lundi, 09 février 2009

La véritable histoire de la motion « Ries » du 2/02/09

paix.gifAlors qu’un cessez le feu, fragile certes était enfin intervenu, à Gaza, le Maire de Strasbourg a tenu à proposer une motion à son conseil municipal pour évoquer le conflit. Il était bien tard.

Un premier texte est donc proposé le lundi 26 janvier, en commission permanente pour le faire adopter par le conseil municipal le 2 février.

Robert Grossmann le relis attentivement et envoie au maire le mardi 27 janvier une lettre assez incisive. Ce texte est mauvais.

Il est persuadé que la rédaction n’est pas de la main du Maire contrairement à ce que celui ci affirme.

Son but est de contraindre les rédacteurs à améliorer le texte qui est mauvais tant du point de vue de la syntaxe et de la sémantique que du sens même du texte. La phrase : « le conseil municipal est déterminé à initier et à favoriser toutes les démarches » qui iront dans ce sens (sous entendu ce que feront les USA et l’UE….), dit assez la prétention de cette déclaration que l’on pourrait résumer caricaturalement par « Barak et Roland » feront la paix au proche orient !

M. Herrmann téléphone à RG le vendredi 30 janvier pour estimer que sa lettre signifie une fin de non recevoir de la motion Ries et que par conséquent le Maire présentera le 2 janvier son texte initial.

Dimanche 1 février, la lettre « incisive » de RG se trouve commentée dans la presse. Il ne l’avait pas communiquée, n’en ayant pas fait une lettre ouverte. Quelqu’un l’a « balancée ». A qui peut profiter le crime ?

C’était dans son esprit un document certes vif mais destiné à servir de base à un travail pour une refonte du mauvais texte présenté par le Maire.

Lundi matin 2 février, le Maire propose un nouveau texte largement inspiré par les remarques de RG.

Beaucoup d’expressions qu’il avait dénoncées ont changé. C’était en quelque sorte du pillage de texte puisque l’auteur, RG, n’a jamais été associé à ces changements et corrections.

Mais, face à l’annonce de Herrmann, « le Maire présentera son propre texte » RG avait travaillé de son côté et présenté, lundi matin, une motion alternative.

Le Maire refuse le texte de RG mais il le garde tout en maintenant le sien. Il demande en demandant toutefois que l’on tente de trouver un équilibre entre les deux textes afin de voter l’après midi une motion à l’unanimité.

Lundi après midi 2 février, le Maire présente une troisième version de « sa » motion, inspirée une nouvelle fois par le texte RG sans en mentionner les sources.

En pleine séance du conseil municipal, un groupe de travail se réunit à la demande du Maire et réfléchit aux deux motions, la troisième version du Maire, grossmanisée est celle de RG pur jus.

On aboutit à un compromis voté à l’unanimité pour donner de Strasbourg une image consensuelle.

Quelles étaient les différences d’approche des deux textes, celui du Maire et celui de RG ?

En dehors d’une mauvaise utilisation des mots, d’une rédaction faible, celui du Maire avait un but : hisser le Maire au niveau d’une grande puissance internationale. Il en a fait l’aveu en annonçant que son texte était soumis à Madame Leila Chabit et qu’il voulait le présenter au Secrétaire d’Etat à l’Europe, M. Lemaire, à M. Mahmoud Abbas puis sans nul doute demain à Barak Obama peut-être même à Nicolas Sarkozy. Nous ne raconterons plus ici de fable de La Fontaine avec une grenouille….

Le texte de RG était destiné principalement aux Strasbourgeois et demandait clairement que cesse les différents climats de violence exprimés ces derniers jours.

Deux textes, deux conceptions de la mission d’un Maire.

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