mercredi, 24 septembre 2008

Le Parlement Européen à Strasbourg !

parlement europen.jpgMotion adoptée par le Conseil Municipal du 22 septembre 2008 sur proposition de notre groupe.

Eu égard aux fondements historiques de la construction européenne, au choix de Strasbourg comme symbole de paix et de réconciliation entre les peuples, le Conseil Municipal de Strasbourg demande instamment que les traités internationaux faisant de notre ville le siège officiel du Parlement Européen, soient respectés.

La présence du Parlement Européen revêt une importance forte pour l’emploi et le tissu économique de notre région et de notre Ville.

Le conseil municipal de Strasbourg demande que l’ensemble des travaux du Parlement Européen se déroulent à Strasbourg.
Cette solution sera de nature à garantir une plus grande visibilité de l’activité du parlement. Elle permettra également de mettre un terme aux navettes mensuelles entre Bruxelles et Strasbourg et aux frais qu’elles entrainent. Elle garantira enfin un fonctionnement de cette institution moins consommateur d’énergie et donc plus conforme au développement durable et aux efforts engagés par l’Union Européenne contre le réchauffement climatique.

Anne SCHUMANN : Le Parlement Européen

Anne Schumann.jpg
Intervention de Madame Anne SCHUMANN

Conseil Municipal du 22 septembre 2008

Parlement Européen


Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Ce jour est symbolique. En effet, pour la seconde fois de son histoire, une session du parlement européen, qui aurait dû débuter ce matin à Strasbourg, se tient finalement à Bruxelles.
Nous en connaissons tous la cause : L’effondrement du plafond de l’hémicycle le 6 aout denier.

Cette difficulté matérielle a malheureusement relancé les déferlantes des anti-Strasbourg. Et pour charger encore un peu plus la barque, l’écologie a été appelée en renfort pour mettre hors jeu notre Ville.
Nous connaissons tous les fondements historiques de la construction européenne. Les choix passés ne sont pas anodins. Strasbourg a notamment été choisie pour symboliser la paix, la réconciliation et son humanisme historique. Les récents évènements en Géorgie, l’agitation qui secouent les anciens pays membres du bloc soviétique sont là pour nous rappeler que rien n’est jamais définitivement acquis, que la paix demande un engagement et une vigilance de tous les instants.

L’identité européenne s’est forgée dans un passé mouvementé dont Strasbourg a souvent été l’enjeu. Aujourd’hui notre ville est paisible et se trouve bien loin des discordes et de l’agitation qui animent, depuis quelques années maintenant, la Belgique et Bruxelles.

Par conséquent, nous demandons que les traités signés soient, plus que jamais, respectés. Nous demandons que le parlement européen siège à Strasbourg et rien qu’à Strasbourg afin de mettre un terme aux fameuses navettes qui semblent perturber un certain nombre de parlementaires européens. A cet égard, nous nous réjouissons, de la réaction des verts strasbourgeois qui se sont démarqués, certes tardivement, mais démarqués tout de même de la position des cadres de leur parti.

Monsieur le Maire, par delà les clivages politiques traditionnels, par delà les croyances philosophiques et religieuses de chacun j’aurais émis le vœu que notre conseil municipal élabore et entérine une motion qui demanderait que la totalité des travaux parlementaires se tiennent à l’avenir à Strasbourg. Puisque vous nous proposez une motion, que nous soutiendrons cela va de soi, je vous propose également de relayer ce texte au conseil de CUS et pourquoi pas dans l’ensemble des conseils municipaux qui composent notre communauté Urbaine afin de lui donner davantage de poids.

Je vous remercie

Robert Grossmann : Les Conseils de Quartier

robert grossmann.jpg
Intervention de Monsieur Robert GROSSMANN

Conseil Municipal du 22 septembre 2008

Les Conseils de Quartier

Monsieur le Maire,
Chers Collègues,

Si vous le voulez bien, on va commencer par le commencement de la démocratie locale, par sa première étape, son fondement et son lieu originel : le Conseil Municipal.
C’est bien lui qui doit adopter toutes les décisions concernant nos concitoyens après débat et donc c’est lui aussi qui doit adopter les modalités de la démocratie de proximité.
Le conseil est souverain, il pourrait donc rejeter ou au minimum modifier votre projet. Il peut aussi l’adopter après échange d’arguments.
Or vous avez déjà tout annoncé au public au mépris de l’avis du conseil.
Donc il faut bien que j’emploie ce mot fort et chargé de sens que je n’aurais pas voulu utiliser si votre démarche ne m’y avait contraint : mépris !
Vous méprisez votre conseil et ses élus.
Vous méprisez la démocratie municipale.
Autant j’aurais pu comprendre que vous communiquez sur des projets d’investissement ou de fonctionnement ordinaires de la vie municipale, autant vous pouvez être conduit à évoquer en amont des projets que vous allez soumettre au conseil, sans préjuger de son avis, autant ce projet là excluait toute annonce préalable puisque son objet devrait être justement le respect de la démocratie.

Vous voulez “rétablir” la démocratie locale et vous commencez par vous asseoir sur l’avis et le vote du conseil municipal.
Votre procédé me semble donc disqualifiant, vous êtes dans le “hors jeu démocratique”!
Au passage je veux affirmer haut et fort que les conseils de quartier de notre municipalité fonctionnaient de manière très positive, tous ses participants peuvent en attester. Un important travail a été réalisé tellement évident d’ailleurs que vous même avez tenu à rendre hommage à nos porte paroles en les invitant solennellement à dîner à l'hôtel de ville quelques jours après votre élection.
Vous n’auriez pas invité des fossoyeurs de la démocratie locale n’est ce pas?

En second lieu et dans la droite ligne de ce que je viens d’évoquer, vous donnez un signal terrible à la population : celui de la méfiance à l’égard des élus, quels que soit leur appartenance politique. Vous dites : “Ecartons les élus pour avoir un débat valable”. (DNA...) C’est donc la négation complète des élections et des électeurs fondée sur un mépris cinglant de la démocratie et ce au profit de la seule municipalité donc au profit “du pouvoir” qui se montre ainsi parfaitement autocratique.

Vous justifiez cela en proclamant que:
-"l'objectif principal est d'éviter que nos 10 COQ soient des lieux d'affrontement politique": quelle conception de la politique ! Elle serait donc perçue par votre municipalité uniquement sous l'angle de la conflictualité et non comme un processus d'échange d'idées. Monsieur le maire, je ne vous retrouve pas là!
Plus pratiquement, avec l'absence des élus, il y a une mise en scène artificielle d'une séparation stricte entre la société dite politique et la société dite civile. Si elle correspond à un idéal du XVIIIème, voire du XIXème avec, en corollaire, une stricte séparation de la sphère publique et de la sphère privée, elle n'a plus de sens dès lors que les structures "participatives" mises en place devraient avoir pour vocation de contribuer à l'élaboration des politiques publiques. Là on est dans une vision Luhmannienne des cercles autopoétiques et autoréferenciels, ce qui revient à reconnaître une véritable théorie de la non communication.

- Je poursuis l’analyse. Vous voulez, je vous cite: "donner la parole aux citoyens non organisés", c'est de fait ce à quoi servent les élections. Pour le restant, la société civile n'a de sens que si elle est organisée, d'ailleurs l'organisation mise en place en est bien une - les citoyens ne seront donc plus inorganisés, le simple fait d'y participer (faudra-t-il autodissoudre de suite pour respecter ces objectifs ?).
Contradiction intellectuelle totale fondée sur la seule démagogie.
Mais à l’exclusion de ce fort mépris des fondements même de la démocratie on pourrait à la limite accepter, en s’asseyant sur une rigueur intellectuelle minimale, vos contradictions dans la recherche et l'expérimentation de nouvelles formes de participation politique si au-delà il n'y avait pas la mise en oeuvre d'une usine à gaz coûteuse pour le contribuable.

- l'intervention d'un l'animateur extérieur : faut-il y voir une application renouvelée de la société du spectacle chère à Debord ? C'est quoi cet animateur : un sociologue ? un journaliste ? un consultant (rémunéré, donc au service de la municipalité ?). Quel sera sont statut ?
Venons en à la composition : un collège associatif et un collège socioprofessionnel. Que signifie la scission entre les deux. Les associations ressortent au monde socioprofessionnel et n'en sont pas exclues. Qu'est-ce qu'un socioprofessionnel à l'échelle d'un quartier ? Un commerçant individuel ? une entreprise ? une profession libérale ? la vie socioprofessionnelle suppose une organisation, une structuration...

- l'adjoint de quartier choisit les "incontournables" qui doivent rentrer dans un quota. Merci pour les autres.... Là aussi quelle vision de la vie des quartiers.

- 30.000 € par COQ, pour faire quoi ? 300.000 au total € ? sans doute de nombreuses associations membres de ces COQ préféreraient elles disposer de telles subventions.
Avec votre système, il y aura en permanence une interrogation sur les questions de légitimité. D'ailleurs le recours au tirage au sort ne fera que renforcer ces questions. Il n'est pas nécessaire de rappeler que le tirage au sort était une caractéristique de la démocratie athénienne. Mais on tirait au sort les élus... alors allons au bout de la logique, fini les élections, mettons en place un tirage au sort des élus municipaux..

La conception même d'un fonctionnement aussi complexe n’est pas démocratique dans sa signification même parce la plupart des gens n'en comprendront pas les ressorts.
Antidémocratique ou démagogique encore parce que la forme prime le fond. Les procédures de désignation sont longuement envisagées, mais les compétences effectives sont peu précisées.

D'une manière générale, le sujet est complexe, nous le savons bien.
Mais au lieu d'animer simplement, correctement et de manière équilibré les citoyens, organisés ou non, qui font l'effort de s'intéresser à la vie publique - il n'y en a pas tant que cela- , on témoigne ici d'une vision archaïque de ce qu'est le politique, d'une approche inaboutie de la citoyenneté et de l'intérêt public et d'une conception plus que floue de la société civile.

Monsieur le Maire je finirai par vous renouveler ma confidence: j’ai peine à trouver votre empreinte dans ce projet. Ce n’est pas vous ce mépris des élus et donc des élections. Je ne veux pas le croire connaissant votre attachement au suffrage universel. N’hésitez pas à revoir cette copie et pourquoi pas même en y associant votre minorité au sein d’un groupe de travail transparent.

Enfin pour finir, et puisqu'on est dans les archaïsmes, une citation de Périclès rapportée par Thucydide : « Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile".

Anne SCHUMANN : Les conseils de Quartier

Anne Schumann.jpg
Intervention de Madame Anne SCHUMANN

Conseil Municipal du 22 septembre 2008

Point 4 – Conseils de Quartier



Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Aujourd’hui, vous nous présentez votre « nouvelle organisation démocratique » à travers cette délibération sur les futurs conseils de quartier.

Nous pourrions qualifier votre projet de, je cite, « bâclé, d’inabouti, qui s’est construit par le haut ».

Nous pourrions nous indigner de ne pas avoir été consultés pour l’élaboration de la charte de fonctionnement, car après tout, lorsqu’on parle d’une « organisation démocratique », le terme « démocratique » entend que l’on prend l’avis de tous, y compris celui de son opposition qui a, malgré tout, une expérience en la matière.

Nous pourrions qualifier votre décision, fixée par la charte, d’interdire aux élus de participer à ces conseils de , je cite, « discrimination entre élus et de volonté manifeste d’empêcher l’opposition municipale de travailler au plus près des projets et des préoccupations des habitants de cette ville »

Nous pourrions condamner l’absence d’éléments précisant, je cite, « les moyens de communication, de publicité et d’information en direction du public» mis à la disposition des COQ.

Nous pourrions nous interroger sur le fait que, je cite, « les moyens financiers et humains ne sont qu’évoqués et non précisés ». et « qu’aucune date, aucune ligne budgétaire ne sont mentionnées »

Vous l’aurez compris nous pourrions reprendre à notre compte les interventions passées d’un certain nombre de vos adjoints ou vice-présidents. Pour notre part nous préférons attendre de voir le fonctionnement réel de vos conseils de quartier avant de nous lancer dans une critique à la Prévert comme nous l’avons vécu par le passé.

Cette position ne constitue pas pour autant un blanc seing ou une caution de votre politique car de nombreuses dispositions de votre charte nous interpellent ou nous paraissent inquiétantes. D’ailleurs nous sommes bien revenus au bon temps des comités de quartiers (les termes ont leur importance), qui ont un arrière gout de comités du peuple, gérés par un soviet suprême…

Tout d’abord le découpage géographique des COQ nous laisse perplexe dans la mesure où nous revenons à un découpage, déjà expérimenté par le passé, celui des cantons. Découpage qui correspond d‘ailleurs à la nouvelle délimitation géographique des directions de proximité. Cela signifie que sur 10 COQ, 4 travailleront en étroite collaboration avec l’adjoint de quartier du secteur mais aussi conseiller général à savoir les cantons de la Gare, d’Hautepierre-Cronenbourg, du Neudorf et du centre-ville, 1 sera administré par le bras droit du conseiller général en place, celui de l’Elsau-Koenigshoffen-Montagne Verte et 1 par l’adjointe mais surtout la suppléante du conseiller général du canton Bourse-Esplanade-Krutenau. Avouez que cela peut paraitre inquiétant de voir un tel découpage que l’on pourrait aussi qualifier d’électoral. Avouez que l’idée de voir une administration adaptée à un découpage électoral (et nous en reparlerons tout à l’heure) puisse susciter des interrogations autant parmi les fonctionnaires que les habitants. Vous l’aurez compris, un découpage correspondant à de véritables bassins de vie, un découpage cohérent avec l’activité d’un quartier avait et a toujours notre préférence. D’ailleurs pourquoi avoir intitulé ces instances Conseil de Quartiers ? L’appellation Conseils Cantonaux aurait davantage reflété la réalité. Nous serons donc par conséquent extrêmement vigilants sur les relations qu’entretiendront les conseillers généraux, leurs suppléants ou leurs proches collaborateurs avec les conseils de quartier mais aussi avec les directions de proximité afin que ces instances ne deviennent pas des « machines de guerre électorales ».

La composition des COQ suscite elle aussi des interrogations. Le collège des habitants est issu d’un tirage au sort. Vous nous parlez de démocratie mais dans toutes démocraties dignes de ce nom, l’élection des représentants est la règle. Par le passé, Napoléon Bonaparte avait eu recours au tirage au sort pour composer ses armées. Sauf erreur de notre part, il s’agit de la même méthode dont vous usez pour composer votre « machine de guerre électorale ». Finalement, c’est vous qui appliquez des méthodes bonapartistes !
Quant au collège des associations, pour lequel le tirage au sort est encore de mise, vous avez ajouté une petite subtilité qui précise que la moitié de ce collège est désignée d’office car représentant les associations les plus actives. C’est donc vous, monsieur le Maire, ou votre premier adjoint, qui allez désigner qui mérite ou pas de faire parti des COQ. Sur quels critères ferez-vous votre choix ? Au nombre de ces membres ? A la capacité de l’association d’agiter la place publique ? Finalement ces désignations vont constituer une sorte de classement du monde associatif. Il y a ceux qui en seront, donc certainement dans les petits papiers de la majorité, et les autres qui n’en valent peut-être pas la peine.

Toujours en rapport avec la composition, l’interdiction qui est faite aux élus municipaux mais aussi régionaux, cantonaux ou parlementaires, d’assister aux conseils cantonaux, pardon de quartier, ne nous semble pas correspondre à ce que vous appelez « organisation démocratique » En effet, dans une démocratie, on n’exclut personne, surtout pas des élus. En d’autres temps une telle décision auraient été qualifiée de bonapartiste, de brutale, d’autoritaire voire même de dictatoriale surtout lorsqu’on s’aperçoit qu’au final tous les élus ne sont pas bannis de ces instances. En effet, l’adjoint de quartier (mais aussi conseiller général dans un certain nombre de cas) et ses services participent à l’élaboration de l’ordre du jour des conseils cantonaux -pardon de quartier - assistent à leurs réunions voire même y présentent des projets municipaux. Il faut savoir ! Soit aucun élu n’a le droit de participer à ces réunions, soit tous peuvent y assister. Il ne peut y avoir 2 poids, 2 mesures en l’espèce !
Une exception à cette règle - ou peut-être un oubli politique ? – apparait dans la charte. Dans le point 3, petit a, il est précisé que les conseils pourront mettre en place des commissions thématiques pouvant accueillir toute personne ou association souhaitant s’associer aux travaux. Ces personnes et ces associations seront donc légitimes pour le travail en commission, mais indésirables au cœur du COQ. Devons-nous aussi voir dans cette formulation une réhabilitation de la place des élus ?
Vous prévoyez également des réunions publiques une fois par année. En dehors de votre présence, monsieur le maire, et de celles de vos adjoints, les autres élus strasbourgeois en seront-ils encore bannis ?


Ces fameux conseils cantonaux - décidément j’ai du mal ! – ces fameux conseils de quartier seront donc consultés sur tous les projets qui impactent la vie du canton et qui feront l’objet d’une délibération. Nous reconnaissons que cela n’est pas une mauvaise idée. Toutefois, votre volonté de passer à un ordre du jour accéléré en conseil municipal enverra aux oubliettes les avis des conseils cantonaux – Cela ne serait-il pas plus simple pour tout le monde de les appeler ainsi ? Conseils Cantonaux correspond pourtant à une réalité ! – car si aucun élu ne retient les points concernés, le fruit de travail des COQ demeura dans la confidentialité à moins, que nous ne passions pas à un ordre du jour accéléré ou que notre règlement intérieur précise que toutes les délibérations comportant l’avis de ces conseils soient systématiquement débattues en conseil.

Enfin, la charte dispose que les réunions des Conseils Cantonaux seront animées par un animateur professionnel, neutre et externe à la collectivité. Comment seront-ils choisis ? Sur quels critères ? Qui les rémunérera ? Je note au passage que votre formulation laisse entendre qu’il n’y a pas au sein de notre collectivité de personnes suffisamment professionnelles et neutres pour remplir cette mission. Je ne me risquerai pas à commenter cette position mais devons nous y voir un lien avec les déclarations de votre premier adjoint, lors du dernier conseil de CUS, qui estimait alors qu’il n’y avait pas suffisamment de militants socialistes travaillant à la CUS, il précisait d’ailleurs avoir procédé à un recensement… on croit rêver !!! *

S’agissant de la forme, et je sais que vous lui accordez beaucoup d’importance, nous avons été extrêmement surpris de voir, avant même que les élus n’aient pris connaissance de votre projet en réunion plénière, avant même que notre assemblée n’est débattue ce point, nous avons été surpris de voir réalisé une plaquette intitulée « Les conseils de Quartier c’est quoi ? ». Elle est accompagnée d’un courrier, daté du 15 septembre, et adressé à l’attention des agents de la CUS. En l’espèce, vous avez fait bien peu d’importance de notre assemblée. Ce comportement laisse à croire que l’examen des délibérations en conseil ne semble constituer qu’un passage purement formel à vos yeux. En d’autres temps, certains de vos adjoints et vice-présidents auraient déclaré, je cite, « Alors pour vous, le Conseil Municipal ne sert à rien, ne contrôle rien, ne décide rien ? » avant de faire le tour de Strasbourg en dénonçant le mépris, l’autisme, la brutalité, le bonapartisme, l’autoritarisme, …. de l’équipe municipale

Monsieur le Maire, vous l’aurez compris, nous condamnons la forme employée. Sur le fond nos inquiétudes sont nombreuses mais nous préférons attendre la mise en œuvre de votre projet avant de porter un jugement sur son fonctionnement réel.

Jean-Emmanuel ROBERT : Quel avenir pour les Internationaux de Tennis ?

JER.jpg
Interpellation de Monsieur Jean-Emmanuel ROBERT

à l’occasion du Conseil Municipal

du Lundi 22 septembre 2008

Monsieur le Maire,

Le 3 aout dernier, comme de nombreux amateurs de tennis, nous avons eu le regret d'apprendre la disparition des internationaux féminins de Strasbourg victimes, entre autre, de déficits chroniques.

La Fédération Française de Tennis a récemment annoncé le rachat de cette épreuve qui finalement se déroulera bien à Strasbourg l'année prochaine. Le maintien définitif des internationaux dans notre ville n'est malheureusement pas encore assuré. Il dépendra essentiellement du succès de l'édition 2009.

Aussi, Monsieur le Maire, nous souhaiterions que vous informiez le conseil municipal des éléments importants de ce dossier :
Pour quelle raison précise cette manifestation était-elle condamnée ?
A quelles conditions peut-elle survivre ?
Les raisons qui ont conduit à sa disparition hier sont-elles aujourd'hui écartées?
Ce qui nous intéresse au premier chef c'est de savoir quels engagements la ville a pris pour contribuer à sauver ce tournoi. Mais surtout, cette manifestation est-elle viable ou l'édition 2009 n'est-elle qu'une survie artificielle. Quelles garanties avez vous obtenues sur le sérieux de cette reprise ?

mardi, 23 septembre 2008

Martine Calderoli-Lotz : Le Tram/Train c'est pour quand ?

Calderoli.jpg
Interpellation de Madame Martine CALDEROLI - LOTZ

à l’occasion du Conseil Municipal 

du Lundi 22 septembre 2008

Monsieur le Maire,

Le tram-train est un équipement structurant très attendu non seulement des Strasbourgeois mais aussi d'une très grande partie des Alsaciens. A l'heure de la nécessité de pratiquer un développement durable efficace, le Tram/Train constitue un progrès important dans la diversification de l'offre des modes de déplacement.

Lors de l'enquête publique qui s'est déroulée du 21 février au 23 mars 2006, les Strasbourgeois ont pu se prononcer sur l'opportunité de ce projet et formuler des propositions destinées à améliorer cette réalisation. Le conseil municipal du 3 juillet 2006 ainsi que le conseil de CUS du 7 juillet 2006 ont confirmé l'avis favorable émis par la commission en charge de l'enquête publique. Ces deux délibérations devaient permettre un démarrage rapide des travaux qui auraient dû débuter dès cet été.

Vous avez fait le choix, monsieur le maire, de remettre sur le métier le projet du Tram Train en pratiquant un nouveau tour de concertation. Votre décision a pour conséquence de retarder de plusieurs mois, peut-être même plus, le démarrage de ces travaux alors que ce projet fait la quasi-unanimité auprès des Strasbourgeois et des Alsaciens.

Aussi, nous souhaitons connaître, monsieur le Maire, la période de lancement de la phase opérationnelle du Tram-Train ainsi que la date que vous envisagez pour sa mise en service ?

Je vous remercie pour votre réponse.

mercredi, 10 septembre 2008

Un diagnostic exact mais un mauvais remède !

parlement europen.jpgLe récent effondrement du plafond de l’hémicycle du Parlement Européen a, à notre plus grand regret, relancé les attaques des anti-Strasbourg. Tous les arguments y passent pour contester la localisation du siège du Parlement Européen dans notre Ville.
Les plus surprenants proviennent du Député européen, Daniel COHN-BENDIT, co-président du groupe parlementaire des Verts. Lui et ses collègues eurodéputés veulent « rediscuter publiquement de la localisation du siège ». Ils avancent, entres autres arguments, « les quelques 20.000 tonnes de CO2 annuelles et les 200 millions d’euros annuels que coutent les allers-retours des 785 eurodéputés » pour justifier d’une localisation définitive du siège à Bruxelles. En contrepartie, Monsieur COHN-BENDIT propose de « doter Strasbourg d’une Grande Université Européenne ».

Nous rejoignons Monsieur COHN-BENDIT dans son diagnostic mais, contrairement aux Verts, nous demandons que la totalité des travaux parlementaires se tienne, non pas à Bruxelles mais définitivement à Strasbourg.

Notre Ville, symbole de la paix et de la réconciliation sera, pour les eurodéputés, une terre d’accueil nettement plus paisible que Bruxelles, actuellement symbole de discorde et d’agitation. L’Europe, pour travailler efficacement, a besoin du calme et de la sérénité que Strasbourg ne manquera pas de lui offrir.

Nous nous interrogeons également sur la position des Verts Strasbourgeois face à cette volonté de leurs collègues Français et Européens. Les élus municipaux Verts soutiennent-il Roland RIES, Maire de Strasbourg, dans ses prises de positions ou partagent-ils les revendications de leur parti ? Sont-ils de véritables défenseurs de Strasbourg, l’Européenne ?

Tribune du mois de septembre

Grand Contournement Ouest : Nécessité et Urgence pour les Strasbourgeois !

Strasbourg est l’unique grande ville Française à être coupée en son cœur par une autoroute de 2 X 3 voies qui drenne plus de 170 000 véhicules par jour. Aucune autre autoroute en France, en dehors du périphérique parisien, n'atteint un tel trafic.

Les habitants des quartiers de Hautepierre, de Cronenbourg, de la Gare, de l’Elsau, de Koenigsoffen et de la Meinau sont les premiers atteints par les nuisances provoquées par cette traversée. Pollution de l’air et bruits sont donc leur lot quotidien.

Naturellement, cette circulation provient en partie des déplacements professionnels des Strasbourgeois et des habitants de la CUS. Des études récentes démontrent toutefois que pour 40 000 véhicules, il s’agit en fait d’un transit entre le Nord et le Sud de l’Alsace qui ne s’arrête pas à Strasbourg ou dans sa Communauté Urbaine.

Il a bien été proposé à la fin des années 70 de créer une voie de contournement de Strasbourg afin de diminuer la pression exercée au cœur de notre agglomération. Ce projet a été continuellement freiné alors que malheureusement le trafic, lui, n’a jamais cessé d’augmenter. A la hauteur de Strasbourg et de son agglomération on est ainsi passé d’un trafic dense à une réelle saturation à certaines heures de la journée.

Le 24 janvier dernier, le Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO) a enfin connu une avancé importante puisque Jean Louis BORLOO, Ministre de l’écologie et du développement durable, a signé sa déclaration d'utilité publique. En réaction aux tergiversations de la nouvelle municipalité Strasbourgeoise, le Premier Ministre, François FILLON, a récemment confirmé le maintien de ce projet qui soulagera enfin Strasbourg et sa Communauté Urbaine de cette circulation automobile. Il faut souligner que cette avancée se fait dans le plus strict respect des mesures adoptées lors du Grenelle de l’Environnement

Les travaux réalisés, il sera dès-lors possible de requalifier l’A4 et l’A35 afin d’apaiser le trafic interurbain, d’opérer une liaison entre les quartiers coupés par l’autoroute mais surtout de soulager les habitants de Strasbourg qui n’ont que trop subi les conséquences nocives de cette anomalie qui date des années 1960.

Dans l’intérêt des Strasbourgeois nous sommes donc résolument favorables à la construction du GCO dans les délais les plus brefs !

mardi, 09 septembre 2008

Tribune des mois de Juillet/Aout

tram.jpgOui à l’arrivée du Tram à Koenigshoffen !

L’arrivée définitive du Tramway à Lingolsheim, symbolisée par l’inauguration de la dernière station de la ligne B « Tiergaertel » le 22 mai dernier, marque l’achèvement des extensions entreprises depuis 2001.

Un réseau maillé

Après 5 années de travaux et des centaines d’emplois créés durant le chantier mais également durablement à la CTS, le Neuhof, le Neudorf, le Wacken, l’entrée de la Robertsau, Lingolsheim, Ostwald et la Montagne Verte sont à présent desservis.
Depuis septembre dernier, ces extensions permettent de relier la quasi-totalité des quartiers Strasbourgeois en opérant notamment une couture fine qui réunit directement le Neudorf à l’Esplanade.

Un réseau complet

Seuls, le quartier de Koenigshoffen et le cœur de la Robertsau ne sont pas encore desservis. Joseph CHUCRI, président de l’Association pour la Protection de l’Environnement de Koenigshoffen (APEK) et Yves LE TALLEC, conseiller général de la Robertsau, ont récemment effectué des demandes auprès de la nouvelle majorité municipale afin que leurs quartiers ne soient pas les oubliés des extensions promises par Roland RIES durant la dernière campagne municipale. Nous les soutenons naturellement dans leurs démarches respectives.

Faciliter les déplacements en Ville

Les habitants de Koenigshoffen ont besoin de cette arrivée du tramway pour faciliter leurs déplacements, surtout à l’heure du pétrole cher. Du coté de la Robertsau, une extension de deux stations permettra de pénétrer enfin jusqu’au cœur du quartier et d’atteindre le plus grand nombre d’habitants. Il nous semble aussi essentiel de procéder au prolongement de la ligne A jusqu’au Zénith et futur parc des expositions comme nous nous y étions engagés. En l’espèce, il ne s’agirait ici que de la continuité républicaine de ce projet.

Le Tram à Koenigshoffen, au cœur de la Robertsau et jusqu’au Zénith, tels sont les extensions qui nous semblent aujourd’hui prioritaires !

lundi, 08 septembre 2008

Tribune du mois de Juin

ue.jpgPour une présidence Française de l’Union Européenne utile à Strasbourg !

 

Le 1er  juillet prochain, la France présidera pour 6 mois l’UNION Européenne. 3 ans après le rejet par les Français du projet de constitution, cette présidence doit marquer le retour de la France en Europe comme le rappel Jean-Pierre JOUYET, secrétaire d’Etat aux affaires Européennes.
Ces 6 mois seront notamment consacrés à la politique de l’énergie et du développement durable et plus particulièrement à la sécurité du continent en matière d'approvisionnement énergétique ainsi qu’à l’élaboration d’un programme d’action portant sur la qualité de l’air, la défense de la biodiversité, la gestion des déchets et la promotion d’un développement durable.

 

Nous souhaitons profiter de ces 6 mois pour que le statut de Strasbourg, siège du parlement Européen, soit confirmé et renforcé.
La ville devra s’investir dans ce sens en profitant de cette occasion pour créer, pourquoi pas, une Maison pour l’Europe afin de ré-enchanter les citoyens à la question européenne. Toutes les initiatives renforçant cet objectif devront être soutenues tant il nous semble inconcevable que la construction Européenne, si présente dans notre quotidien, ne soit pas davantage connue et populaire auprès de nos populations. L’Europe doit devenir à terme plus accessible et plus visible.

Strasbourg, ses élus et ses habitants doivent être le moteur de ce ré-enchantement des citoyens tant au niveau national qu’international et ce par delà les convictions politiques, religieuses et philosophiques de chacun.

 

La construction européenne a permis à notre région, si souvent victime des déchirements entre la France et l’Allemagne, de connaitre durablement la paix. Elle a aussi assuré une pérennité économique ainsi qu’une forte indépendance à l’égard des grandes nations de notre monde. Strasbourg et ses institutions symbolisent cette histoire. Elles doivent aussi et surtout incarner l’avenir. Cet avenir, il se construit à présent vers l’Est avec les récentes entrées de la Pologne, de la Roumanie ou de la Bulgarie dans l’Union.
En revenant à l’origine même du nom de « Strasbourg », nous devons faire d’elle le carrefour des routes ferroviaires Européennes. La récente ouverture de la ligne, tant attendue, du TGV Est va dans ce sens. Il faudra nous mobiliser et profiter de la présidence Française pour que la seconde phase de ce TGV  Est soit réalisée au plus vite afin de relier physiquement « l’Atlantique à l’Oural » Strasbourg jouant le rôle de trait d’union entre les anciennes et les nouvelles nations membres.

 

Ville historiquement associée à la construction européenne, Strasbourg doit surtout en incarner l’avenir !

Toutes les notes