nous ne sommes pas en mesure de juger efficacement les orientations qui nous sont présentées. Nous sommes naturellement favorables à la stabilité fiscale. Nous sommes aussi favorables à la poursuite des investissements dans notre ville seuls capables de soutenir le marché du BTP sévèrement touché par la crise. Nous sommes enfin favorables à la stabilité des dépenses de personnel qui vont tout de même augmenter ces 6 prochaines années de 42.09 millions d’euros.
Aujourd’hui entre vos propos alarmistes et un développement raisonnable nous savons qu’il y a de la marge mais vous comprendrez qu’il vous appartient de proposer ces choix fiscaux en fonction de vos projets et ce sera le débat du mois prochain puisqu’il n’y a aujourd’hui aucun vote.
11:19 Publié dans Nos interventions en conseil municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anne schumann, conseil municipal, strasbourg, orientations budgétaires, roland ries, groupe des démocrates, progrès
mardi, 21 octobre 2008
Anne SCHUMANN : Vidéo Dailymotion
Intervention de Madame Anne SCHUMANN
Conseil Municipal du 20 Octobre 2008
Point 16 – Contrat Urbain de cohésion sociale
Monsieur le Maire,
Chers collègues,
Vous nous demandez aujourd’hui d’approuver le vote d’une subvention de 5 000 euros en faveur de l’ouverture d’un accueil de loisirs jeunes pour les 11/14 ans, qui s’ajouterait à celles déjà votées précédemment en faveur du centre socioculturel Le Galet qui réalise un travail tout à fait remarquable dans le quartier de Hautepierre.
Nous souhaiterions que dans leur programme éducatif de l’ensemble des CSC Strasbourgeois, l’accent soit plus particulièrement mis en faveur de la lutte contre la violence, la phallocratie et l’Homophobie.
En effet, la vue de plusieurs vidéos – visibles sur Dailymotion - d’un groupe dénommé « 1pulsif », soulève de nombreuses interrogations quant aux dérives actuelles.
Dans ces clips, nous découvrons des jeunes Strasbourgeois armés de fusils à pompe, d’armes de poing, multipliant entre autres les infractions au code de la route sur des quads dont le prix d’achat laisse rêveur, affalés sur des liasses de billets probablement faux. Nous y découvrons surtout une femme, promenée en laisse dans les rues d’Hautepierre.
En écoutant plus précisément les paroles de ces raps qui font également l’apologie du trafic de drogue nous apprenons, je cite : que « Hautepierre est la zone rouge du 6 – 7, » que « c’est le calme avant la tempête, ferme ta gueule avant qu’on t’enterre ». Nous apprenons aussi que, je cite encore : « c’est la merde, tous va cramer » que « c’est la guerre, il faut s’armer » et qu’« on emmerde le code pénal ». L’une des ces vidéo finit en apothéose avec l’intervention d’un jeune garçon de 12 /13 ans qui lui déclare « au 6 -7, il n’y a pas de tapettes mais des barrettes dans les chaussettes » etc, etc …
Ces clips sont intolérables et inacceptables. Nous condamnons avec force ces hymnes à l’intolérance, à la violence, à la phallocratie, à l’homophobie.
Monsieur le Maire, comme nous, vous ne pouvez pas approuver cette dérive violente d’une partie de la jeunesse Strasbourgeoise. Elles justifient, ces dérives, l’instauration d’un véritable programme de sensibilisation destiner à les enrayer.
Nous nous interrogeons également sur le financement de ces vidéos ou sur la provenance des moyens matériels nécessaires à leur réalisation.
Nous vous posons la question de l’opportunité, pour notre collectivité, d’engager systématiquement des poursuites judicaires à l’encontre des auteurs de tels clips.
Enfin, le comité de pilotage CUCS est le lieu de débat où l’on peut gérer ou apporter tous ensemble (associations, état et collectivités locales) des solutions aux crises régulières que connaissent les porteurs de projets qui font un travail remarquable dans tous les quartiers – ce comité de pilotage ne s’est pas réuni depuis les élections et personnellement je le regrette, d’autant plus que Hautepierre avait été classé zone prioritaire par l’Etat.
Je vous remercie.
Vidéo 1 : http://www.dailymotion.com/video/x70x91_neuhof-polygone-h...
Vidéo 2 : http://www.dailymotion.com/video/x65p4w_bon-son-du-67-nhf...
18:53 Publié dans Nos interventions en conseil municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anne schumann, conseil municipal, strasbourg, vidéo, dailymotion, délinquents, racing
mercredi, 08 octobre 2008
Jean Emmanuel Robert : La vidéosurveillance

Intervention de Jean Emmanuel ROBERT
Conseil de CUS du 26 septembre 2008
Vidéosurveillance / Videoprotection
Monsieur le Président,
Comme vous, je pense que les mots ont leur importance et je voudrais savoir quelles différences faites-vous entre vidéosurveillance, terme usité jusqu’alors, et vidéo protection, terme employé dans la délibération que vous nous proposez.
Faut-il y voir une subtilité qui aurait tendance à adoucir le processus ou s’agit-il d’une simple évolution sémantique pour qualifier le dispositif ?
Quid par ailleurs de l’ancien comité d’éthique qui avait vu le jour en 2003 au moment ou notre conseil avait été amené a délibérer sur la création d’un réseau de vidéo surveillance étendu depuis. Je souhaiterais savoir en quoi était-il devenu obsolète ?
Enfin pourriez-vous informer notre conseil de vos intentions en matière d’extension du réseau de « vidéo protection » sur le territoire de la Communauté Urbaine ? Et en la matière vous l’aurez compris Monsieur le Président nous avons et nombre de nos concitoyens avec une certaine espérance.
Je vous remercie.
Ci-joint, l'article paru le samedi 27 septembre dans les Dernières Nouvelles d'Alsace article dna video surveillance.pdf
13:15 Publié dans Nos interventions au conseil de CUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean emmanuel, robert, conseil municipal, strasbourg, videosurveillance, vidéoprotection, jacques bigot
mercredi, 24 septembre 2008
Le Parlement Européen à Strasbourg !
Motion adoptée par le Conseil Municipal du 22 septembre 2008 sur proposition de notre groupe.
Eu égard aux fondements historiques de la construction européenne, au choix de Strasbourg comme symbole de paix et de réconciliation entre les peuples, le Conseil Municipal de Strasbourg demande instamment que les traités internationaux faisant de notre ville le siège officiel du Parlement Européen, soient respectés.
La présence du Parlement Européen revêt une importance forte pour l’emploi et le tissu économique de notre région et de notre Ville.
Le conseil municipal de Strasbourg demande que l’ensemble des travaux du Parlement Européen se déroulent à Strasbourg.
Cette solution sera de nature à garantir une plus grande visibilité de l’activité du parlement. Elle permettra également de mettre un terme aux navettes mensuelles entre Bruxelles et Strasbourg et aux frais qu’elles entrainent. Elle garantira enfin un fonctionnement de cette institution moins consommateur d’énergie et donc plus conforme au développement durable et aux efforts engagés par l’Union Européenne contre le réchauffement climatique.
16:28 Publié dans Nos motions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil municipal, strasbourg, parlement européen, roland ries, groupe des démocrates, progrès









