dimanche, 29 juin 2008
Intervention relative à l'augmentation des tarifs de la CTS
Jean-Emmanuel ROBERT
Conseil de CUS du 27 juin 2008
Monsieur le Président,
Chers Collègues
Au travers de cette délibération vous nous proposez de vous donner un blanc seing pour augmenter de manière conséquente les tarifs des transports en commun, BUS et TRAM sur l’ensemble de la Communauté Urbaine.
Pour notre part, nous regrettons cette décision. Elle constitue un véritable mauvais coup porté au porte monnaie des familles, qui craignent déjà suffisamment comme ça pour leur pouvoir d’achat pour ne pas en rajouter encore, et pour qui se profilent nous l’avons vu lundi en conseil municipal de Strasbourg, une probable augmentation de la fiscalité locale.
Par ailleurs, votre décision n’a donné lieu à aucune concertation, ni dialogue préalable avec les usagers, les associations, et les habitants, mais surtout, elle constitue un reniement flagrant de vos engagements électoraux. Est-il nécessaire de rappeler que le Maire de Strasbourg, Roland RIES s’était publiquement engagé il y a quelques mois à adapter, je le cite, « les tarifs des transports en commun en fonction de la capacité contributive de chacun », bref à mettre en oeuvre des allègements pour certaines catégories de la population.
Alors certes, et c’est à mettre à votre actif, on observe une baisse des tarifs pour les étudiants, mais ce que vous donnez généreusement d’une main vous le reprenez aussitôt de l’autre. Je pense notamment aux personnes âgées, qui constituent la catégorie de la population qui emprunte le plus les transports en commun, mais aussi aux habitants des quartiers populaires, tous desservis par le tram, et qui ont déjà suffisamment de mal à joindre les deux bouts.
Les usagers qui seront amenés à payer 7% de plus leur ticket à l’unité, où 8% de plus pour un aller-retour, ne peuvent pas comprendre cette escalade parce qu’elle est socialement injuste. Elle est en rupture avec vos engagements de campagne, et dans la mesure où la précédente augmentation est relativement récente, à peine deux ans, on a véritablement du mal a distinguer clairement les raisons réelles et profondes qui vous poussent à vouloir à ce point augmenter les prix.
Ensuite nous pensons que votre décision va à l’encontre d’une politique cohérente de développement durable et de préservation des ressources. A un moment où le pétrole est cher, comme il ne l’a jamais été, 140 dollars le baril hier soir, et qui va l’être durablement, il conviendrait au contraire de rendre l’usage des transports en commun le plus attractif possible, notamment le tram, d’en faciliter l’accès, de le rendre plus séduisant qu’il ne l’est aujourd’hui.
Il conviendrait aussi d’avoir une stratégie globale en terme de déplacements urbains, audacieuse et innovante qui favorise parallèlement le co-voiturage, l’usage des modes de transports doux au travers par exemple de la mise en place de vélos en libre service. Or aujourd’hui cette stratégie, nul ne la décèle dans votre politique, au sein de laquelle il y a malheureusement trop d’effets d’annonces, et où je le déplore, l’absence de concertation, les renoncements de vos engagements électoraux prennent le pas sur les réalisations concrètes.
Monsieur le Président,
Vos choix qui sont aussi ceux de la Communauté Urbaine doivent être clarifiés et la volonté doit être retrouvée pour permettre de créer à chaque fois que c’est possible une réelle alternative crédible à la voiture en centre ville et dans toute l’agglomération et ainsi lutter à la fois contre les embouteillages et, à notre échelle, contre le réchauffement climatique, mais cela ne peut pas passer par une politique au coup par coup, qui par des augmentations excessives, risque de dissuader sévèrement l’usage des transports en commun.
Je vous remercie.
13:43 Publié dans Nos interventions au conseil de CUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : groupe des démocrates pour le progrès, gdp, augmentation, tarifs, cts, ries, bigot
Intervention relative aux emplois CUS
Anne SCHUMANN
Conseil de CUS du 27 juin 2008
Monsieur le Président,
Chers Collègues,
Nous ne pouvons que relever et souligner la double contradiction que soulève la rédaction de la délibération "emploi" soumise à notre vote ce jour.
Première contradiction : il y a un fort paradoxe à évoquer une pseudo tension des finances de la collectivité lundi en Conseil municipal puis à présenter en Conseil de communauté la création de 9 nouveaux postes de secrétaires à temps plein au profit des élus de la Ville.
Qu’il s’agisse de transformation ou de création stricto sensu de postes importe peu dans la mesure où ce qui compte c’est que ces postes n’ont comme seuls bénéficiaires que les élus de votre majorité et non les Strasbourgeois. Ajoutés aux nombreux recrutements de membres de cabinet, cette manière de procéder démontre bien que c’est la machine socialiste qui se met en place à Strasbourg, et ce sans considération pour le montant de la dépense publique.
N’y a-t-il pas d’autres priorités ? Il est vrai que les adjoints de la Ville multiplient les bureaux, certains en comptant trois ! On est loin des pratiques restrictives qui ont cours dans le secteur privé ou des mesures d’économie appliquées lors du mandat précédent.
Deuxième contradiction : la transparence tant annoncée pendant la campagne est ici aussi prise en grave défaut d’application. Les 9 postes de secrétaires à temps plein sont certes mentionnés dans les tableaux annexes mais ils ne sont pas mentionnés dans le rapport de la délibération. Voudrais-t-on chercher à dissimuler l’importance de ce nombre de nouveaux postes qu’on ne s’y serait pas pris autrement.
Concernant toujours la transparence, pouvez vous nous en dire plus sur la transformation du poste de responsable du service presse. Annonce t-il une prochaine embauche ? Et si oui faut-il comprendre que l’actuelle titulaire est victime de l’alternance de mars dernier ?
Pouvez vous aussi nous en dire plus sur le chef de projet démocratie locale chargé je cite « d’animer et coordonner les COQ » ?
13:27 Publié dans Nos interventions au conseil de CUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : groupe des démocrates pour le progrès, gdp, emplois, cus, anne schumann, ries, bigot
Intervention relative à l'Audit

Anne SCHUMANN
Conseil de CUS du 27 juin 2008
Monsieur le Président,
Chers Collègues,
Je voudrais tout d’abord souligner que contrairement à ce que vous aviez répondu à notre collègue Marc Merger en plénière – je cite – « ce point ne sera pas à l’ordre du jour » vous nous présentez aujourd’hui cet audit à 55.000 euros que Monsieur Fontanel vient de nous dévoiler de manière succincte et à charge alors que nous aurons à approuver cette dépense, à nos yeux inutiles, dans quelques minutes. Comme nous l’avons déjà dit au maire de Strasbourg, les comptes de la CUS auraient parfaitement pu être étudiés en interne et c’est accorder peu de confiance aux services financiers de notre collectivité que de faire appel à une société franco-américaine issue, si j’ose dire, du grand capitalisme. On peut remarquer tout de suite quelle orientation vous avez voulu donner pour prouver que vous n’aviez plus de marge de manœuvre et faire comprendre à la population qu’il faudrait inévitablement augmenter les impôts ou bien pratiquer l’immobilisme durant 6 années.
Quand je dis orientation, je présume car en fait nul ne connaît le cahier des charges exact, nous ne connaissons que les thèmes (page 2) notamment les 2, 3 et 4 qui montrent clairement vos intentions…… Je voudrais dès le début de cette intervention vous dire que cet audit a été bâclé et n’est souvent qu’un copier-coller de ce qui a été fait pour la ville – en effet, à de multiples reprises, sans parler des erreurs de tableaux, de dates, le cabinet confond Ville et CUS, parlant toujours de municipalité au singulier et de changement de municipalité au lieu d’exécutif communautaire, voilà qui devrait ravir les maires des 27 autres communes !!!!
Dès la première page, il est dit que la thématique « Ressources humaines » est traitée dans le rapport ville….. Ne les a-t-on pas prévenus que c’est une compétence communautaire et que c’est ici que sont entérinées les créations de poste – 500 emplois créés alors qu’on nous reprochait inlassablement de « purger » la CUS et de ne pas donner des moyens supplémentaires aux services…. En omettant de préciser d’ailleurs que près de 30 postes ont été remboursés intégralement par le Conseil Général, que l’effet des 35 heures en 2000 aurait dû être compensé par 6% de l’effectif soit 490 postes, que l’essentiel de ces postes créés sont dans le domaine du service aux habitants : bibliothèques, prévention, social et sécurité. Est-ce à dire que vous regrettez ces créations ??? En tout cas, il me semble que si le cabinet ne jugeait pas nécessaire de faire ces commentaires sur l’audit de la CUS, il pouvait aussi se passer des conseils de fin de document en suggérant d’externaliser un certain nombre de services Reprographie, Parc des véhicules, Nettoyage des locaux. Il me semble qu’on est très loin de la défense du service public si cher à vos amis politiques.
J’en reviens à l’audit où je ne sais combien de fois le terme « dégradation » est employé, mais dès le début de ce rapport les louanges sont tout de même de mise – en page 4, ce terme négatif est immédiatement nuancé par « les soldes intermédiaires de gestion sont restés performants notamment la capacité de désendettement » En effet, 1,6 année au 31 décembre 2007 alors que la moyenne nationale est de 4,7 est un résultat excellent puisque près de trois fois inférieur à la moyenne nationale. Quant à ce qui concerne la forte croissance de la dette multipliée par 5, c’est assez logique puisque nous partions de rien, ce rien qui devient forcément quelque chose dans le résultat.
J’en arrive à la mauvaise fois. En effet intégrer la dette de la CTS (donc du tram) dans l’endettement présumé de la CUS est quasiment limite car jamais ces comptes de la CTS n’ont été intégrés dans l’évaluation de la situation financière de notre collectivité.
De même, il est difficile d’admettre (p.5) que si les indicateurs financiers étaient bons fin 2007 (ça doit gêner quelque part), il soit nécessaire de retraiter les comptes administratifs pour mettre en évidence une dégradation qu’on veut prouver à tout prix : un seul exemple les produits de cession des immobilisations auraient exceptionnellement caché une dégradation mais il faut mettre cela en parallèle avec les 66.5 millions investis, autrement dit les cessions sont inférieures aux richesses engendrées (à ce propos d’ailleurs d’où viennent ces 56 millions de rentrées exceptionnelles ????) – enfin puisque comparaison est faite avec les autres CU de même importance, il aurait fallu retraiter tous les comptes administratifs des autres CU pour avoir une vision juste et comparable.
Tout ceci n’empêche pas ce cabinet d’être –involontairement peut-être ? – plus que positif en ce qui concerne les investissements – en confondant une nouvelle fois ville et CUS et en se trompant sur le tableau p.19 entre passerelle et Rhénus, le cabinet note qu’en 2001 la CUS n’investissait pas puisque nous étions à 296 euros par habitant, soit 37% de moins que la moyenne nationale…mais conclut que l’augmentation sensible a permis à la CUS de se rapprocher de la moyenne, autrement dit ce sont presque des félicitations pour l’exécutif de RG et FK. C’est une satisfaction de plus car nous étions déjà convaincus que les investissements réalisés pour emmener enfin notre CUS à son rang de capitale européenne étaient nécessaires et que pour rattraper le retard il fallait des équipements dignes de ce rang et lorsque je lis ou que j’entends parler de béton, j’ai maintenant un document qui démontre que les taux de remplissage de nos équipements dépassent nos prévisions les plus optimistes. Vide la place de la Gare ? Vide la l Place Kléber ? Vide le Zénith ? Vide le Rhénus ? Vide la patinoire ? Vide la médiathèque d’Illkirk ? Vous avez fustigé le béton et c’est bien de l’humain dont il est question.
Je voudrais revenir encore quelques minutes sur la fin de ce document qui devrait vous rassurer – le maire de Strasbourg entendait démontrer que les projets sont partis et qu’il n’a plus de marge de manœuvre – ce rapport-ci vous indique que la collectivité dispose d’une marge de 372 millions sur le seul échantillon retenu dans les Autorisations de Programme, soit 64% du montant des restes à réaliser – enfin en ce qui concerne la dette, le partage entre taux fixe et taux variable prouve que la partie taux fixe négociée à 3.8% est une bonne affaire pour la CUS puisque avec une inflation à 3%, on ne paie que 0.8% d’intérêt, c’est-à-dire quasiment rien.
Monsieur le Président, une question m’inquiète : cet audit a été réalisé en 18 jours, certains services ont été auditionnés et pas d’autres, des réserves ont souvent été émises sur les informations obtenues, nous ne savons pas ce qui a été réellement commandé à ce cabinet et l’annexe 1 du document comporte une clause sur laquelle nous devrions avoir des réponses claires – je cite – « ce document réservé à votre seul usage interne tant dans sa forme que son contenu est confidentiel. Il ne peut être divulgué à des tiers qu’avec notre accord etc… ce rapport est émis en application du contrat convenu entre nous » . Je ne comprends pas cette clause car soit ce rapport est commandé par la CUS (je rappelle que la dépense de 55.000 euros est soumise à notre approbation dans le point suivant) et c’est un document public donc la clause de confidentialité ne tient pas soit nous ne sommes pas en possession du document intégral mais d’une version édulcorée –pour ne pas dire retravaillée mais assurément mal relue - qui ne contient pas d’information confidentielles ?
Je vous remercie, non seulement de m’avoir écoutée, mais aussi d’apporter des réponses à ce dernier point.
13:12 Publié dans Nos interventions au conseil de CUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : groupe des démocrates pour le progrès, gdp, conseil cus, audit, ries, bigot, anne schumann
mardi, 24 juin 2008
Intervention relative à l'Audit
Jean-Emmanuel ROBERT
Conseil municipal du 23 juin 2008
Monsieur le Maire,
Chers Collègues,
Plutôt que de faire appel comme ce fut le cas lors des précédentes alternances en 1989 et 2001, à la compétence de notre administration municipale et communautaire, tout à fait à même de vous présenter la situation financière exacte de la Ville, vous avez privilégié le recours à grand frais, pour la collectivité, donc pour le contribuable strasbourgeois, à un cabinet d’audit extérieur.
Cette analyse qu’aurait pu réaliser l’administration dès votre arrivée aux responsabilités, sous d’ailleurs l’autorité de votre adjoint chargé des finances, qui sauf erreur de ma part est tout de même issu de l’une des plus prestigieuse école de la République, aurait pu largement, amplement et dans des délais brefs, vous suffire à réorienter la politique de la Ville, à la mettre en conformité avec vos engagements, vos convictions, à engager de nouveaux projets, bref à mettre en œuvre le programme pour lequel vous avez été élus.
Au lieu de cela, vous avez préféré recourir à ce qu’il convient d’appeler, une manœuvre politicienne au travers d’un audit non seulement réalisé à la va vite, en moins de 20 jours, mais surtout exclusivement réalisé à charge. Vous auriez voulu jeter le discrédit sur la gestion financière de la mandature précédente que vous ne vous y seriez pas pris autrement.
Or dans ce type d’étude, chacun le sait bien, les conclusions sont forcément orientées par celui qui passe la commande, au travers non seulement des questions qu’il pose bien évidement, il suffit d’ailleurs pour s’en convaincre de regarder de près le cahier des charges, mais aussi disons-le clairement de la relecture qui en est faite avant la publication officielle et de l’interprétation qui en découle.
On a d’ailleurs le sentiment en lisant le rapport d’avoir parfois un « copier coller » de vos interventions en séances budgétaires les années passées où celles entendues pendant la campagne électorale, c’est dire que si vous aviez besoin de cet audit pour conforter vos convictions, il se révèle parfaitement inutile !
J’en veux pour preuve s’agissant de la fiscalité par exemple, que le cabinet d’audit ne reprend que les années qui vous arrangent bien, en l’occurrence de 2002 à 2006, ben voyons, excluant au passage l’année de baisse de la taxe d’habitation en 2001 et la pause fiscale de 2007 et 2008.On constatera également que le rapport distribué aux uns et aux autres est incomplet, tronqué, notamment en page 25 ou le dernier paragraphe n’est pas en cohérence avec ce qui précède…bravo l’objectivité.
Sur le fond, n’attendez pas de nous, n’attendez pas de notre groupe, Monsieur le Maire que nous nous excusions de la politique menée au cours des dernières années. N’attendez pas de nous que nous fassions amende honorable d’avoir contribué à ce que Strasbourg rattrape le retard accumulé avant 2001 en matière d’investissement. Nous assumons cette politique dynamique notamment dans les écoles et contrairement à vous, nous revendiquons l’utilité sociale des ces investissements. Nous assumons avoir eu recours à l’emprunt pour les financer à un moment où les taux d’intérêts étaient historiquement bas, ce qui ne grèvera en rien vos marges de manœuvre pour l’avenir et vous le savez bien. Ces investissements ne se doivent pas se mesurer à l’aune d’un mandat mais se jaugent sur plusieurs générations.
S’agissant en revanche de votre méthode, vous qui vous êtes fait le chantre du respect de l’opposition, il faudra repasser. Elle est franchement contestable : transmission du dossier en plein week-end, 48HOO avant la séance du conseil municipal, présentation faites aux médias avant les élus, journalistes qui au passage, je l’espère, ne font plus l’objet d’enregistrements intempestifs durant vos conférences de presse. J’en connais en d’autres temps dans cet hémicycle qui pour moins que ça aurait parlé de mépris, de dérives, voire même de bonapartisme.
Vous qui d’ailleurs prétendez faire de la concertation l’alpha et l’oméga de votre politique, vous auriez pu peut-être la mettre concrètement en œuvre dans le cadre de cet audit en créant un groupe de travail, incluant des élus de l’opposition, chargé de la rédaction du cahier des charges, en gage de neutralité. Et bien non, là encore, aucun caractère contradictoire de l'audit ni en commission plénière, pas plus qu’au sein d’une commission des finances que vous aviez pourtant promis de créer et qui n’a toujours pas vu le jour.
Mais peut-être est-ce là aussi à mettre sur le compte des finances exsangues de la Ville que vous présupposez…
Mais nous faire le coup de l’héritage, 3 mois après votre élection, pour vous exonérer, partiellement au moins, de vos promesses électorales, ça ne trompe personne. En effet, Monsieur le Maire « il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des Canards Sauvages ».
Cet audit constitue avant tout un artifice pour faire passer la pilule d’une très probable forte hausse des impôts consécutive d’une dérive prévisible des dépenses de fonctionnement, accompagnée d’un ralentissement sans précédent des investissements, tout en faisant porter le chapeau à vos prédécesseurs. Chapeau l’artiste !
C’est aussi et surtout un rideau de fumée tiré juste avant le départ en vacances, pour mieux masquer votre immobilisme après cent jours passés, à la tête de la Ville. Vos 100 jours, personne n’en parle et pour cause, il ne s’est rien passé ou presque depuis le 18 mars : aucune réunion publique dans les quartiers, aucune décision de gestion, aucun projet mis en route, si ce n’est des voix discordantes au sein de votre majorité au sujet de la localisation et de la conception du nouveau stade de foot ou de l’implantation de nouvelles caméras de vidéo surveillance.
Mais pendant que vous amusez la galerie avec les résultats partiels de votre audit qui n’en est pas moins partial ; quid du logement social qui constituait selon vous, je vous cite « la priorité absolue ». « Un constat alarmant » disiez vous ; mais quand c’est urgent on passe à la vitesse supérieure, on ne se limite pas à un train de sénateur.
Or les Strasbourgeois qui vous ont élus, et les autres aussi d’ailleurs, voudraient bien savoir, 3 mois après votre élection, ce que vous qu’avez mis en œuvre pour que soient réalisés les 1500 logements sociaux promis chaque année. Avez-vous jeté l’office foncier que vous souhaitiez créer sur les fonds baptismaux, et la garantie des risques locatifs visant à prendre en charge les cautions des locataires que vous avez promis aux plus jeunes et des plus fragiles a-t-elle une chance de voir le jour ?
Vous nous dites que les résultats de cet audit vous permettront d’avoir à l’échéance de la fin 2008 une stratégie pour le mandat. Nous pensions que vous en aviez une en vous présentant aux suffrages des Strasbourgeois. Nous attendons donc de voir et nous jugerons sur pièce. Ce qui est sûr, c’est qu’il sera grand temps de la mettre concrètement en œuvre, car à la fin de l’année, il ne vous restera plus que le temps d’un quinquennat devant vous pour concrétiser les changements que vous avez promis.
Je vous remercie.
13:33 Publié dans Nos interventions en conseil municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : groupe des démocrates pour le progrès, gdp, conseil municipal, audit, jean emmanuel, robert, bigot









