mardi, 22 juillet 2008

Une avancée pour les femmes !

La réforme constitutionnelle adoptée hier par le congrès consacre enfin « l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales »

Nous nous réjouissons de cette avancée importante pour la cause féminine mais nous regrettons vivement le vote négatif de Roland RIES et d’Armand JUNG qui ont préféré pratiquer la politique politicienne et rester aux ordres de leur parti plutôt que de contribuer à ce progrès important.

Ce texte marque une progression non négligeable vers l’égalité entre les hommes et les femmes.

Pour autant des progrès restent à faire notamment dans le traitement salarial où, à travail égal, les salaires hommes/femmes connaissent toujours une distinction conséquente.

Nous poursuivrons notre mobilisation afin que cette inégalité cesse à son tour rapidement !

vendredi, 11 juillet 2008

Lettre ouverte à Roland RIES

robert grossmann.jpgLettre ouverte à Monsieur Roland Ries, Maire de Strasbourg
Questions et propositions

Par Robert Grossmann
Au nom du groupe des démocrates pour le progrès.






Monsieur le maire,

La bonne qualité républicaine de nos relations m’autorise à vous faire part de mes interrogations en sollicitant votre intervention positive dans le sens de ce que je pense être l’intérêt général de Strasbourg et des Strasbourgeois.

A l’issue des 100 jours de gouvernance municipale, il est normal que vous n’ayez pas encore eu le temps de poser d’acte concret ni de réalisation visible. En effet, les annonces sont les seuls éléments que l’on puisse attendre aujourd’hui de votre équipe.
Des annonces il y en a eu un certain nombre de votre part comme de la part de vos adjoints. Plusieurs m’interpellent.
Permettez-moi, au moment d’évoquer mes questionnements, de vous rappeler une évidence. Vous êtes le maire de tous les Strasbourgeois, ceux qui vous ont élu mais aussi tous les autres. Or, vous vous souvenez que plus de 73% d’entre eux étaient satisfaits des réalisations de notre équipe Keller-Grossmann. Il me semble donc que l’intérêt des Strasbourgeois suppose que l’on ne s’ingénie pas à prendre systématiquement le contrepied de l’action de vos prédécesseurs et à mettre en œuvre le changement pour le changement.

Voici donc les réflexions que je souhaite vous soumettre :

1 ) Le marché de Noël de retour place Kléber ne me semble pas correspondre à l’intérêt de la majorité des Strasbourgeois ni à la conception nouvelle de la place. La nouvelle configuration de la place, conviviale et largement plébiscitée au quotidien par les Strasbourgeois, ne se prête pas à la présence d’un marché. Les camions seraient à nouveau sur les dalles fraîchement posées et intactes aujourd’hui. Le poids de ces véhicules aussi bien que les fuites d’huile de certains moteurs risqueraient de fendre et d’abimer les dalles et de les salir durablement. Les groupes électrogènes et les fils électriques constitueraient des dangers potentiels ou alors nécessiteraient des travaux qui ne me semblent pas compatibles avec la qualité de cette nouvelle place. Les pieux pour maintenir certains stands avaient provoqués de graves dégâts dans l’étanchéité de la place. Ils seraient à nouveau plantés au risque de l’abimer. Je vous demande, Monsieur le Maire, de prendre le temps de la réflexion avant de prendre une telle décision, en analysant tous les aspects de cette question et en n’écartant pas d’office mes arguments.

2) Le marché couvert. Il est dans l’ordre des choses d’annoncer un marché couvert à Strasbourg. Notre équipe l’a elle aussi prévu à son programme. La question qui demeure, une fois l’annonce faite, est « en quel lieu de la ville » ? Je serais heureux que vos adjoints nous apportent ces précisions. Où sera réalisé leur marché couvert ? Nous avions nous-même songé à plusieurs sites à propos desquels nous nous proposions de consulter l’ensemble des commerçants non sédentaires ainsi que la population des quartiers concernés. La place de l’Etoile, le côté est de la presqu’île Malraux, dernier hangar Seegmuller, voilà deux sites parmi d’autres auxquels nous réfléchissions avant consultation de la population. Nous-même attendions d’ailleurs beaucoup des propositions des commerçants non sédentaires. L’équipe municipale actuelle doit apporter les nécessaires précisions quant à l’emplacement de ce marché couvert. Mais force est de reconnaître que les terrains adéquats sont très rares.

3) La foire Saint Jean qui a été installée au Jardin des Deux Rives doit-elle être déplacée alors même que les amateurs de ce genre de loisir commencent à prendre le chemin de ce site transfrontalier des rives du Rhin et s’y habituent ? Je sais qu’il y a aussi là-bas des forains satisfaits. Si vous deviez néanmoins opérer ce déplacement qui n’est réellement pas une urgence, il faut dire où et dans quelles conditions cela se ferait.

4) La foire européenne, les salons et le parc des expositions. Une annonce a été faite suggérant que les deux foires de Strasbourg (foire européenne et les salons) et celle d’Offenburg pourraient être jumelées, voire confondues. Nous connaissons cette question évoquée souvent par notre amie Edith Schreiner, maire d’Offenburg. Cette piste doit être précisée. Cela signifie-t-il que Strasbourg renoncerait à un parc des expositions moderne et adapté au XXIème siècle, au bénéfice d’un parc situé en Allemagne ? Il faut rapidement informer les Strasbourgeois de manière précise, au-delà des seuls effets d’annonce. Je maintiens d’ailleurs que le site d’Eckbolsheim prévu après de longues et complètes études pour l’implantation du parc des expositions est le meilleur possible. Sa complémentarité avec le Zénith est un atout de poids, le parking y est déjà réalisé pour les visiteurs des foires et salons, enfin la réalisation de deux stations de tram puis la VLIO en assureront une très bonne desserte. Ainsi, l’agglomération strasbourgeoise et sa CU bénéficieront d’une belle entrée ouest en se dotant, comme toutes les grandes métropoles, d’un parc des expositions compétitif, attractif et moteur de notre économie. La foire européenne pourra de ce fait être redynamisée, évoluer dans son concept et devenir plus attractive encore.

5) L’aéroport. Là encore une annonce trop vague a été formulée concernant les aéroports d’un coté et de l’autre du Rhin. Entzheim souffre. Lahr a une piste de 3 kilomètres permettant aux gros porteur d’y atterrir. Il y a aussi Baden Air Port où des milliers de voyageurs dont beaucoup de Strasbourgeois et d’Alsaciens, prennent les avions des compagnies « bas-coût ». Les réflexions de l’exécutif actuel tendraient-elles à privilégier un aéroport allemand au détriment d’Entzheim ? Cette question mérite là encore d’être rapidement résolue. La volonté de consolider notre Eurodistrict ne peut se faire au détriment de l’une ou l’autre de ses composantes : CUS/Ortenau ! L’abandon progressif d’Entzheim serait une véritable catastrophe économique et sociale. En l’état actuel des annonces, un tel abandon n’est pas exclu. Il faut rassurer et se battre en faveur d’Entzheim!

6) L’Eurostadium de football. Comme vous, Monsieur le Maire, nous sommes tous favorables à la tenue à Strasbourg de matchs du futur championnat d’Europe des nations. Vous vous êtes donc déclaré favorable à un nouveau stade tel que présenté par M. Ginestet, président du Racing Club de Strasbourg. Pourtant une majorité absolue de décideurs du monde économique et politique semble refuser le mode de financement proposé par le truchement de 90.000 m2 de surface commerciale sur le site du stade. Installer dans ce stade ou à proximité immédiate un hyper-marché est inimaginable et hors de question. Quel mode de financement la municipalité compte-t-elle accepter ou mettre en œuvre ? Il me semble qu’il ne faut pas laisser les innombrables amateurs de football rêver à un magnifique stade moderne pour courir éventuellement vers une lourde désillusion, faute de financement crédible.

7) La manifestation littéraire mise en œuvre dans la ville de Gutenberg et qui fut le fruit de longues et fertiles expérimentations : «la bibliothèque idéale » doit-elle être sacrifiée au bénéfice d’une banale et quelconque « foire aux livres » à l’instar de ce que font tant de ville et qui existe à Colmar, Saint-Louis ou Marlenheim ? Strasbourg ne méritait-elle pas ces centaines d’écrivains de renom venant dialoguer avec les amoureux des lettres ? Après feu le Carrefour des littératures européennes, la bibliothèque idéale était une grande et belle manifestation littéraire populaire et en même temps de haut niveau, digne de la capitale de l’Europe

8) Terrain Starlette. Vous voulez abandonner le projet que nous avions préparé. Certes vous n’avez aucune obligation de réaliser tous les projets que nous avons prévus et qui étaient imminents mais en l’espèce, nous avons mis en état et préparé ce terrain si stratégiquement situé à proximité de l’Allemagne. Un important financeur avait mobilisé ses fonds pour y implanter un hôtel et des commerces complémentaires à cet hôtel. Est-il réellement judicieux de tout arrêter ?

9) Le futur quartier de la Porte de France, jouxtant le Jardin des Deux Rives, un projet immobilier a fait l’objet d’un concours. Des immeubles d’habitation doivent y façonner un nouveau quartier. Je rappelle qu’en face la ville de Kehl implante des immeubles tours qui seront très visibles et constitueront une sorte de signal. Le projet strasbourgeois en est une belle complémentarité et sera la plus éloquente démonstration de la volonté de la ville de Strasbourg de s’étendre enfin vers le Rhin et de rayonner à 360 degrés en synergie avec Kehl, au cœur de l’Eurodistrict. Je suis donc convaincu que ce projet doit être réalisé.

10) 1500 logements aidés ont été annoncés. Nous-même en prévoyions 1300. Le temps est venu de localiser ces logements, d’évoquer leur financement et de prévoir le calendrier de leur mise en œuvre. Mais surtout une concertation approfondie avec les riverains et les associations concernés doit être mise en œuvre.

Voilà Monsieur le Maire. Vous aurez compris que je ne condamne pas vos annonces et leurs effets. Je vous serais simplement reconnaissant de procéder à des analyses minutieuses sur certaines d’entre elles et d’apporter des réponses précises à mes questions afin de permettre aux Strasbourgeois de voir clair pour l’avenir de leur agglomération.

Enfin j’ai noté que vous avez accordé des moyens corrects à votre opposition. Vous avez tenu parole, soyez en remercié. Le respect que vous témoignez ainsi à votre opposition pourrait aussi, sans nul doute, vous inciter à ne pas rejeter de manière systématique ses positions ou propositions.
C’est ainsi que je n’ai pas entendu de votre part évoquer la mise en sécurité et la rénovation du Palais des fêtes, de l’Opéra et la mise en valeur du barrage Vauban. La rénovation et la restructuration des bains municipaux du boulevard de la Victoire, sans oublier la future nouvelle piscine en coopération avec Kehl, devraient aussi faire l’objet d’un consensus et d’un programmation rapide.
Le programme de sécurisation des écoles, centre sociaux ou culturels et salles de sport devrait également être poursuivi dans la ligne de ce que nous avions engagé. Et je ne veux pas croire que c’est parce que ces projets faisaient partie de notre programme que vous puissiez les considérer comme mauvais et les rejeter. Je sais que ce n’est pas votre style.

En conclusion, Monsieur le Maire, je propose que vous acceptiez de travailler de manière constructive avec ceux de votre opposition qui, loin de tout esprit sectaire ou partisan, ne songent qu’à l’intérêt supérieur de notre ville
Ils exerceront naturellement leur devoir de vigilance, ils approuveront les actes de votre majorité qu’ils jugeront conformes à leur vision du bien être dans notre ville. Ils condamneront ceux que leur conscience leur indiquera comme erronés ou néfastes.

En vous remerciant de l’intérêt que vous voudrez bien accorder à cette lettre et aux réponses que vous pouvez m’apporter, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l’expression de mes salutations cordiales, vigilantes et républicaines.

jeudi, 03 juillet 2008

Libération d'Ingrid Betancourt

betancourt.jpgPour nous qui avons tant milité pour la libération d’Ingrid Betancourt, à la tête de la ville de Strasbourg et de la CUS et aussi avec tous nos amis du groupe des Démocrates, ces moments sont des moments d’intense émotion.

Strasbourg, capitale des droits de l’homme, vit un immense moment de bonheur, de soulagement et d’espérance.

La foi et les volontés conjuguées de tous les humanistes trouvent ici une belle récompense qui permet de nourrir l’espoir pour tous les prisonniers politiques et les otages injustement détenus.

Nous sommes avant tout profondément heureux pour Ingrid pour ses enfants et pour toute sa famille.

Aucun d’entre nous n’a pu rester insensible aux propos d’Ingrid sur la France et son message à travers le monde.
Voici une étonnante et magnifique personnalité qui à l’issue de sa si longue épreuve adresse aussi un message de confiance à notre pays qui oublie trop souvent qu’il est le pays des droits de l’homme.

mercredi, 02 juillet 2008

Moyens de l'opposition municipale

Parce que nous nous inscrivons délibérément dans la ligne d’une opposition constructive nous tenons à souligner que les engagements de Roland Ries par rapport aux moyens accordés à l’opposition sont en voie d’être tenus.
Après l’octroi d’un collaborateur pour chacun des deux groupes, les travaux des locaux ont débuté cette semaine et les élus de l’opposition vont pouvoir bénéficier des moyens supplémentaires alloués à l’ensemble des conseillers municipaux de Strasbourg.

Ce n’est pas parce que nous relevons cette avancée que pour autant nous ne restons pas vigilants aux éléments qui nous sembleront négatifs dans la politique menée par la coalition socialistes-verts.
Il nous faut ainsi rappeler que les documents concernant l’audit nous ont été transmis dans des conditions inacceptables, le jour même de leur publication dans la presse et le samedi précédent le Conseil municipal qui devait en débattre.
Dans la perspective d’une amélioration des débats, nous espérons que les éléments de travail parviendront suffisamment en amont aux élus afin d’éviter cette impossibilité de travailler et de réfléchir sérieusement aux éléments de la démocratie locale qui fut mise en œuvre pour cet audit.

Nous sommes surtout très inquiets des propos de Jacques Bigot à la suite de la turpitude de ses troupes absentes, provoquant un arrêt du conseil de CUS faute de quorum.
Sa proposition, lancée dans le feu de la déception, consistant à réduire le temps de parole des élus constituerait tout simplement une régression de l’expression démocratique. Museler les élus n’est pas la bonne méthode pour gérer une grande collectivité.
Un tel projet à étudier dans le cadre du règlement intérieur est inacceptable et serait évidemment en contradiction formelle avec les engagements pris par Roland Ries.

Toutes les notes